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48èmes Assises de l’Union de la presse francophone au Cameroun

1 décembre 2019

Temps de lecture : 9 minutes
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48èmes Assises de l’Union de la presse francophone au Cameroun

Nous reproduisons (avec son autorisation) le compte-rendu des Assises de l’Union de la presse francophone, tenues du 18 au 21 novembre 2019 à Yaoundé, sous la signature de Slobodan Despot et publié dans le numéro 208 de l’excellent Antipresse.

L’arche de Noé s’est posée à Yaoundé

Car­net de route d’une excur­sion inat­ten­due : les 48es Assis­es de l’Union de la presse fran­coph­o­ne au Camer­oun.

Pho­to : Pre­mière table ronde por­tant sur l’é­mo­tion dans les médias, frein ou atout pour l’in­for­ma­tion mod­érée par Slo­bo­dan Despot, Édi­teur, directeur Antipresse en Suisse. Source : page Face­book UPF

Lorsque M. Jean-Pierre Mol­liet m’a con­tac­té pour me pro­pos­er de faire par­tie de la délé­ga­tion suisse aux Assis­es de la presse fran­coph­o­ne, ma pre­mière pen­sée a été pour la belle devise que nous a adressée notre lecteur Bruno Borghi : « En ces temps orwelliens, l’Antipresse, c’est LA presse. » Eh oui, cette invi­ta­tion m’a con­fir­mé que ce qui était au début une sim­ple let­tre aux amis est devenu un « média » à part entière, par­tic­i­pant de manière directe à cette évo­lu­tion-hybri­da­tion qu’il est con­venu d’appeler les « nou­veaux médias ». Cette virée camer­ounaise est mon pre­mier séjour — trop bref — en Afrique noire. Ce car­net de route mêle mes obser­va­tions per­son­nelles aux réflex­ions plus générales sus­citées par les ren­con­tres et les débats aux­quels j’ai par­ticipé.

Dimanche 17 novembre

On ne nous avait pas men­ti, la nuit africaine est plus som­bre que la nuit d’Europe — et elle tombe bel et bien comme un couperet. L’avion s’est posé dans le noir com­plet, on ne voy­ait aucune lumière, pas même le mar­quage de la piste. Après d’interminables va-et-vient assor­tis d’ordres con­tra­dic­toires au sujet de l’obtention des visas de cour­toisie, nous nous sommes embar­qués dans des bus en direc­tion du cen­tre-ville. On tra­verse des kilo­mètres de bidonvilles, puis de faubourgs mod­estes faits de maisons bass­es avec, cha­cune, une ampoule chevrotante dans l’entrée. Même l’éclairage pub­lic est comme atténué. Les bour­gades de Bosnie, au plus fort des com­bats, étaient mieux éclairées: cette pen­sée m’est venue d’emblée, Dieu sait pourquoi.

Beau­coup de ces maison­nettes font office de petits mag­a­sins ou de cafés. Devant, sous le porche ou dans la véran­da, sont assis des hommes en assem­blées com­pactes, comme s’ils com­plotaient, et ils boivent de la bière. J’aurais voulu faire un tour, un de ces soirs, dans ces auberges de for­tune, les con­ver­sa­tions doivent y être ani­mées. Mais on me dit qu’il n’est pas très recom­mandé de fureter dans cette ville la nuit.

Lundi 18 novembre

Sitôt débar­qué de l’avion, j’ai été frap­pé par cette sen­teur de bois brûlé qui serait com­mune à toute l’Afrique. Ce matin, j’ai ouvert la baie de ma cham­bre cli­ma­tisée au sep­tième étage et elle a immé­di­ate­ment été envahie par l’odeur du feu. Comme si on bou­canait quelque chose à côté de moi.

Je prof­ite de la journée pour faire con­nais­sance avec les col­lègues et marcher un peu aux alen­tours. La ville est laide, comme jetée à la hâte dans une friche, au milieu de la forêt. Les métrop­o­les sub­trop­i­cales sont la preuve de fail­lite la plus écla­tante de la civil­i­sa­tion du niv­elle­ment glob­al. Les vis­ages et les couleurs sauvent la mise. Ils restent humains mal­gré le béton bâclé qui les héberge.

UPF. Je ren­con­tre ici beau­coup de gens chaleureux, expéri­men­tés, intrépi­des, aux hori­zons cul­turels, pro­fes­sion­nels très divers. L’UPF a quelque chose d’une arche de Noé. En tant qu’outsider, je fais une décou­verte pré­cieuse : celle des réti­cences intestines de la pro­fes­sion face au niv­elle­ment, aux pres­sions et à l’appauvrissement dont elle est l’objet dans les médias de grand chemin. Les Occi­den­taux de cinquante ans et plus ne s’attendaient sans doute pas à se retrou­ver dans les tenailles de la com­pro­mis­sion comme leurs con­frères sovié­tiques de l’époque. Ils n’y étaient donc pas pré­parés. Cha­cun affronte seul ce défi éthique, cha­cun choisit (quoi qu’on en dise) de quel côté de la force il va bas­culer. Le plus cuisant est de voir ceux qui noient ce dilemme dans l’agnotologie, l’ignorance volon­taire.

Je note aus­si que le per­son­nel des « poids lourds » — Le Monde, Le Figaro, L’Obs etc. — brille par son absence. « Au fond, me dira Myret Zaki, on con­state que dans les rassem­ble­ments de jour­nal­istes pour par­ler des prob­lèmes de notre méti­er, le per­son­nel de l’establishment est rarement investi et présent en force. »

Mardi 19 novembre

Bien que par­fait novice, j’ai l’honneur de mod­ér­er la pre­mière table ronde. L’émotion dans les médias, frein ou atout pour l’information ? Sur cette ques­tion, ma reli­gion est faite : « les deux, mon général », mais la manière dont les «pro­fes­sion­nels de l’information» trait­ent ce dilemme m’intéresse pro­fondé­ment. A mes côtés, mon amie Myret Zaki, Latéfa Akhar­bach du Con­seil supérieur de la com­mu­ni­ca­tion audio­vi­suelle (CSCA) (Maroc), Meh­di Khelfat, respon­s­able «Monde» à la RTBF, François-Xavier Budim’bani Yam­bu, pro­fesseur de jour­nal­isme à l’université catholique du Con­go et Jean Claude Allan­ic, ancien médi­a­teur de France 3. A cer­tains moments, j’oublie mon rôle de mod­éra­teur tant les témoignages me font réfléchir, en par­ti­c­uli­er l’illustration, par Allan­ic, d’un traite­ment intè­gre et d’un traite­ment dém­a­gogique d’une même séquence vidéo; ou l’énumération des valeurs que les acteurs de l’information devraient tou­jours avoir en tête, par le pro­fesseur Budim’bani.

Juges et par­ties. Les débats sont tous intéres­sants, dens­es, con­crets, suiv­is avec une atten­tion pas­sion­née. (On peut les vision­ner sur la page Face­book de l’UPF). Cepen­dant, quelque chose me gêne dans le thème de cette année. Quelle place pour l’émotion dans l’information… On pour­rait expédi­er le sujet en cinq min­utes. Sur LinkedIn, réponse con­cise de mon ami Patrick Val­lélian, fon­da­teur de l’excellente plate­forme de slow jour­nal­ism Sept.info: «Aucune.» Pour­tant, Dieu sait si Sept dif­fuse de l’émotion — et si on y est scrupuleux sur la qual­ité et l’intégrité des con­tenus. Voilà d’où vient cette gêne: on a posé l’«émotion» comme un objet d’étude, une vari­able d’une équa­tion, comme des puri­tains par­leraient des plaisirs de la chair. Alors même qu’on ne fait rien sans elle, que toute nar­ra­tion d’une nou­velle sup­pose une dose d’émotion, par le choix de l’angle de vue, des mots, du ton…

Le jour­nal­isme mod­erne est gan­grené par une idéolo­gie de l’objectivité qui — le chemin de l’enfer étant pavé de bonnes inten­tions — aboutit à son con­traire, le règne de la manip­u­la­tion et de l’arbitraire. Avec le «fact check­ing», le détache­ment plus ou moins feint, on entre­tient le mythe d’une infor­ma­tion imper­son­nelle, comme arrivant de Sir­ius. Dans les faits, on pré­pare le rem­place­ment des jour­nal­istes par des algo­rithmes. Per­son­ne ne veut voir que le jour­nal­isme ne se décrédi­bilise pas par l’excès de sub­jec­tiv­ité, mais son rejet. Il se meurt par manque de voix inim­ita­bles, de car­ac­tères et de «tronch­es». Les petits tech­nocrates de l’information sont d’ores et déjà rem­plaçables par de l’intelligence arti­fi­cielle. Les jour­nal­istes de valeur allient le respect des faits à une vision du monde trem­pée et affichée !

Émo­tion, arme de guerre. L’exposé inau­gur­al d’Anne-Cécile Robert, du Monde diplo­ma­tique, m’a frap­pé par sa net­teté et son audace. A enten­dre et ren­con­tr­er de telles per­son­nes, on a le sen­ti­ment que deux fonc­tions se côtoient dans une même pro­fes­sion, et qu’elles s’opposent de plus en plus. D’un côté, les «com­mu­ni­cants», dociles servi­teurs du pou­voir, dont la car­ac­téris­tique pre­mière est l’incuriosité, et immé­di­ate­ment après elle la vig­i­lance poli­cière à l’égard, juste­ment, des trop curieux, preste­ment taxés de com­plo­tistes. De l’autre côté, ces mêmes curieux, qui s’efforcent de faire leur méti­er mal­gré le rôle com­plaisant qu’on s’efforce de leur faire jouer.

Ser­ment d’Hippocrate. Par-delà les digres­sions et les intro­spec­tions qui brouil­lent le paysage, la con­di­tion de jour­nal­iste est sem­blable à celle du médecin. Elle est encadrée par de fortes exi­gences éthiques. Comme les médecins, les jour­nal­istes sont de plus en plus poussés à les bafouer, et par un même sys­tème avide et pré­da­teur ori­en­té unique­ment vers le pou­voir et l’exploitation uni­verselle (le Gestell de Hei­deg­ger). La dif­férence, c’est que les médecins n’organisent pas de col­lo­ques pour analyser leurs petites et grandes com­pro­mis­sions.

Le com­plo­tisme, dans l’univers médi­a­tique, n’est de plus en plus sou­vent que l’autre nom de la curiosité pro­fes­sion­nelle. On vous prie d’en rester au niveau phénoménologique. De sur­décrire le « com­ment » pour ne pas abor­der le « pourquoi » des choses. La gêne vis­cérale d’un cer­tain nom­bre de jour­nal­istes lorsqu’on leur par­le du rôle des ser­vices secrets et des ONG dans la con­duite des man­i­fes­ta­tions «pop­u­laires» témoigne de ce con­di­tion­nement. De même leur malaise lorsqu’on leur par­le du sort de Julian Assange, qui a pour­tant assuré les beaux tirages de bien des jour­naux.

Le cas Assange, on ne l’avait pas vu venir, rivé qu’on était à l’apparence et non au sens. L’action de Wik­iLeaks vise juste­ment à dévoil­er la nature des choses par l’argumentation la plus incon­testable, celle des faits bruts. Ce qui aura été à ce jour la plus effi­cace entre­prise d’information du XXIe siè­cle a boulever­sé la con­science du monde sans le moin­dre gramme de pathos ni d’émotion. L’attitude vis-à-vis du sort de son fon­da­teur est un out­il sûr pour dis­tinguer ce qu’il reste de réels jour­nal­istes — ceux qui sont leur pro­pre voix et leur pro­pre plume — des com­mu­ni­cants — qui sont la voix et la plume de ceux qui les paient.

L’émotion comme sédatif. Dans un jour­nal­isme qui se respecte et qui respecte son client, l’émotion doit se trou­ver à l’arrivée du mes­sage, et non au départ. La sur­charge émo­tion­nelle des médias de grand chemin n’est que super­fi­cielle­ment liée à la « con­cur­rence » des réseaux soci­aux (un vecteur dont eux-mêmes usent et abusent). Elle est surtout là pour mas­quer par la diver­sion nerveuse le con­formisme et la pau­vreté des con­tenus. Anne-Cécile Robert a con­sacré un livre à l’émotion comme arme de guerre. Elle rap­pelle des évi­dences si brutes qu’elles en sont dev­enues poli­tique­ment incor­rectes, tant il est vrai que nous sommes arrivés à l’époque prédite par Chester­ton «où le fait d’appeler un tri­an­gle une fig­ure à trois côtés sera pour­suivi comme une hérésie». L’émotion dans l’information n’est pas un exci­tant, c’est un sédatif. Elle démo­bilise et dépoli­tise. « Indignez-vous ! » ordon­nait d’une voix vibrante un mil­i­tant hyper­sen­si­ble et cacochyme. On a acheté sa brochure, on s’est indigné et… quoi ? Le niveau de réac­tiv­ité civique des pop­u­la­tions ain­si « indignées » n’a fait que baiss­er jusqu’au zéro absolu. L’hyperclasse l’a très bien com­pris. Elle vous abreuve d’émotions, y com­pris con­tre elle-même — tout passe pourvu que la logique, la rai­son et la volon­té restent hors jeu. Le phil­an­thro-cap­i­tal­isme des mil­liar­daires — incar­né notam­ment par sa nou­velle prêtresse Gre­ta Thun­berg — est l’aboutissement naturel du jour­nal­isme bien-pen­sant et bien-sen­tant. C’est une rhap­sodie du change­ment dont le but est que surtout rien ne change.

L’émotion est mobile et mal­léable comme le pinceau du pro­jecteur sur une scène de théâtre. Elle moralise tout. La trans­for­ma­tion des enjeux poli­tiques et soci­aux en enjeux moraux est le meilleur moyen de les étein­dre. Le socié­tal est la mort du social.

La Stratégie de l’émotion com­plète la Stratégie du Choc de Nao­mi Klein. La con­ver­sa­tion de son auteure est viv­i­fi­ante. On se dit que la bêtise de con­ven­tion n’a pas encore tout envahi. Que quelques arch­es de Noé sur­na­gent dans ce déluge.

Mercredi 20 novembre

J’ai provo­qué un petit tol­lé lors de la deux­ième table ronde en com­para­nt les mou­ve­ments de masse de ces dernières années à des vols d’étourneaux. La nuée est com­pacte, mobile, elle coor­donne par­faite­ment ses mou­ve­ments… mais elle n’a pas de tête. A mes yeux, un mou­ve­ment des­tiné à chang­er les choses démoc­ra­tique­ment se dis­tingue d’une masse sans tête par des reven­di­ca­tions pré­cis­es et par un groupe de lead­ers représen­tat­ifs, respon­s­ables et à ce titre éventuelle­ment arrêtés. Cela n’entre plus du tout dans les vues nébuleuses des chantres de la démoc­ra­tie des foules. A creuser un peu, on se rend compte que cette «démoc­ra­tie» idéale est un esprit, un par­fum, une pure idée. Si vous les met­tez au pied du mur : « Vous êtes donc pour la volon­té absolue de la majorité telle qu’exprimée dans la rue ? », le dia­logue dérive aus­sitôt vers les amé­nage­ments (mis en place par qui?). Si vous deman­dez où et quand ces révo­lu­tions, depuis le ren­verse­ment de Miloše­vić en 2000 jusqu’en Ukraine, Algérie ou Hong Kong, ont abouti à une amélio­ra­tion con­crète et durable de la représen­ta­tiv­ité pop­u­laire, c’est encore une fois le silence. Il appa­raît en fin de compte que la pour­suite de la Démoc­ra­tie (avec grand D) s’apparente au lièvre mécanique des cours­es de lévri­ers. On fixe l’attention et le désir de la troupe sur une proie qu’elle n’atteindra jamais.

Jeudi 21 novembre

En route pour l’aéroport, cette fois de jour. Les embouteil­lages nous font avancer au pas. Le chauf­feur du Hilton, qui con­naît son affaire, nous emmène à tra­vers des bidonvilles invraisem­blables, emplis d’une human­ité bruyante, torse-nu, affairée. Après plus d’une heure de route au pas, nous sommes blo­qués sur le bas-côté de la route par un ser­gent autori­taire. Un con­voi prési­den­tiel est annon­cé et il s’agit de lui faire face. « Je ne veux voir aucun véhicule le long de cette avenue », braille le sous-offici­er zélé qui fait la cir­cu­la­tion. On oublie trop vite qu’un des charmes des régimes autori­taires, c’est qu’ils per­me­t­tent à cha­cun de leurs rouages d’être un micro-poten­tat dans son petit ray­on d’action.

Pen­dant que nous atten­dons, au cré­pus­cule, le pas­sage du bas­tringue offi­ciel, je descends de voiture et tombe sur un jeune albi­nos qui sort de l’école. Il con­tem­ple la scène, étrange­ment calme et détaché. Sont-ils encore per­sé­cutés comme jadis, ces Noirs à la peau blanche ? L’apparition presque irréelle de cet être rare fait mys­térieuse­ment chaud au cœur.

Au check-in, pour deux ou trois kilos de trop dans mon bagage à main (je voy­age sans valise), j’ai été con­traint de céder la Pan­thère des neiges de Syl­vain Tes­son que je me réjouis­sais de dévor­er durant le voy­age. Le Renau­dot 2019 est main­tenant entre les mains d’une employée des Aéro­ports du Camer­oun qui m’a sem­blé fort réjouie du cadeau.

On a décol­lé pour Douala, puis Rois­sy, avec un bon retard. L’équipage lui-même a été blo­qué sur la route de l’aéroport par le bal­let des con­vois offi­ciels…

J’espère retrou­ver, dans les années à venir, cette arche de Noé ambu­lante. Mal­gré toutes ses crises, le jour­nal­isme est l’autobiographie de l’humanité, rédigée au fil des jours. Tant qu’il restera de vrais jour­nal­istes, la civil­i­sa­tion pour­ra se regarder en face.

Mes remer­ciements vont à Jean-Pierre, Philippe, Khadi­ja, Zara, Mar­gare­ta et à toute l’équipe de l’organisation qui s’est dépen­sée sans compter pour met­tre sur pied ces échanges.

Slo­bo­dan Despot
Source : antipresse.net

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