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Pub­lié le 23 juillet 2013 | Éti­quettes : , ,

Pierre Carles revient sur l’affaire Méric dans Siné Mensuel

Après les flots d’encre (de qualités diverses) déversés sur « l’affaire Méric », le cinéaste Pierre Carles apporte un point de vue original dans le dernier numéro de Siné Mensuel. Et si la mort inutile de Méric n’avait pas caché un antagonisme social profond ?

« Méric et ses amis n’ont ils pas été victimes d’un certain complexe de sécurité sociale ? Ne faut-il pas percevoir dans ce drame l’incapacité de certains membres de la petite bourgeoisie intellectuelle à percevoir à quel point un fils d’immigré espagnol Esteban Murillo… peut se sentir profondément humilié par des jeunes perçus comme des nantis ? ».

Au delà d’un marxisme simplificateur, la question mérite également d’être posée à propos des médias et d’une bonne partie des journalistes. « Si la presse a fait un tel battage… ce n’est pas en raison de l’empathie qu’elle éprouvait pour un militant d’extrême gauche mais parce que la plupart des responsables de l’information ont intuitivement perçu cette agression comme étant dirigée contre eux ». Autrement dit une grande partie des médias a négligé son devoir d’analyse des faits pour un réflexe de caste. Caste vous avez dit caste ? Non, finalement ce n’est pas si bizarre…

Source Siné Mensuel n°22, juillet/août 2013.

Voir aussi
L’affaire Méric II : les remous d’une imposture

et Affaire Méric : les médias ont-ils déliré ?

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