Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Pourquoi Uni éditions a du Pep’s

19 juin 2014

Temps de lecture : 2 minutes

Accueil | Veille médias | Pourquoi Uni éditions a du Pep’s

Pourquoi Uni éditions a du Pep’s

Accueil | Veille médias | Pourquoi Uni éditions a du Pep’s

Pourquoi Uni éditions a du Pep’s

19 juin 2014

En lançant le 17 juin le bimestriel Pep’s, le groupe Uni éditions, déclenche un casus-belli avec les deux majors de la presse senior, Bayard presse (Notre temps) et Mondadori France (Pleine vie). C’est que la prospère filiale du Crédit agricole (89 millions d’euros de chiffre d’affaires pour près de 13 millions de résultat net) a plusieurs cordes à son arc pour remporter son challenge.

Le point d’équili­bre est prévu fin 2015 avec une dif­fu­sion moyenne escomp­tée de 150 000 exem­plaires ven­dus. Pep’s, en pre­mier lieu, cible un pub­lic de jeunes séniors, cinquan­te­naires, là où Pleine vie, et surtout Notre temps, vise un lec­torat plus âgé. Résul­tat, leur dif­fu­sion, qui reste colos­sale, s’ef­frite. Le men­su­el de Mon­dadori France a per­du 10% % en 2013 (DSH OJD : 703 416 exem­plaires) tan­dis que le leader de Bayard presse a reculé de 16,3% (DSH OJD : 731 660 exem­plaires). Secun­do, Uni édi­tions dis­pose d’une red­outable machine de guerre avec la base de don­nées des quelque 14 mil­lions de clients de la Banque verte. Même si elle s’en défend, la fil­iale béné­fi­cie de facil­ité mar­ket­ing vis-à-vis de sa mai­son mère. Elle espère con­quérir un min­i­mum de 75 000 abon­nés à l’hori­zon de 18 mois. Enfin, la thé­ma­tique des seniors est en par­faite adéqua­tion avec la typolo­gie des lecteurs de ses huit autres titres (Régal, Mai­son créa­tive, Dossier famil­ial, etc), CSP+ âgé de 40 à 60 ans. Elle con­sti­tu­ait en défini­tive la seule brique qui man­quait à son édi­fice et per­me­t­tra à Uni-régie de ren­forcer ses offres pub­lic­i­taires cou­plées. Pour autant, vu la taille de ses con­cur­rents, Pep’s sera aus­si le seul mag­a­zine du groupe à ne pas espér­er pren­dre une place de leader.

Cette stratégie de con­quête de la plus haute marche du podi­um est en revanche illus­trée par les deux autres lance­ments d’U­ni édi­tions en juin. Le trimestriel Bot­tin gour­mand mag­a­zine, décli­nai­son du guide éponyme, vien­dra directe­ment en appui de Régal (DSH OJD : 184 919 exem­plaires). En sept ans, le men­su­el est passé devant Elle à table, Gault­mil­lau et Saveurs. Uni édi­tions espère ajouter 30 000 exem­plaires dans son écosys­tème autour de la gas­tronomie. Le groupe pour­suit une démarche iden­tique avec le bimestriel Secrets d’his­toire, qui sor­ti­ra sous une for­mule mod­ernisée le 27 juin. Il a racheté la mar­que auprès de Reworld média, lui-même acquéreur du porte­feuille des Pub­li­ca­tions grand pub­lic (Axel Springer) en août 2013. Uni édi­tions table sur 35 000 exem­plaires pour ce titre co-édité avec France télévi­sion qui dif­fuse l’émis­sion éponyme. Avec Détours en his­toire qu’elle édite déjà (35 000 exem­plaires en 2013, selon l’édi­teur), la société compte réalis­er le pre­mier bloc de presse his­torique et dépass­er le leader, His­to­ria (Sophia éditions).

Voir aussi

Cet article vous a plu ?

Il a pourtant un coût : 50 € en moyenne. Il faut compter 100 € pour un portrait, 400 € pour une infographie, 600 € pour une vidéo. Nous dépendons de nos lecteurs, soutenez-nous !

Derniers portraits ajoutés