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Bernard de la Villardière agressé à Sevran : le maire dénonce une « stigmatisation »

30 septembre 2016

Temps de lecture : 2 minutes
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Bernard de la Villardière agressé à Sevran : le maire dénonce une « stigmatisation »

Jeudi soir, M6 diffusait le premier numéro de « Dossier tabou », un nouveau magazine présenté par Bernard de la Villardière.

Con­sacré à l’is­lam, ce numéro avait pour objet d’aller à la ren­con­tr­er des musul­mans tout en met­tant en lumière les dérives com­mu­nau­taristes, notam­ment l’in­flu­ence de l’UOIF, con­sid­érée par cer­tains comme étant la branche française des Frères musulmans.

Alors qu’il inter­ro­geait un imam de Sevran en com­pag­nie de son équipe, Bernard de la Vil­lardière a été pris à par­tie par un groupe de jeunes de cité. Refu­sant la présence des jour­nal­istes dans « leur » quarti­er, les jeunes présen­tés comme un mélange de « salafistes et de deal­ers de drogue » ont insulté l’équipe de M6 avant de la dégager manu mil­i­tari, en ten­tant au pas­sage de dérober une caméra.


Les images de l’a­gres­sion de l’équipe de… par moran­di­ni

Stéphane Gatignon, le maire écol­o­giste de Sevran (qui a par ailleurs par­ticipé à l’émis­sion en accor­dant un entre­tien à Bernard de la Vil­lardière), est revenu sur cet épisode pour le site de RMC. Après avoir expliqué qu’il ne voulait pas par­ticiper à cette émis­sion parce que « Bernard de la Vil­lardière, c’est racoleur », il con­fie qu’il l’a fait à cause de ce « con­texte par­ti­c­uli­er » lié à l’a­gres­sion en question.

« C’est un jeu de con en fait, à tous les coups tu perds ! Si tu n’in­ter­viens pas, t’as une polémique et tu ne t’en sors pas », a‑t-il expliqué. Con­cer­nant son inter­view, dont le tour­nage a duré 1h30, il racon­te : « On a joué au chat et à la souris : il voulait enten­dre des trucs et moi je ne lui répondais pas ce qu’il voulait enten­dre (…) Je regrette d’y avoir par­ticipé mais en même temps je me sen­tais contraint. »

Plus loin, le maire de Sevran estime avoir été « util­isé » car « Bernard de la Vil­lardière manip­ule tout le monde ». Revenant sur l’a­gres­sion, il lâche : « Toutes les télés sont venues dans ce quarti­er et aucune n’a eu de souci, mais lui est venu après, et comme c’est lui qui est venu, il y a eu une crispa­tion par rap­port à ça. » Et ce dernier de con­clure en dénonçant la « stig­ma­ti­sa­tion de Sevran ».

Finale­ment, que l’on appré­cie ou non les méth­odes du présen­ta­teur de M6, le tort prin­ci­pal de Bernard de la Vil­lardière aura sim­ple­ment été… de se faire agress­er dans une ville où, quoi qu’on en dise, l’in­sécu­rité est omniprésente et a été en quelque sorte prouvée.

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