Débutée le premier juillet 2024 pour une durée de six mois, la présidence hongroise du Conseil de l’Union européenne fait parler de toutes parts pour ses prises de risque et ses décisions, comme ses velléités, empreintes d’audace.
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Débutée le premier juillet 2024 pour une durée de six mois, la présidence hongroise du Conseil de l’Union européenne fait parler de toutes parts pour ses prises de risque et ses décisions, comme ses velléités, empreintes d’audace.
L’affaire commence le 4 novembre 2022 sur une émission matinale de la chaîne ATV (privée et critique du gouvernement). La maire du 9ème arrondissement de Budapest, Krisztina Baranyi, connue pour être une des plus farouches opposantes à Viktor Orbán, y est invitée devant trois journalistes, dont Szilárd Szalai, du média Pesti Srácok, un site pro-gouvernemental.
Notre grand quotidien du soir n’en est pas à sa première saillie contre le dirigeant magyar. Le Monde a habitué ses lecteurs à des laïus poussifs dépeignant un Viktor Orbán corrompu, autoritaire, xénophobe et poutinophile. Il est en revanche moins courant que le quotidien s’attaque à la Hongrie sur le terrain économique. C’est à cet exercice que s’est livrée Marie Charrel dans un article intitulé « Comment le nationaliste Viktor Orbán a mis l’économie de la Hongrie sous sa coupe » paru le 6 octobre.
Suite à l’échec cuisant de la stratégie d’union contre la coalition Fidesz-KDNP au pouvoir depuis 2010, le Jobbik vacille. Son président vient d’être limogé et ses médias sont vidés de leurs effectifs. Éclairage sur les médias de ce parti retourné au profit des libéraux pro-UE et quelques rappels utiles sur le paysage médiatique hongrois.
En marge du sommet européen du 30 mai 2022, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, répondant à une journaliste d’Euronews, s’est illustré par des propos expéditifs aux accents trumpiens.
Le profil du correspondant local dans un pays donné influe grandement sur la qualité et l’orientation des articles publiés sur le même pays dans les médias de grand chemin. Nous publions la suite d’une série sur les pays d’Europe Centrale avec deux médias en ligne, d’orientation opposée, mais traitant des mêmes pays. Deuxième partie.
Connue pour sa ligne anti-Orbán, la chaîne franco-allemande Arte n’aura pas tardé à produire un nouveau documentaire à charge.
À l’invitation de la Fondation pour un journalisme transparent (Transzparens Újságírásért Alapítvány), l’Observatoire du journalisme (Ojim) a participé à une commission de contrôle des élections hongroises avec une délégation de trois personnes en tant qu’observateurs électoraux accrédités.
Claude Chollet, président de l’Observatoire du journalisme, est à Budapest comme chef de la délégation française de contrôle des élections du 3 avril 2022 où le Fidesz de Viktor Orbán (au pouvoir depuis 2010) affronte une coalition de six partis allant de l’extrême droite radicale (Jobbik) aux ex-communistes en passant par les Verts et les libéraux.
Le quotidien libéral-conservateur polonais Rzeczpospolita (La République), sur lequel George Soros a récemment étendu son influence par une opération de rachat de parts dans le groupe de presse propriétaire de ce journal, notamment à travers le Media Development Investment Fund, a publié le 3 mars un article intitulé « La Russie attaque l’Ukraine, et Orbán poignarde la Pologne dans le dos » signé par le rédacteur en chef adjoint Michał Szułdrzyński. Un épisode de la guerre de l’information.
La nouvelle a fait les gros titres de la presse internationale en décembre 2021 et a fait à nouveau l’objet d’un dossier de la part du très anti-Orbán hebdomadaire hongrois HVG en ce mois de janvier : la chaîne Euronews a été rachetée par un homme d’affaire portugais fils d’un « proche de Viktor Orbán ».
En Hongrie, le pays est divisé en deux blocs qui s’opposent avec virulence. Derrière cette confrontation d’ordre politique, une terrible fracture s’est établie également dans le champ médiatique.