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Pub­lié le 27 février 2015 | Éti­quettes : , ,

Une de Télérama : Abd al Malik en plein délire de persécution

Pourtant figure de la presse bobo-intello de gauche, Télérama aurait-il son lot de lecteurs racistes ? C'est en tout cas ce que semble penser le rappeur et écrivain Abd al Malik.

Invité sur le plateau du « Grand Journal » de Canal+, l'auteur du livre « Place de la République, pour une spiritualité laïque » est revenu sur la une que Télérama lui a consacré cette semaine. Après avoir « rendu hommage » à Fabienne Pascaud, la directrice de la rédaction de l'hebdomadaire, il a lancé : « Je sais de source sûre qu'il y a des gens qui se sont désabonnés de Telerama parce qu'il y avait un noir en couverture. »

« Et ça, c'est important de le dire. On vit à une époque dangereuse », a-t-il assuré avant de poursuivre sur le même ton un brin parano : « Je suis heureux d'avoir été aux César parce que, symboliquement, me voir de cette manière-là, ça permet d'ouvrir les esprits. J'espère en tout cas... Pas assez suffisamment parce qu'il y a des gens qui se sont désabonnés. Mais j'espère qu'en lisant le livre, ils vont se ré-abonner. »

Réagissant sur Twitter, Télérama a déclaré que « Notre couverture Abd Al Malik a bien suscité quelques désabonnements, mais surtout liés à ses propos ». Ne souhaitant pas rentrer plus avant dans cette polémique « surréaliste », le magazine s'est contenté de communiquer un chiffre qui devrait clore le débat : « Après étude, 3 de nos 500 000 abonnés ont renoncé à recevoir Télérama chaque semaine suite à notre interview d'Abd al Malik. Difficile d'accuser nos lecteurs de racisme. »

Même Libération confirme le délire de persécution du rappeur en rappelant en outre que d’autres Noirs ont fait la couverture de Télérama avant lui, notamment Toni Morrison, Mandela ou Stromae.

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