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Pub­lié le 7 novembre 2018 | Éti­quettes :

Voulez-vous acheter les données des comptes Facebook piratés ?

Vous souhaitez connaître ce qu’a écrit sur Facebook Anna Karenine (une descendante, pas celle de Tolstoï) à Anatole Kouraguine qui est passé du côté ukrainien et les réponses de celui-ci ? Rajoutez les échanges des trois frères Karamazov et pour un demi dollar soit 42 centimes d’euro, vous saurez tout de leurs discussions privées. En effet, selon le service russe de la BBC, il vous coûtera 10 centimes de dollars par profil pour obtenir une copie des messages des comptes Facebook récemment piratés. Presque tous les comptes utilisateurs piratés sont en effet russes ou ukrainiens.

Entre 59.000 et 81.000 comptes publiés et proposés à la vente

Si les hackers avaient annoncé détenir plusieurs millions de comptes, la société de cybersécurité anglaise Digital Shadows a restreint ce chiffre faramineux à environ 12.000 comptes en Russie, 47.000 en Ukraine et le reste dispersé entre Royaume-Uni, au Brésil et aux États-Unis. Les pirates proposent également des informations personnelles (adresse mail, téléphone) de plusieurs centaines de milliers de comptes. Ces données n’auraient pas été obtenues via un piratage de comptes comme celle de septembre 2018 dont nous vous avons déjà parlé mais plus simplement via une technique d’intrusion utilisant des jeux que l’on trouve facilement sur la toile.

Les mensonges de Facebook sur ses vidéos

Un malheur n’arrive jamais seul. Après les 29 millions de compte hackés en septembre 2018 (voir supra), Le Figaro du 5 novembre 2018 nous apprend qu’une procédure judiciaire a été lancée aux États-Unis par des annonceurs publicitaires contre le réseau. Entre 2015 et 2016 Facebook aurait gonflé ses statistiques d’audiences des vidéos visionnées, d’une proportion allant de 150% à …900%. En 2016 Mark Zuckerberg annonçait le « début d’un nouvel âge d’or de la vidéo ». Pour encourager les utilisateurs à poster (et regarder) des vidéos sur le réseau bien entendu, mais surtout pour inciter les publicitaires à profiter de ce regain d’attention. Les pénalités financières, si la tromperie est avérée (Facebook se défend de toute fraude), pourraient se monter à plusieurs centaines de millions de dollars voire plus. Sans compter la nouvelle atteinte à l’image du réseau Zuckerberg.

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