Quatre mois de prison avec sursis requis contre Renaud Camus. Voilà le prix de la liberté d’expression en France ! L’objet du délit ? Un tweet de 280 caractères, génial il est vrai.
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Quatre mois de prison avec sursis requis contre Renaud Camus. Voilà le prix de la liberté d’expression en France ! L’objet du délit ? Un tweet de 280 caractères, génial il est vrai.
Télérama écrit que la chaîne de télévision en continu CNews est l’équivalent de la chaîne américaine Fox News, dans un article qui est un cas d’école du journalisme de propagande. Démonstration.
Après l’attentat contre un professeur de collège à Conflans-Sainte-Honorine le 16 octobre, on a presque cru à une entente nationale autour de la liberté d’expression et de la lutte contre l’islamisme. La si belle unanimité s’est pourtant rapidement lézardée par médias interposés.
Vendredi 16 octobre 2020, un professeur d’un collège à Conflans-Sainte-Honorine a été décapité par un islamiste. Selon les premières informations, l’auteur de l’attentat aurait voulu « punir » le professeur pour avoir montré à ses élèves une caricature de Mahomet publiée dans un numéro de Charlie hebdo. Retour sur cette énième « réplique » de la publication initiale des caricatures de Mahomet.
C’est devenu le nouveau Saint Graal des médias de grand chemin, apparaître comme un grand défenseur de la “liberté d’expression”, de la “liberté de la presse”, dès lors, bien évidemment, qu’il s’agit de “leur” liberté. Dans cette lutte acharnée, il faut sans cesse innover, et c’est désormais l’idée d’un “Centre pour la liberté de la presse” qui va être mise en pratique.
Nous avons montré dans un premier article comment la censure se cache sous les habits de la liberté d’expression, l’éditorial du Monde étant un (contre) exemple en la matière. Depuis la chasse a pris de l’ampleur.
Les grands absents sont surtout les médias, sans exception, qui n’entrent pas dans le cadre de pensée social-libéral qui domine toutes les salles de rédaction.
Le 23 septembre 2020, près d’une centaine de médias français ont signé une tribune parue en couverture de Charlie Hebdo. Ils lancent ainsi un appel pour que la « liberté d’expression et de la presse », de leur point de vue menacée, soit « protégée ». Ce n’est pas Le Gorafi, malgré les apparences : bienvenue en França-médiatique, le pays d’Ubu-Presse.
Les rapports entre les Présidents de la Cinquième et la presse ont toujours été complexes. Valéry Giscard d’Estaing avait le procès facile ; le général de Gaulle aussi, mais c’était de Gaulle. François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy traitaient le problème par une souveraine indifférence. Et Emmanuel Macron ?
Laetitia Avia fait à nouveau parler d’elle en voulant mettre fin au confinement d’une de ses collaboratrices. Celle-ci aurait-t-elle porté un « discours de haine » en refusant d’être rapatriée à Paris ? Visite guidée.
Humour ? Quand Laetitia Avia se fait prendre les doigts dans le pot de confiture pour tenir des propos qui auraient été censurés par sa propre loi.
La fiction n’est que le pâle reflet de la réalité. Quand George Orwell décrivait le totalitarisme soviétique et communiste dans La Ferme des animaux en 1945, il était loin du compte.