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Nicolas Vidal

Agent du pluralisme médiatique

Nicolas Vidal est le fondateur et rédacteur en chef du média Putsch, un site d’actualité culturelle et politique adapté aux nouveaux usages et publié quotidiennement.

Formation

Né à Nîmes en 1980, Nico­las Vidal a suivi un dou­ble cur­sus par­tiel Philoso­phie et His­toire à l’université Paul-Valéry de Mont­pel­li­er. Il est ensuite par­ti étudi­er aux États-Unis où il a vécu la révo­lu­tion de la cul­ture web, par­ti­c­ulière­ment con­cer­nant les usages dans le monde des médias. C’est lors de son séjour aux États-Unis que lui vient l’idée de créer un média numérique alliant cul­ture et web. Approche nova­trice, son média est créé comme une mar­que à part entière, reposant sur la plus-val­ue du con­tenu pro­posée aux lecteurs.

Élevé dans un envi­ron­nement famil­ial fait de livres, de lec­ture de la presse, il se lance dans des études de let­tres au Lycée à Nîmes puis prend les chemins de la fac­ulté où il étudie tour à tour la philoso­phie et l’histoire. Lassé de l’enseignement et des bancs de la fac­ulté, il en sort pour lancer sa mai­son d’édition à 20 ans à Mont­pel­li­er avec le pos­tu­lat de décou­vrir de nou­veaux et jeunes auteurs.

Parcours professionnel

Lecteur boulim­ique de romans, d’essais et plus tard de livres poli­tiques, c’est depuis son petit apparte­ment mont­pel­liérain qu’il lance BSC News, il a alors 27 ans. À cette époque il n’a aucun réseau, aucune for­ma­tion de jour­nal­iste et aucune com­pé­tence de ges­tion d’un média et par-dessus tout, installe son média loin de Paris. Ce sont les débuts des réseaux soci­aux et il saisit qu’ils seront cru­ci­aux pour faire con­naître sa mar­que média et seront indis­pens­ables pour la dévelop­per. Opposé à la tyran­nie de l’audience, les sujets tout autant que les inter­views font l’objet d’une recherche minu­tieuse pour informer autrement les lecteurs de BSC News.

BSC News est l’un des tout pre­miers mag­a­zines webs de France, exclu­sive­ment cen­tré sur une actu­al­ité cul­turelle hors des sen­tiers bat­tus. Au début, le site est dif­fusé via MySpace et totalise 30 lecteurs. Dix ans plus tard, BSC News a pu con­stru­ire une base de lecteurs fidèles et réu­nir près de 1 500 000 lecteurs en audi­ence cumulée en 10 ans sans aucun moyen mar­ket­ing et parvient à attein­dre les 70 000 lecteurs sur le web mag­a­zine. Le Monde accorde une demi-page à BSC NEWS (2010) et Nico­las Vidal est invité sur France Inter dans l’émission de Brigitte Ker­nel (2012). En 2015, Augustin Trape­nard y va égale­ment d’un tweet flat­teur.

PUTSCH

Le 12 févri­er 2018, après 106 numéros du mag­a­zine, 6600 arti­cles pub­liés sur inter­net et des cen­taines d’entretiens, le BSC News devient Putsch, un média alliant Cul­ture et Débats. Putsch est aus­si décliné en ver­sion papi­er, ven­du chaque mois par abon­nement.

Putsch est né de trois élé­ments : un con­stat du manque de plu­ral­isme des voix en France, la néces­sité d’un traite­ment de l’actualité cul­turelle, et une cri­tique de l’ homogénéité du débat cul­turel en France. Ces trois élé­ments per­me­t­tent à des inter­venants black­listés de la plu­part des autres médias de s’exprimer. Selon le créa­teur de Putsch, une néces­sité pour faire vivre l’échange d’idées néces­saire au bon fonc­tion­nement de la démoc­ra­tie. Les inter­views exclu­sives de Beppe Gril­lo, Mat­teo Salvi­ni ou encore de Nathan Law ont per­mis à Putsch de s’installer dans le paysage des médias français.

Le lance­ment de Putsch a été financé par une cam­pagne de crowd­fund­ing. Cet apport de fonds a per­mis la méta­mor­phose édi­to­ri­ale du média, depuis BSC News à ce qu’il est devenu aujourd’hui. L’activité de Putsch se déroule sur tous les sup­ports per­mis par les développe­ments tech­nologiques de ces dernières années.

Le site inter­net pub­lie tous les arti­cles et les créa­tions du média. L’abonnement à tout l’espace édi­to­r­i­al du site coûte 3,99€ par mois, et donne accès à l’ensemble des pub­li­ca­tions à venir ain­si qu’à toutes les archives.

Le jour­nal papi­er de 28 pages pro­longe le débat lors d’une paru­tion men­su­elle, il coûte 3,99€. Il est pos­si­ble de com­bin­er l’abonnement inter­net et l’abonnement papi­er pour un prix de 7,99€. C’est via cette monéti­sa­tion que le média peut vivre et con­tin­uer son développe­ment.

Début 2020, Putsch pour­rait se dévelop­per au Québec pour pro­pos­er une ver­sion québé­coise depuis Mon­tréal et apporter sa con­nais­sance du débat con­tra­dic­toire out­re-Atlan­tique. Il est égale­ment ques­tion d’une lev­ée de fonds auprès d’investisseurs, com­pat­i­bles avec l’indépendance et le franc-par­ler de la ligne édi­to­ri­ale. Quelques semaines après le lance­ment en févri­er 2018, le jour­nal­iste fran­co-ital­ien Mat­teo Ghisal­ber­ti a rejoint l’aventure de Putsch.Media.

Sur France Cul­ture, Nico­las Vidal a déclaré que l’ancêtre de Putsch, BSC News, était un média de la crise (fondé en 2008), ce qui expli­quait ces prix d’abonnements rel­a­tive­ment bas com­parés à la con­cur­rence. En effet, l’expérience de la créa­tion d’un média en pleine crise économique l’a entraîné, lui et ses équipes, à fonc­tion­ner avec peu de moyens.

La chaîne YouTube du média pro­pose des inter­views, des éclairages et des reportages. Le média a notam­ment été très act­if con­cer­nant le suivi des man­i­fes­ta­tions des gilets jaunes avec de nom­breux inter­views de man­i­fes­tants, dont un qui a ren­con­tré un cer­tain suc­cès avec Maxime Nicolle. Le média pub­lie régulière­ment sur la chaîne YouTube les bil­lets poli­tiques heb­do­madaires de Nico­las Vidal.

La base de lecteurs de Putsch était pre­mière­ment con­sti­tuée de pas­sion­nés de cul­ture mais l’ouverture crois­sante de Putsch aux réseaux soci­aux a per­mis la venue d’un nou­veau pub­lic, plus général­iste.

Parcours militant

Incon­nu

Ce qu’il gagne

Non ren­seigné

Collaborations

Nico­las Vidal inter­vient régulière­ment dans divers médias en ligne ou de presse écrite, il est notam­ment :

  • Édi­to­ri­al­iste poli­tique sur le Figaro Vox,
  • Édi­to­ri­al­iste poli­tique aux Incor­rectibles d’Éric Moril­lot sur Sud Radio,
  • Édi­to­ri­al­iste poli­tique réguli­er (invité) sur RT France,
  • Con­sul­tant Foot­ball ponctuel sur Beur Fm,
  • Édi­to­ri­al­iste poli­tique sur la France et l’Union Européenne (invité) sur la radio Québé­coise Radio VM,
  • Sur Sud Radio chez Valérie Expert et dans le Figaro Live, de manière plus ponctuelle.

Il l’a dit

« Il n’y a aucune chapelle, aucun par­ti pris et aucune éti­quette poli­tique chez Putsch » (sur TV5 Monde à 1min19).

« Je crois fer­me­ment et je suis con­va­in­cu que la cul­ture doit faire débat. Aujourd’hui, nous recevons des gens dans un spec­tre très large. […] Nous avons reçu Augustin Trape­nard, Lau­rent Ober­tone, Michel-Édouard Leclerc, Enki Bilal. On est vrai­ment sur un spec­tre d’images très large d’idées et d’opinions » (à France Info).

« On pense qu’il y a une uni­formi­sa­tion des con­tenus et des invités. Et je pense que ça ne sert pas la cul­ture ». (à France Info).

« Putsch sera le média qui bous­culera l’ordre cul­turel établi avec une série d’entretiens de per­son­nal­ités par­fois piquantes et cor­ro­sives. Car la cul­ture doit faire débat et doit pos­er des ques­tions qui ali­mentent la démoc­ra­tie ». (à Presse Edi­tion).

« Putsch pro­posera aux lecteurs pas­sion­nés de cul­ture et de débats de décou­vrir une nou­velle façon de faire du jour­nal­isme cul­turel. Nous espérons les sur­pren­dre et tit­iller leur curiosité cul­turelle en sor­tant des sen­tiers bat­tus ». (à Presse Edi­tion).

« Paris est à la con­flu­ence des idées, de la créa­tion et de cet incroy­able cham­barde­ment cul­turel. Elle est cette cité promise aux rêves les plus fous tout autant qu’elle est impi­toy­able. Elle prend soin de ses épopées, de ses des­tins, de ses drames et de ce rêve infi­ni, per­ma­nent et incan­des­cent. Qu’on le veuille ou non, Paris est un épi­cen­tre ». (à Fille de Paname).

« Notre posi­tion­nement est très clair face aux Fake News. Nous pro­poserons aux lecteurs un tra­vail jour­nal­is­tique basé sur le trip­tyque : cul­ture, idées et débats. Nous essaierons ain­si de touch­er via notre posi­tion­nement sur le web des lecteurs qui pour­raient être ten­tés de porter crédit aux Fake News ». (à Cul­ture-RP).

Pour aller plus loin

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