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Changement de nom d’Alexandre Benalla : Alexis Orsini (20 Minutes) se ridiculise

17 septembre 2018

Temps de lecture : 2 minutes
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Changement de nom d’Alexandre Benalla : Alexis Orsini (20 Minutes) se ridiculise

N’est pas journaliste d’investigation qui veut. Alexis Orsini, auto-proclamé chasseur de fake news d’extrême-droite™ chez 20 Minutes, en a fait les frais. Il a publié un long article pour expliquer qu’Alexandre Benalla n’avait pas fait franciser son nom depuis Lahcene Benahlia. Peu après, BFM a fait une enquête plus fouillée et a prouvé qu’Alexandre Benalla s’appelait en réalité… Marouane.

Une source mystérieuse

Et pour­tant Alex­is Orsi­ni était sûr de son coup : « Con­tac­tée, une source proche de l’Élysée con­firme à 20 Min­utes : « [Alexan­dre Benal­la] s’appelle vrai­ment Alexan­dre Benal­la et n’a pas d’autre iden­tité ». On com­prend mieux com­ment Alexan­dre Benal­la a pu se met­tre au ser­vice du prési­dent mal­gré toutes ses zones d’ombre, et com­ment l’Élysée s’est ridi­culisé en essayant d’abord de plan­quer l’affaire Benal­la, puis en le cou­vrant. Il y a claire­ment un prob­lème de com­pé­tences à un cer­tain niveau de l’Élysée… si toute­fois cette source existe bien…

Alexan­dre Benal­la ou Marouane Benal­la s’est entre temps dis­tin­gué par des réac­tions à l’emporte pièce sur ceux qui auraient le front de vouloir l’auditionner.

BFM de son côté a fait une enquête plus fouil­lée… et révélé qu’Alexandre Benal­la s’appelait Maroine (Marouane) son père était doc­teur en chimie et sa mère maître aux­il­i­aire étu­di­ante, tous deux nés au Maroc, à Douar Khel­lad pour le père, Berrechid pour la mère. Il a donc fait fran­cis­er son prénom. Geste d’intégration ou volon­té de rompre avec son passé ? À la jus­tice d’y voir plus clair.

Quant à Alex­is Orsi­ni, il pour­ra s’en retourn­er à l’étude de Har­ris­son Ford dont il a fait paraître une biogra­phie (Har­ri­son Ford, l’acteur qui ne voulait pas être une star, éd. Dun­od 2017) et à sa com­mu­nauté sur les man­gas de Nao­ki Ura­sawa fondée fin 2005, la Base secrète. Ou revenir à l’école de jour­nal­isme de Greno­ble dont il est diplômé. Ses stages à Corse Matin, au ser­vice Pix­els du Monde, et son tra­vail à Numera­ma ne sem­blent pas lui avoir servi à grand chose…

Pho­to : cap­ture d’écran vidéo “sémi­naire de l’erg 2013 : Alex­is Orsi­ni” (Viméo)

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