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Gabriel Attal, dernière carte d’Emmanuel Macron ? Revue de presse

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22 janvier 2024

Temps de lecture : 4 minutes
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Gabriel Attal, dernière carte d’Emmanuel Macron ? Revue de presse

Temps de lecture : 4 minutes

Après plusieurs jours d’attente suite à la démission d’Élisabeth Borne le 8 janvier 2024, le chef de l’État a nommé le plus jeune premier ministre nommé de la Vème République, Gabriel Attal, alias « l’ange Gabriel », selon Christophe Barbier. Il a dévoilé son nouveau gouvernement avec, à la grande surprise, la nomination de Rachida Dati à la culture. En réponse, Éric Ciotti l’a directement exclue des Républicains après son arrivée au gouvernement.

Voir aus­si : D’Abdul-Malak à Dati : bilan et réac­tions des médias au change­ment de tit­u­laire du min­istère de la culture

Changement ou continuité ?

Pour le représen­tant de Recon­quête, Éric Zem­mour, ce remaniement est syn­onyme de con­ti­nu­ité et non de change­ment comme il l’a souligné sur CNews : «Ce remaniement, c’est du vent. Les prin­ci­paux min­istres n’ont pas bougé : on a tou­jours Dar­manin, Le Maire et Dupond-Moret­ti. Donc on aura tou­jours 500 000 immi­grés par an, tou­jours autant d’im­pôts, tou­jours moins de crois­sance et tou­jours une jus­tice aus­si laxiste. »

Un gouvernement Sarkozy ?

La gauche préfère s’insurger et dénon­cer la ten­dance plus à droite que prendrait le nou­veau gou­verne­ment de Gabriel Attal en inclu­ant Cather­ine Vautrin et Rachi­da Dati, issues de la droite sarkozyste. Libéra­tion dédie sa une à une « sarko con­nec­tion », par­tielle­ment rejoint par Les Échos qui dans sa rubrique fait Poli­tique écrit : « Gou­verne­ment Attal : le Macro­nisme vire à droite ». 

De son côté, Le Monde évoque que « la droiti­sa­tion » du nou­veau gou­vernement « a provo­qué la sidération ».

Les oppo­si­tions de gauche ont même iro­nisé sur un pos­si­ble gou­verne­ment “Sarkozy IV”, pointant du doigt une droiti­sa­tion mar­quée de l’exé­cu­tif, avec des fig­ures de la gauche écartées et des cadres LR occu­pant des postes clés.

L’Obs note que « le gou­verne­ment de Gabriel Attal penche très net­te­ment à droite » et ajoute « Désor­mais, les choses sont claires : les fig­ures mar­quées à gauche comme Clé­ment Beaune ou Rima Abdul Malak, qui plai­sait plutôt aux milieux cul­turels et avait mar­qué par ses déc­la­ra­tions anti-Bol­loré, sont évincées. Elles paient bien sûr leurs réserves sur la loi immigration ».

Vraiment à droite ?

Alors que les prin­ci­paux min­istères demeurent inchangés (Intérieur, Jus­tice, Économie), Gabrielle Cluzel s’interroge dans Boule­vard Voltaire : à quel virage à droite faisons nous référence ? Cather­ine Vautrin a été vive­ment cri­tiquée pour sa par­tic­i­pa­tion à la Manif pour Tous. « Peu importe que Madame Vautrin se soit déjà vautrée dans des excus­es en 2023, ce genre de péché, avec ce genre de clergé, ne con­naît pas de rédemp­tion. Pour­tant la nou­velle min­istre en fait d’ailleurs des tonnes pour effac­er son péché orig­inel : « dès le 12 jan­vi­er, Cather­ine Vautrin a ren­du hom­mage à Simone Veil alors que “son texte doit être gravé dans le mar­bre de notre con­sti­tu­tion”, et elle a égale­ment pré­cisé ne « pas oubli­er » le “grand sujet” de la fin de vie. »

Au lende­main des lég­isla­tives en juin 2022, Jor­dan Bardel­la sur le plateau de TF1 aler­tait déjà : « Madame Dati vous le savez, mal­gré tout le respect que j’ai pour vous, vous serez la béquille d’Emmanuel Macron ! ». 

Ces nom­i­na­tions ressem­blent à un énième appel pour ral­li­er la droite libérale et une par­tie des électeurs des Répub­li­cains.

Si l’objectif de l’exé­cu­tif de lut­ter con­tre la pro­gres­sion du RN et d’atténuer l’écart de dix points dans les sondages des européennes entre la liste du RN et celle de Renais­sance, le sondage Elabe réal­isé juste à la suite de la nom­i­na­tion de Gabriel Attal con­firme l’hégémonie du can­di­dat Jor­dan Bardel­la avec 28.5% des voix con­tre 18% pour la liste de Renaissance.

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