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Quand France Culture se transforme en propagandiste de l’immigration

3 juillet 2015

Temps de lecture : 2 minutes

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Quand France Culture se transforme en propagandiste de l’immigration

Quand France Culture se transforme en propagandiste de l’immigration

Si quelques innocents avaient encore des doutes sur les engagements sociétaux et politiques du groupe Radio France, ces doutes seront tombés vendredi 3 juillet. Ce sont en effet près de 5 heures d’émission sur les « migrants » que propose la chaine de service public. Depuis « les Matins » de Marc Voinchet jusqu’au magazine de la rédaction du soir, le « migrant », véritable modèle sociétal, est le héros du jour.

Un tel débat pour­rait au moins soulever quelques ques­tions utiles : qui sont ces migrants ? Quelle est la pro­por­tion de réfugiés économiques n’ayant rien à voir avec le statut de réfugiés ? Quels sont les chiffres en Europe et en France ? Quels sont les coûts induits de l’immigration en ter­mes de san­té, de sécu­rité, d’éducation ? Quelles sont les fil­ières des passeurs et leurs béné­fices ? Quelles sont les souf­frances des accueil­lants ? Quelle est la pro­por­tion de ceux qui n’obtiennent pas le statut de réfugiés et restent clan­des­tine­ment en France ? Doit on par­ler de migrants ou d’envahisseurs ?

Aucune de ces ques­tions ne sera pour­tant posée. Et pour cause : l’émission du matin, totale­ment uni­voque, s’appelle « Paroles de migrants » et les invités sont tous des par­ti­sans incon­di­tion­nels de l’immigration. À com­mencer par Patrick Weil « spé­cial­iste » des mou­ve­ments de pop­u­la­tion et hos­tile à toute régu­la­tion. Une « soci­o­logue » sera aus­si inter­rogée. Mais c’est une élève de Patrick Weil et une mil­i­tante excitée du Gisti (Groupe d’information et de sou­tien des immi­grés). Brice Cou­turi­er édi­to­ri­al­iste de France Cul­ture soulig­nant les lim­ites d’une poli­tique d’immigration incon­trôlée sera remis verte­ment en place par Patrick Weil qui « con­naît son dossier ».

Le vocab­u­laire est empathique : « la com­mu­nauté des migrants » est en « grande détresse », « il fau­dra bien que ces gens-là aient un jour un toit et qui sait des papiers », ils ont « bien du courage » ces gens « qu’on accueille mal ». Ismaël se présente comme soudanais, il a 26 ans on ne sait pas ce qu’il fai­sait au Soudan, il se réclame des « droits de l’homme », il est « vic­time de vio­lences poli­cières », il « survit ». Le vocab­u­laire est celui de la cul­pa­bil­i­sa­tion des européens. L’émission se con­clut par un appel au sou­tien des migrants et une pub­lic­ité pour le blog de l’un d’entre eux (ils ne sem­blent pas man­quer de télé­phones porta­bles). Un ensem­ble d’émissions qui con­stitue un for­mi­da­ble out­il de désarme­ment moral des auditeurs.

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