Fondé en 2012, le site suisse LesObservateurs.ch change de visage. Et avec lui réapparaît une voix devenue rare dans un paysage médiatique romand idéologiquement très homogène.
Fondé en 2012, le site suisse LesObservateurs.ch change de visage. Et avec lui réapparaît une voix devenue rare dans un paysage médiatique romand idéologiquement très homogène.
Marc Walder ne mâche pas ses mots. Le puissant PDG de Ringier prédit une extinction massive de la presse écrite et régionale. Selon lui, le numérique et l’intelligence artificielle vont balayer des pans entiers de l’industrie. Mais tout n’est pas perdu : Walder parie sur du journalisme de qualité venant des grands titres bien ancrés en Suisse et des médias de niche.
La perte de vitesse des médias publics de grand chemin entraîne logiquement la perte d’une partie de leurs moyens financiers. Nouvel exemple, hors de France, avec la Radio-télévision suisse.
C’est en Suisse, pays de la neutralité (un peu effacée) et supposé protecteur des libertés publiques et privées que cela se passe. Un personnage public est condamné à 60 jours de prison pour avoir traité dans une vidéo de « grosse lesbienne » une journaliste.
Pas de neutralité qui tienne pour les pirates informatiques qui s’en sont pris à divers médias suisses, créant un vent d’inquiétude, pour ne pas dire de panique, qui a notamment entraîné l’intervention de la justice.
L’influence croissante des GAFAM dans le domaine médiatique amène son lot de questions et de controverses. La Suisse nous en fournit un nouvel exemple en demandant à Google une rémunération pour pouvoir diffuser les médias helvétiques sur son moteur de recherche.
Patrick Drahi est un homme qui a la réputation d’être à la fois discret, travailleur et organisé. Très organisé sur le plan financier. Trop organisé sur le plan fiscal, dit le fisc genevois.
Rien de neuf sous le soleil : un journal de gauche, le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) accuse son homologue suisse, la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), de « virer à droite ».
La Suisse, son franc solide, ses montagnes, son yodel, le gruyère qui n’a pas de trous, le chocolat (surfait), le fendant (bien agréable) et aussi sa presse et la lutte entre les grands groupes de presse, car étrangement on gagne de l’argent dans la presse en Helvétie.
Sacrés Suisses ! Le pays, souvent dominé par les intérêts économiques des multinationales du pays, a su conserver ses votations sur les sujets les plus divers.
Le directeur général du groupe de médias suisse Ringier, Marc Walder, a annoncé qu’il avait donné certaines consignes à toutes les rédactions du groupe pour traiter du corona.
Nous empruntons à notre confrère L’Antipresse de Slobodan Despot une lettre à la rédaction (qui célèbre avec succès son cinquième anniversaire) de Guy Mettan sur la situation des journalistes et du journalisme.