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Pub­lié le 21 juillet 2014 | Éti­quettes :

The Game, un petit nouveau ambitieux dans la presse jeu vidéo

En pleine crise de la presse papier, un nouveau magazine très ambitieux a fait son apparition dans les kiosques le 11 juillet dernier.

« The Game », c'est son nom, se veut la nouvelle référence du jeu vidéo. Lancé par Link Digital Spirit, qui édite déjà Jeu Vidéo Magazine, le premier magazine du secteur avec une diffusion moyenne de 61 504 exemplaires en 2013, The Game repose sur un constat : le joueur, tout comme le lecteur, a vieilli. Passé par Nintendo, Sega et Playstation, il est désormais à l'aise sur les consoles next-gen telles que la PS4, la Xbox One ou la Wii U.

Et ce constat se vérifie aisément : selon les chiffres du SELL, la moyenne d'âge du geek est passée de 21 ans en 1999 à 38 ans en 2013 ! D'où la nécessité vitale de s'adresser au lecteur de manière différente, c'est à dire plus pointue et approfondie. Une sorte de So Foot, mais dans le milieu du jeu vidéo.

« Nous avons donc l'opportunité de nous adresser à des lecteurs plus adulte. The Game a pour objectif d'apporter de l'information en évitant de s'enfermer dans une approche trop gamer », explique Laurent Guillemain, directeur général de Link Digital Spirit sur Challenges.fr.

Son magazine se veut un « culture mag de 130 pages avec une fréquence plutôt lente puisque c'est un bimestriel. Nous voulons offrir un bel ouvrage que l'on peut consulter à plusieurs reprises. »

Son objectif : 20 000 exemplaires en diffusion payée pour les trois premiers numéros. « Nous plaçons la barre assez haut. Mais nous réfléchissons à la manière de déployer la marque ensuite. Il faut savoir que 85% de nos revenus proviennent de nos lecteurs pour Jeux Vidéo Magazine… »

C'est assez inhabituel pour être souligné : The Game n'aura pas de site internet, aucun pied sur la toile. « Ce n'est pas un oubli. En dehors de Jeuxvideo.com, le modèle des sites est très précaire. Nous avons décidé de ne plus rentrer dans la compétition des sites d'informations. Nous réfléchissons à ce que peut être la bonne formule. Mais il y a un phénomène de balancier très net, un profond rééquilibrage entre le numérique et le format papier », explique M. Guillemain.

Un projet ambitieux qui veut, malgré la crise, revenir « à l'essentiel de la presse ».

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