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Pub­lié le 18 juin 2013 | Éti­quettes : , , ,

Agression à Angers : 2 poids 2 mesures médiatique ?

L’Ojim reviendra bientôt, à travers un dossier, sur « l'affaire Meric » abondamment et rapidement traitée par les médias sur un mode empathique et compassionnel. Une affaire symétrique – heureusement moins dramatique dans son issue mais plus grave dans son déroulé – s’est déroulée à Angers vendredi dernier.

Résumons les faits : Paul-Victor (le prénom a été changé), militant identitaire sort avec quelques amis d’un apéritif chez des relations rue Bressigny (une rue très commerçante du centre d’Angers) vendredi 14 juin vers 18h30. Il est rejoint par un groupe d'extrême gauche qui les interpelle. Il n’y a alors aucune altercation. Puis d’un bar voisin sortent une vingtaine de militants d’extrême gauche qui attaquent violemment à l’aide de planches cloutées et de battes de base-ball le militant de Génération Identitaire. Frappé à la tête par une planche en bois hérissée de clous, sa tête heurte la lunette arrière d’un véhicule en stationnement, brisant celle-ci.

La rue est très passante et les commerçants appellent immédiatement la police qui arrive très vite sur les lieux. Le principal agresseur est arrêté et placé en garde à vue. Il s’agit d’un mineur, hooligan d’un groupe ultra du club de football local (le SCO Angers), et déjà connu des services de police.

Que dit la presse ?

Le pure player Angersmaginfo fait une recension le lundi 17 juin dans des termes respectant l’ordre des faits. Les sites militants de droite et d’extrême-droite reprennent bien sûr l’information. La PQR est plus que timide. Le Courrier de l’Ouest (groupe Ouest France) donne carrément dans l’information biaisée, sinon déformée : « Selon différentes organisations politiques d’extrême-droite, la victime serait un des leurs et aurait été la cible d’un groupe de jeunes politisés à l’autre extrême. Ni la police, ni le parquet ne souhaitent confirmer le caractère politique de l’affrontement. L’enquête est en cours ». La nouvelle est tendancieuse à plusieurs points de vue : emploi du conditionnel alors que les faits sont certains, origine purement politique de l’information qui décrédibilise celle-ci, la police et le parquet ont bien confirmé le caractère politique de l’agression.

Ouest-France et la presse nationale observent un silence de rigueur. Question : faudra-t-il un mort dans le camp de la droite pour que les grands médias en touchent quelques mots ?

Crédit photo : DR

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Claude Chollet
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