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Pub­lié le 9 février 2020 | Éti­quettes : , ,

Warren Buffet ne croit plus à la presse écrite régionale

Il est probable que – sauf si vous êtes américain – le nom de Berkshire Hathaway ne vous dise pas grand-chose. C’est la holding de Warren Buffet, figurant suivant les années au quatrième ou troisième rang des personnalités les plus riches du monde, et considéré comme un gourou par les investisseurs. L’ami Warren vient de vendre ses actifs dans la presse écrite aux États-Unis.

L’empire Berkshire

Il faudrait un livre pour décrire les investissements de Berkshire, se situant dans les 250 milliards de dollars. Avec des participations dans des univers très différents, dans IBM, Apple, des sociétés d’assurances (GEICO) des banques (Goldman Sachs, Bank of America), les batteries (Duracell), la chimie (Lubrizol, la société dont une des usines a subi un incendie à Rouen en 2019), l’alimentaire (Heinz), toutes sociétés américaines ou ayant un siège social et des activités majeures aux États-Unis.

Vendeur de journaux dans tous les sens du terme

La légende veut que Buffet ait commencé sa carrière comme vendeur de rue et livreur de journaux, il la termine (à plus de 80 ans) en vendeur de titres. Il était propriétaire de nombreux quotidiens et hebdomadaires régionaux aux États-Unis dont le Omaha World Herald, quotidien d’Omaha (Nebraska) où se situe le quartier général de la holding. Le Herald et les autres titres sont vendus pour une faible somme à une société de l’Iowa, déjà associée à Berkhire. Si les titres nationaux comme le New York Times, le Wall Street et le Washington Post (racheté par Jeff Bezos le propriétaire d’Amazon, un bon moyen d’influence) peuvent survivre, Buffet ne croît plus à la presse écrite régionale. Il ne perd pas le nord pour autant puisque sa holding accorde un prêt (source Le Figaro) à l’acheteur au taux exorbitant de 9%. Thanks, Warren.

Photo : Warren Buffet ValueWalk. Crédits : ValueWalk via Flickr (cc)

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