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Aris Papathéodorou, directeur artistique au Monde et ferme soutien des antifas

17 avril 2018

Temps de lecture : 2 minutes
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Aris Papathéodorou, directeur artistique au Monde et ferme soutien des antifas

Personne ou presque personne ne connaît le nom d’Aris Papathéodorou, directeur artistique du quotidien Le Monde depuis 2011. Rien d’étonnant à cela, le rôle du directeur artistique est de s’effacer derrière son œuvre. Plus surprenant (ou pas, c’est selon) de constater que l’ami Aris est la cheville ouvrière des réseaux communément appelés antifas, en théorie ennemis du Capital mais bien souvent son faux nez obligeant. Analyse.

Anonymat et délation sont dans un bateau

Qui sont les antifas ? Sous cette appel­la­tion générique se cache un réseau anonyme de déla­tion, en rela­tion étroite avec cer­tains cer­cles de policiers et de mag­is­trats. La con­stel­la­tion est var­iée avec les sites La Horde, RaDAR, Sud Edu­ca­tion Paris etc, liste non lim­i­ta­tive. Ces sites parta­gent deux points com­muns, ils sont spé­cial­isés dans la déla­tion à car­ac­tère polici­er et ils sont admin­istrés pour la plu­part de manière anonyme mais sous la même ban­nière, samizdat.net.

Samidzat.net, tromperie sur la marchandise

Les Samiz­dat étaient du temps de la défunte Union Sovié­tique un sys­tème de prop­a­ga­tion d’écrits clan­des­tins dis­si­dents sous forme man­u­scrite ou dacty­lo­graphiée. De son côté, le site samizdat.net (asso­ci­a­tion loi de 1901) est géré par le cama­rade Aris qui se présente comme « opéra­teur de com­mu­ni­ca­tion alter­natif ». Une com­mu­ni­ca­tion bien loin de celle des dis­si­dents sovié­tiques. Ceux-ci étaient chas­sés par les autorités, les sites abrités par Samiz­dat sont du côté du chas­seur de primes. Ils scru­tent et dénon­cent de très hypothé­tiques extrémistes sup­posés de droite, via leurs rela­tions poli­cières et judi­ci­aires. Avec pour objec­tif de les mar­gin­alis­er poli­tique­ment, sociale­ment et professionnellement.

Le retour du sycophante

Le syco­phante n’est pas un ani­mal exo­tique d’Amérique latine, c’est plus sim­ple­ment dans la Grèce antique une per­son­ne qui fait pro­fes­sion de déla­tion. L’étymologie prob­a­ble se réfère à « celui qui dénonce les voleurs de figues ». La figue étant à l’époque un pro­duit de valeur, sou­vent exporté, ayant par­fois un car­ac­tère sacré.

C’est le rôle assumé de ces sites, plus quelques autres, style No Pasaran et autres Reflex, jouer les syco­phantes mod­ernes. On ne dénonce plus les voleurs de figues mais les défenseurs d’idées non con­formes. C’est un joli méti­er aurait dit Michel Audiard.

Aris Papathéodorou à la manœuvre

L’ami Aris, sou­tien en 1994 de Flo­rence Rey et Audry Maupin (la fusil­lade de Vin­cennes), proche de Claude Halfen d’Action Directe, est l’administrateur de samizdat.net dont le principe « est de ne pas don­ner d’informations sur les gens que l’on héberge ». La page d’accueil du site lui-même présente une image frap­pante : on y voit un homme cagoulé, habil­lé de noir, une fumigène fumante dans la main droite, sur un fond de paysage désolé. Nous dis­ons un homme, car sur sa main droite man­i­feste­ment mas­cu­line on dis­tingue tatouées les deux pre­mières let­tre f u, peut-être le début de l’anglais Fuck, insulte améri­canomor­phe passe partout. Cer­tains psy­ch­an­a­lystes pour­raient y voir une représen­ta­tion amu­sante de l’inconscient col­lec­tif de cer­tains respon­s­ables du Monde : cap­i­tal­istes le jour, révo­lu­tion­naires à la nuit tombée, mais cagoulés.

La réponse d’Aristophane

Dans sa comédie Les Acharniens (426 av. JC), Aristo­phane voit son héros, le char­bon­nier Dicéopo­lis (le bon citoyen en grec) ouvrir un marché appro­vi­sion­né chez l’ennemi, grâce à un traité séparé. Le syco­phante Nicaque (c’est un bien petit homme, mais il est tout venin, op.cit.) veut le dénon­cer. Dicéopo­lis le rosse, l’enveloppe de paille comme une poterie et le vend à un Béo­tien, il pour­ra servir de, ouvrons les guillemets :

Vase bon à tout
Coupe de maux
Morti­er pour touiller les procès
Poubelle à éplucher les comptes
Bas­sine à brouiller les affaires

On ne saurait mieux dire.

Cet arti­cle doit beau­coup à un papi­er du quo­ti­di­en catholique Présent, dont le lecteur trou­vera lec­ture com­plète ici.

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