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La résilience du journalisme face au pouvoir « jupitérien »

15 mai 2021

Temps de lecture : 2 minutes

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La résilience du journalisme face au pouvoir « jupitérien »

La résilience du journalisme face au pouvoir « jupitérien »

Nous reproduisons un intéressant article d’Alexis Lévrier, auteur d’un livre récent sur Emmanuel Macron et les médias, paru sur The Conversation, et traitant de ce dernier sujet.

Du début jusqu’à la fin, le quin­quen­nat d’Emmanuel Macron aura été mar­qué par une mise en cause, et à cer­tains égards, par un recul des droits de la presse.

Quelle trace le quin­quen­nat d’Emmanuel Macron lais­sera-t-il dans l’histoire de la presse et des médias ? Même s’il a été présen­té comme l’homme du « nou­veau monde », le prési­dent « jupitérien » est revenu dans ses rap­ports avec les jour­nal­istes aux orig­ines mêmes de la Cinquième République.

Il n’a pas hésité pour cela à utilis­er les méth­odes de la moder­nité, en dif­fu­sant par exem­ple ses pro­pres images sur les réseaux soci­aux tout en ten­ant la presse à dis­tance. C’est le con­stat que je dresse dans l’ouvrage Jupiter et Mer­cure, le pou­voir prési­den­tiel face à la presse (édi­tions Les Petits Matins).

Le pro­jet de ce livre est né le soir même de l’élection prési­den­tielle de 2017, au moment où Emmanuel Macron enta­mait sa marche solen­nelle dans la cour du Lou­vre. Je venais de pub­li­er un ouvrage, Le Con­tact et la dis­tance, qui por­tait sur la très forte porosité qui car­ac­térise les mon­des poli­tique et jour­nal­is­tique en France.

Emmanuel Macron avait annon­cé très tôt sa volon­té de rompre avec cette tra­di­tion, et notam­ment avec le goût pour les « pro­pos d’antichambre », comme il les nom­mera quelques mois plus tard.

Cette rup­ture me sem­blait bien­v­enue, mais elle por­tait déjà en elle une ambiguïté : Emmanuel Macron sem­blait moins attaché à l’idée d’une dis­tance entre ces deux mon­des, sur le mod­èle anglo-sax­on, qu’à la volon­té de rétablir une rela­tion ouverte­ment hiérar­chique entre le pou­voir poli­tique et la presse.

Voir aussi  Parution : Journalisme, d'Olivier Villepreux, aux Éditions Anamosa

Deux entretiens fondateurs

En juil­let 2015 et en octo­bre 2016, dans deux entre­tiens fon­da­teurs accordés à l’hebdomadaire Le 1 et au mag­a­zine Chal­lenges, il avait en effet revendiqué une manière de gou­vern­er très verticale.

Il avait même exprimé dans Le 1 son admi­ra­tion pour les précé­dents gaulliens ou bona­partiste, et regret­té ouverte­ment la dis­pari­tion de la « fig­ure du Roi ». Or, l’attachement à un tel héritage ne pou­vait être qu’annonciateur de poten­tielles dérives à l’égard de la presse : lorsque le pou­voir se veut « jupitérien », selon le terme employé par le can­di­dat dans son inter­view à Mar­i­anne, il est presque tou­jours ten­té de restrein­dre la lib­erté des journalistes.

Dès le mois de mai 2017, j’ai donc choisi d’observer ce quin­quen­nat à tra­vers le prisme des rap­ports entre le prési­dent et la presse, avec la volon­té de con­fron­ter Emmanuel Macron à ses prédécesseurs et d’inscrire son man­dat dans l’histoire des médias. L’histoire n’est pas tout à fait finie au moment où paraît cet ouvrage, et la péri­ode préélec­torale qui s’ouvre chang­era peut-être en par­tie la donne.

Mais, qua­tre ans après la déam­bu­la­tion vic­to­rieuse d’Emmanuel Macron, il me sem­ble d’ores et déjà pos­si­ble d’isoler plusieurs péri­odes, et de tir­er quelques enseigne­ments des dif­fi­cultés ren­con­trées par ce jeune prési­dent dans ses rela­tions avec la presse.

Lire la suite sur theconversation.com

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