Portrait - Stéphane Bern

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Dernière modification le 17/07/2014

Stéphane Bern,
l’amoureux des paillettes

« J’aime la pompe, l’encens, vais à la messe sans communier (…) Je n’ai pas assez de religion pour en changer (…) Je suis un juif de cour. »

Stéphane Bern est né en 1963 à Lyon. Il est Français par son père (Louis Bern) et Luxembourgeois par sa mère (Mélita Bern-Schlanger). Son père est veuf depuis 1992.

Formation

Stéphane Bern est diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Lyon (promotion 1985).

Parcours professionnel

Stéphane Bern a débuté sa carrière de journaliste en 1985 en tant que rédacteur en chef du magazine Dynastie, « le magazine des grandes familles », poste qu’il occupera jusqu’en 1987. Cette même année 1987, il collabore au magazine Voici puis intègre la rédaction de l’hebdomadaire Jours de France (1988) comme grand reporter.

De 1992 à 1997, il tient une chronique concernant les familles royales sur Europe 1 avant de rejoindre l’émission « Les Grosses Têtes » sur RTL.

De 1997 à 2001, Stéphane Bern co-anime sur TF1 l’émission « Célébrités » avec Alexandra Bronkers, puis Carole Rousseau et enfin Valérie Bénaïm.

À partir de 1998 (jusqu’en 2003), il présente également le magazine people « Sagas » que TF1 propose durant l’été.

En 1999, il intègre la rédaction du Figaro (qu’il ne quittera plus) et devient rédacteur en chef adjoint (rubrique Evénements) du supplément hebdomadaire du quotidien, Le Figaro Madame.

En 2000, Stéphane Bern produit et anime l’émission « Le Fou du roi » sur France Inter (11h-12h30) dont les chroniqueurs vedettes sont, entre autres, Didier Porte (jusqu’en juillet 2010) et Daniel Morin.

Trois ans plus tard, il rejoint Canal+ où il présente « 20h10 pétantes » puis « Vendredi pétantes » et « Samedi pétantes » jusqu’en 2006.

En septembre 2006, il passe sur France 2 pour lancer et animer l’émission « L’arène de France » mais l’émission ne trouve pas son public et s’arrête en juin 2007.

En 2006 et 2007, Stéphane Bern présente quelques numéros du magazine « Des racines et des ailes » sur France 3. Durant l’année 2007, il présente également l’émission estivale de France 2 « Un autre monde », ainsi que l’émission « Pourquoi les manchots n’ont-ils pas froid aux pieds ? » (France 2 également).

En 2007, et jusqu’en 2011, Stéphane Bern présente l’émission « Secrets d’histoire » (hebdomadaire pendant la saison 2007/2008, puis uniquement pendant l’été en 2009, 2010 et 2011).

En 2008, c’est également lui qui présente « Le Lauréat de l’histoire » sur France 3, une émission grand-public de culture générale.

En décembre 2009, Stéphane Bern est le présentateur d’une émission de divertissement, « La télé est à vous ! » en compagnie d’Audrey Chauveau, sur France 2.

En 2010 et 2011, il anime le magazine « Comment ça va bien ! » sur France 2, un « magazine d’après-midi traitant du bien-être au quotidien ».

En janvier 2010, il réalise sur France 2 une « soirée spéciale Philippe Bouvard » à l’occasion des cinquante ans de télévision de Philippe Bouvard.

En février de la même année, il participe à un numéro du magazine « Teum Teum », le « magazine de la banlieue et de la culture populaire » présenté par Juan Massenya qui emmène des personnalités dans les banlieues. Stéphane Bern ira ainsi à Trappes « à la découverte de ses habitants ».

En mai 2010, il commente, en compagnie de Cyril Hanouna, la finale du 55e Concours Eurovision de la chanson 2010.

En décembre 2010, il présente « La télé est à vous » en compagnie d’Audrey Chauveau, à 18h05 du lundi au vendredi, sur France 2.

Enfin, le 24 décembre de cette même année, c’est lui qui anime la soirée de réveillon sur France 2.

En avril et juillet 2011, Stéphane Bern accompagne Marie Drucker à Londres pour commenter le mariage du prince William et de Catherine Middleton et à Monaco pour celui du prince Albert de Monaco et Charlene Wittstock.

Le 18 juin 2011, il présente, en compagnie de Julien Courbet « Votre plus belle soirée », en prime-time sur France 2.

Après onze années passées à la tête du « Fou du roi », Stéphane Bern rejoint la station RTL à la rentrée 2011 pour y animer l’émission « À la bonne heure » (11 h – 12 h 30). La plupart des chroniqueurs du « Fou du roi » le suivent (Alix Girod de l’Ain, Régis Mailhot, Éric Dussart, Patrice Carmouze, Joëlle Goron, Didier Porte, etc.).

Le 18 octobre 2011, il présente « La maison préférée des français » en prime-time sur France 2.

Cette même année 2011, il interprète son propre rôle dans la série parodique « Sois riche et tais-toi », produite par la chaîne Comédie.

Le 3 juin 2012, Stéphane Bern accompagne à nouveau Marie Drucker à Londres (avec Karl Lagerfeld), cette fois-ci pour y commenter les 60 ans de couronnement de la reine Élisabeth II.

Enfin, le 27 juin 2012, il présente « Le village préféré des Français » sur France 2, une émission où les téléspectateurs votent pour le village qu’ils préfèrent.

Depuis novembre 2013, il présente C’est votre vie !, une nouvelle émission sur France 2.

Parcours militant

De conviction royaliste, Stéphane Bern entre à 18 ans à la Nouvelle Action Royaliste (NAR), mais en est exclu en 1999 pour avoir rendu compte dans Le Figaro de la dilapidation de l’héritage du comte de Paris. Il est par ailleurs membre du Conseil de l’Institut de la Maison Royale de France, une association créée en 1981 par Henri d’Orléans, comte de Paris, « duc de France » et prétendant à la couronne de France (né en 1933), pour « réfléchir, avec les Français de toutes sensibilités, de toutes confessions et de toutes origines, sur les grands courants qui agitent notre époque et qui peuvent faire évoluer notre société ». Stéphane Bern était présent à Senlis au mariage du fils de ce dernier, Jean d’Orléans, duc de Vendôme et dauphin de France, avec la princesse Philomena.

Il a par ailleurs été élu conseiller municipal apparenté RPR du 9ème arrondissement de Paris de 1999 à 2001, puis président du Conservatoire de musique du même arrondissement et membre du Conseil d’administration de la Fondation pour l’enfance (présidente d’honneur : Anne-Aymone Giscard d’Estaing) et de la Fondation Saint-Louis, créée par le comte de Paris, « duc de Guise », Henri d’Orléans (1909-1999) pour assurer la pérennité des biens historiques de la maison d’Orléans.

Publications

  • L’Europe des rois (avec une préface de Otto de Habsbourg), Lieu commun, 1988.
  • Les Couronnes de l’exil, Balland, 1990.
  • La Monarchie dans tous ses états, Balland, collection « Document », 1992.
  • Moi Amélie, dernière reine de Portugal (roman), Denoël, 1997.
  • Diana, princesse des cœurs, Michel Lafon, 1997.
  • « God Save the Queen » ! Cinquante ans de tempête chez les Windsor, Michel Lafon, 1998.
  • Lady Di, Flammarion, 1998.
  • Rainier de Monaco et les Grimaldi, L’Archipel, 1999.
  • Mon royaume à moi, Albin Michel, 2000.
  • Sagas, TF1 éditions, 2000 (avec Éric Jansen).
  • Diane de France, la princesse rebelle, Flammarion, 2003.
  • Un si joli monde, (roman) Flammarion, 2006.
  • Plus belle sera la vie (roman), Plon, 2007.
  • Grace Kelly, Albin Michel, Nostalgie, collection « Nostalgie », 2007.
  • Oubliez-moi (roman), Flammarion, 2009.
  • Une vie de chien. Les animaux chéris des grands de ce monde, Albin Michel, 2009.
  • Au cœur de l’Écosse, Flammarion, 2009 (avec Franck Ferrand, Guillaume de Laubier et Angelika Cawdor).
  • Le Livre fou… du roi, Flammarion, 2010.
  • Secrets d’histoire, Albin Michel, 2010.
  • Secrets d’histoire, tome 2, Albin Michel, 2011.
  • Dictionnaire amoureux des royautés, Plon, 2010.
  • Le destin d’une reine, Flammarion, 2012.
  • Secrets d’histoire, tome 3, Albin Michel, 2013.
  • Le bel esprit de l’Histoire, Albin Michel, 2013.
  • Secrets d’histoire, tome 4, Albin Michel, 2013.
  • Châteaux royaux de France, Albin Michel, 2013.
Préfaces
  • Alexis Grüss et Joëlle Chabert, Rêver les yeux ouverts, Desclée de Brouwer, 2002.
  • Stelios Anastasiadis, Cuisine d’un voyageur grec, éd. Acanthe, coll. « Cuisine d’ici et d’ailleurs », 2003.

Collaborations

En avril 2012, Stéphane Bern signe « l’appel des 100 », une pétition à l’initiative du magazine Tunisie Plus et de son fondateur Hosni Djemmali visant à engager les Français, par « solidarité touristique » à se rendre en vacances en Tunisie pour « accompagner le développement et la croissance » du pays au lendemain de la révolution.

Bakchich rappelle que Tunisie Plus, lancé en 2008, n’est pas qu’un magazine vantant l’art de vivre tunisien mais qu’il a bel et bien été de tout temps un instrument du pouvoir tunisien. Hosni Djemmali« invitera nombre de politique et people parisiens dans ses palaces « pour servir la soupe au régime dans son canard en papier glacé » ».

Janvier 2012 : il est membre du jury du Prix national « Le Refuge/Institut Randstad – Initiatives contre l’homophobie et la transphobie ». Les autres membres du jury sont : Jean-Luc Romero, président du Centre régional d’information et de prévention du sida Ile-de-France et de l’association « Élus Locaux Contre le Sida », président du jury national chargé de désigner les lauréats du concours ; Abdel Aïssou, directeur général du groupe Randstad France et président de l’« Institut Randstad pour l’égalité des chances et le développement durable » ; Gilles Wullus, directeur de la rédaction de Têtu ; Patrick Sébastien ; Nicolas Noguier, président du « Refuge », association nationale qui organise en coopération avec l’Institut Randstad « un concours destiné à récompenser des actions associatives de lutte contre l’homophobie ou la transphobie et de prévention du mal-être et du suicide des jeunes qui en sont victimes » ; et Fréderic Gal, directeur général de cette même association.

Novembre 2010 : il anime la « Grande soirée de la Tsédaka » avec Cyril Hanouna, soirée organisée par le Fond Social Juif Unifié. Il était l’invité guest-star de cette même soirée en 2009.

Il a participé à un des 10 épisodes de « Vivre ensemble », une collection « réalisée par 10 cinéastes en faveur de la diversité » : Le bal du monde, réalisé par Kamel Ouali, avec Arielle Dombasle : « 30 danseurs et des mots. Ils font corps avec, ils les aiment, ils les détestent, ils en jouent, ils dansent avec, ils dansent ensemble et c’est vivre. »

En septembre 2006, il a été signataire de l’appel de Handicap International contre les bombes à sous-munitions.

En 2009, il a été membre du comité de soutien en faveur de l’installation au château de Vincennes du futur Musée de l’histoire de France.

Ce qu’il gagne

En juillet 2014, il déclare : « Dans Capital, j’ai vu que j’étais l’animateur le plus rentable, celui qui coûte le moins cher par rapport au nombre d’heures d’antenne […] je négocie mal ! Parfois je touche pour une émission jusqu’à 800 ou 1000 euros. Je ne me plains pas. Mais il m’est arrivé de faire une émission dont le billet d’avion coutait plus cher que mon cachet […] Quand un patron me demande : « Vous voulez combien pour faire le 14 juillet ? [Stéphane Bern anima les commémorations du 14 juillet 2014 à côté de Marie Drucker, ndlr] », je réponds « Donnez-moi ce que voulez ». Je vais être à l’antenne de 8 heures du matin à minuit… Je suis le mec le moins bien payé pour ce qu’il fait ».

Stéphane Bern a acheté le collège royal militaire de Thiron-Gardais, un monument historique situé dans le Perche, pour lequel il se serait endetté « pour le restant de ses jours à le restaurer ».

Il l’a dit

« Je n’ai jamais assumé le fait d’être d’origine juive, ça ne fait pas partie de mon royaume. Ce n’était que des interdits, pour ma bar-mitsva, je n’arrivais pas à lire l’hébreu. », Libération, 2 mai 2000.

« J’aime la pompe, l’encens, vais à la messe sans communier (…) Je n’ai pas assez de religion pour en changer (…) Je suis un juif de cour. » (ibid.)

« Très tôt, j’ai senti que j’étais différent. J’appartenais à un ailleurs, un autre monde, libéré des modes ou des marques, loin de toute identification à un groupe social. Une étrangeté qui me singularisait de mes camarades de classe dans la cour de récréation du lycée Carnot à Paris. (…) jamais, pourtant, je n’ai douté de mon identité. Mieux, je me suis identifié très vite au grand- duché de Luxembourg, pays d’origine de ma mère et patrie de mes grands-parents où j’avais coutume de me rendre pour les petites vacances scolaires. (…) Trop petit pour être pris au sérieux, moqué mais convoité par ses puissants voisins, le Luxembourg devenait un idéal de vie : fier de ses racines et de son glorieux passé, attaché à son indépendance et à sa souveraineté, décidé à compenser son exiguïté territoriale par l’accomplissement d’une vocation universelle. J’étais un rameau égaré de l’arbre luxembourgeois, perdu dans la jungle parisienne. » Une jeunesse luxembourgeoise.

« Le débat sur l’identité nationale, j’entends de la part des hommes politiques beaucoup de conneries. (…) toute personne qui est sur le sol français mérite des papiers. » Goom Radio / i>Télé, février 2010

« Il y a deux formes de rébellion. Celle qui consiste à lutter en dehors du système, mais il y a une perte d’énergie. Je trouve plus fort d’être à l’intérieur de ce système et d’en dénoncer les dérives. Et moi, j’ai une méthode : mettre les rieurs de mon côté, mettre pleins phares. Vous êtes dans un si joli monde, et tout à coup, vous allumez la lumière, c’est beaucoup moins flatteur! C’est vrai, je ne veux pas être complice. J’ai envie d’être un citoyen engagé parce que ce monde est pathétique et ridicule… » Le Quotidien, 11 décembre 2006.

« Par le biais de mon métier, je ne laisse rien passer. Dès qu’un propos, ou qu’un début de propos homophobe, raciste, antisémite, sexiste est prononcé, dans mon émission de radio, à la télé ou dans la rue, je bondis, je m’insurge. » Têtu, octobre 2009.

Sa nébuleuse

Nommé officier dans l’ordre des Arts et des Lettres en janvier 2010, et chevalier de l’ordre de Grimaldi en novembre 2011.

Membre du Cercle de l’Union interalliée, membre du jury du Prix Oscar-Wilde, du Prix Hugues-Capet, du Prix Palatine du roman historique et du Prix Grand Siècle – Laurent Perrier.

Ils ont dit

Discours de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, prononcé à l’occasion de la remise du Prix Roland-Dorgelès à Stéphane Bern et Philippe Vallet : « Ce soir, nous rendons hommage à deux de vos confrères que le jury du prix Roland-Dorgelès a choisi cette année d’honorer pour leur talent à manier notre langue. Chez Stéphane Bern, c’est la rhétorique d’inspiration classique qui s’accorde harmonieusement avec ses sujets habituels : le patrimoine et l’histoire. »

« Mais n’y a-t-il donc plus personne dans la maison pour défendre son histoire ? Depuis toujours, ce sont des profondeurs de la France que surgissent les ferments de son renouveau. Et toujours de manière inattendue, venant d’hommes et de femmes auxquels on n’avait pas songer. Mais pour l’heure et dans l’urgence, pourquoi donc Lorant Deutsch, Stéphane Bern ou bien encore Thierry Ardisson, parmi les plus médiatisés de notre famille politique, ne hausseraient-ils pas-un peu la voix ? Voilà ! Voilà une résolution de royaliste pour l’année qui commence. » L’Action Française, 2000, n°2832.

Crédit photo : capture d’écran RTL – À La Bonne Heure 26/09/2012

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