Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Accueil | Veille médias | Procession catholique agressée à Paris : un évènement sorti de l’ombre par les réseaux sociaux
Procession catholique agressée à Paris : un évènement sorti de l’ombre par les réseaux sociaux

2 juin 2021

Temps de lecture : 3 minutes

Accueil | Veille médias | Procession catholique agressée à Paris : un évènement sorti de l’ombre par les réseaux sociaux

Procession catholique agressée à Paris : un évènement sorti de l’ombre par les réseaux sociaux

Procession catholique agressée à Paris : un évènement sorti de l’ombre par les réseaux sociaux

La France est un pays formidable. Se croyant investi d’une mission, son président de la République multiplie les déclarations de repentance quand il est à l’étranger (Algérie, Rwanda, etc.). Le ministre de l’intérieur se déplace en province quand des tags sont inscrits sur une mosquée, un évènement qui doit avoir une grande importance, au regard de sa large couverture médiatique. Par contre, quand des catholiques se font agresser en plein Paris, c’est « silence radio » et « silence journaux », jusqu’à ce que le mur du silence cède à la pression des réseaux sociaux.

10 tags inscrits sur une mosquée : une affaire d’État

On ne compte plus les dégra­da­tions et les incendies d’églises en France. L’Observatoire du pat­ri­moine religieux les recense métic­uleuse­ment : la liste disponible sur son site est édi­fi­ante. C’est toute une par­tie de notre pat­ri­moine qui dis­parait et qui est dégradée dans le plus grand silence. A l’exception de quelques arti­cles ponctuels, ces actes sont totale­ment ignorés par les médias de grand chemin.

Par con­tre, quand une mosquée est cou­verte de 10 tags, comme cela a été le cas à Rennes le 10 avril 2021, cela devient vite une affaire d’État.

« L’événement » a droit non seule­ment à une large cou­ver­ture médi­a­tique, mais aus­si à un déplace­ment du min­istre de l’intérieur. Avant de venir à Rennes mon­tr­er sa sol­i­dar­ité à la com­mu­nauté musul­mane, Gérald Dar­manin a fait part de son émoi sur Twit­ter. Comme le souligne Libéra­tion le 11 avril, ces quelques inscrip­tions, pour­tant qua­si quo­ti­di­ennes sur les églis­es, ont sus­cité une « indig­na­tion générale » : qua­si­ment tous les médias de grand chemin ont par­lé de l’événement. On ne peut pas en dire autant de ce qui s’est passé same­di 29 mai en plein Paris.

Voir aussi  Présidentielle américaine : le New York Times en ordre en bataille idéologique

Une procession attaquée par des nostalgiques de la Commune

Il y a 150 ans avait lieu la « Com­mune » à Paris. Un événe­ment his­torique avec des phas­es héroïques et d’autres moins glo­rieuses. Comme chaque péri­ode tour­men­tée de l’histoire, on y a trou­vé des péri­odes de lumière et d’ombre. « Sa mémoire reste con­flictuelle », soulig­nait Le Figaro le 17 mars.  Par­mi les épisodes les plus som­bres, on peut citer le mas­sacre d’ecclésiastiques catholiques.

Le diocèse de Paris a souhaité hon­or­er leur mémoire et donne les pré­ci­sions suiv­antes sur les événe­ments qui ont eu lieu en mai 1871 :

« Ces journées impliquèrent non seule­ment les com­mu­nards qui en furent les pro­mo­teurs, mais aus­si l’Église catholique qui eut à déplor­er de nom­breuses exac­tions et un cer­tain nom­bre de mar­tyrs, notam­ment l’archevêque de Paris, Mon­seigneur Dar­boy le 24 mai 1871 à la prison de la Roquette, et dix ecclési­as­tiques mas­sacrés rue Haxo le 26 mai ».

Une « marche des mar­tyrs » a été organ­isée same­di 29 mai. Elle devait aller du lieu de l’ancienne prison de la Roquette jusqu’à l’église Notre-Dame des Otages. Mais cette com­mé­mora­tion devait être vis­i­ble­ment insup­port­able pour quelques dizaines de nos­tal­giques des com­mu­nards les plus rad­i­caux. Alors que les mem­bres du cortège défi­laient paci­fique­ment, ils ont été pris à par­tie par quelques dizaines de gauchistes, qui les ont agressés avec force jets de pro­jec­tiles et de poubelles. Des images de cette agres­sion ont rapi­de­ment cir­culé sur les réseaux sociaux.

L’inénarrable « jour­nal­iste » islamo-gauchiste Taha Bouhafs était présent sur les lieux. Il a filmé les évène­ments, mais a pris grand soin à flouter les agresseurs. On ne sait jamais. Autant pro­téger les voy­ous. Aucune indig­na­tion n’est per­cep­ti­ble dans son com­men­taire sur Twit­ter. Tout au plus se borne-t-il à soulign­er que les man­i­fes­tants se sont faits « accueil­lir ».

Voir aussi  Idéologie commune des médias : un point de vue belge

Tant le 29 mai au soir que le 30 mai au matin, les médias de grand chemin ont royale­ment ignoré l’événement.

Les médias alternatifs prennent le relais des réseaux sociaux

Dans la mat­inée du 30 mai, quelques médias alter­nat­ifs pren­nent le relais des réseaux sociaux.

Boule­vard Voltaire, Fdes­ouche et le Salon beige con­sacrent un arti­cle à l’évènement.

Puis dans la même journée, à 10h42, un jour­nal­iste anglo­phone, José Sachin, s’étonne sur Twit­ter du silence des médias français sur cette agres­sion. Il pub­lie égale­ment la pho­to impres­sion­nante d’un homme blessé par la mil­ice antifa.

CNews prend le relais et ouvre la cou­ver­ture de cet événe­ment par les médias de grand chemin.

Le Figaro, suivi bien tar­di­ve­ment par d’autres, fait état de ces agressions.

Le soir du 30 mai, la préoc­cu­pa­tion de France Info, la radio d’État, était encore et tou­jours de chercher à accol­er le terme « extrême droite » à tout ce qui peut dis­qual­i­fi­er les choix poli­tiques en dehors du camp « pro­gres­siste. Le sujet du jour était la stratégie san­i­taire du gou­verne­ment. Mais pas d’information sur l’agression de man­i­fes­tants paci­fiques par des gauchistes.

Réaction tardive de Darmanin

Voy­ant la colère mon­ter face à cette omer­ta, cette loi du silence bien orchestrée par les médias de grand chemin, sou­vent large­ment sub­ven­tion­nés par l’Etat, le min­istre de l’intérieur, Gérald Dar­manin, con­sent à réa­gir sur Twitter :

Une réac­tion bien tar­dive, à l’image de sa cou­ver­ture par les médias de grand chemin.

Voir aussi  Samedi 27 juin 2020 : la fin du Blanc, une journée comme les autres ?

Nous lais­serons la con­clu­sion à Gabrielle Cluzel sur Twitter :

C’était en mai 2021, en France. Le fait que des par­tic­i­pants à une man­i­fes­ta­tion issus du groupe majori­taire, – jusqu’à main­tenant — blanc et catholique, se fassent agress­er, ne mérite que laborieuse­ment l’attention des médias de grand chemin. La digue a cette fois cédé sous la pres­sion des réseaux soci­aux. Mais pour une infor­ma­tion révélée, com­bi­en d’autres passées sous silence ?

Publicité

Derniers portraits ajoutés

Edward Snowden

PORTRAIT — À l’o­rig­ine des infor­ma­tions qui ont provo­qué une crise poli­tique et diplo­ma­tique d’am­pleur inter­na­tionale, Edward Snow­den, jeune infor­mati­cien et ancien employé de la NSA, est le citoyen mon­di­al qui a dom­iné la scène médi­a­tique de ces dernières années.

Guillaume Roquette

PORTRAIT — La nom­i­na­tion de Guil­laume Roquette à la tête de la rédac­tion du Figaro mag­a­zine est le couron­nement d’un par­cours dis­cret mais sans faute. Elle est aus­si le signe d’un dur­cisse­ment de la presse de « droite » du à l’al­ter­nance, avec le pas­sage du directeur de la rédac­tion de Valeurs actuelles au Figaro magazine.

Julian Assange

PORTRAIT — Avant Edward Snow­den, avant Bradley Man­ning, il y avait Julian Assange. Ancien infor­mati­cien et hack­er, fon­da­teur de la plate­forme Wik­iLeaks, Julian Assange s’est attiré les foudres du gou­verne­ment améri­cain lorsqu’il a mis en lumière les dessous de la guerre d’Irak.

Emmanuel Kessler

PORTRAIT — Né en 1963 à Paris, d’un père directeur de recherche au CNRS et d’une mère qui enseignait le judaïsme, Emmanuel Kessler a eu une for­ma­tion philosophique, avant de com­mencer à tra­vailler en 1986 pour la Gazette des Communes.

Patrick de Carolis

PORTRAIT — Dis­cret, fier de ses racines provençales, n’ayant jamais caché sa foi chré­ti­enne et réputé proche de la Droite (ten­dance chi­raqui­enne) mais au cen­tre des réseaux de pou­voir (Le Siè­cle), accusé de pla­giat et pro­mo­teur de la diver­sité à France Télévi­sions, Patrick de Car­o­lis est un OVNI médiatique.