PORTRAIT — Faut-il classer Abel Mestre dans la catégorie journaliste ? Abel Mestre constitue à lui seul un fourre-tout de l’extrême extrême-gauche.
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PORTRAIT — Faut-il classer Abel Mestre dans la catégorie journaliste ? Abel Mestre constitue à lui seul un fourre-tout de l’extrême extrême-gauche.
C’est un bien curieux rapport que les médias de grand chemin, généralement de gauche libérale libertaire comme Le Monde, entretiennent avec la réalité et les mots qui la nomment. L’emploi récent d’ensauvagement constitue un bon exemple de cette relation quasi névrotique.
PORTRAIT — C’est la journaliste « spécialiste de l’extrême droite » qui monte au Monde. Comme ses compères Tristan Berteloot (Libé), Ivanne Trippenbach (L’Opinion) ou Camille Vigogne (L’Express), Lucie Soullier ne semble pas avoir de l’appétence pour son sujet, mais au contraire, un dégoût qui peut confiner à la haine.
La recette est simple : invoquez l’orientation d’« extrême droite » de certains futurs contributeurs de Front Populaire comme disqualification initiale, secouez le tout pour en faire un bon amalgame, le tour est joué.
Dans son édition datée du mardi 19 mai 2020, Le Monde a de nouveau lancé ses fidèles guerriers de la lutte contre les néo-réacs à l’assaut.
Il n’y a qu’un seul écrivain Renaud Camus, dont les prises de position choquent assez les médias convenus pour être régulièrement rappelées chaque fois qu’un tueur ou terroriste autre que musulman, une petite minorité à l’échelle du monde, comparativement aux meurtres de masse en cours, assassine quelqu’un. Un seul écrivain mais en cas de portraits, il semble qu’il y ait plusieurs Camus. Tout est dans la présentation. Illustration avec Le Monde et Valeurs Actuelles.
La Convention de la droite organisée à Paris le samedi 28 septembre 2019 à l’initiative du magazine L’Incorrect n’a pas été appréciée des médias dits convenus. Ils y ont vu une réunion de ce qu’ils appellent « extrême droite », avec pour objectif d’enlever toute légitimité à cette réunion. Depuis, les obus journalistiques pleuvent.
Dans son édition numérique datée du 6 avril 2019, Le Monde publiait un surprenant article, de la plume de Lucie Soullier, régulièrement envoyée en mission sur les terres de ce que le quotidien du soir suppose être l’extrême-droite. Un article intitulé « Marion Maréchal, Génération identitaire et les anciens du GRECE réunis dans un colloque d’extrême-droite ». L’article de Lucie Soullier n’est pas étonnant du fait de son sujet, le marronnier de la méchante extrême-droite qui menacerait sans cesse le pays, que dans la manière de le traiter.
La manipulation par l’image est vieille comme l’invention de la photographie. La plus classique est celle de la recomposition de l’image elle-même. Au fur et à mesure des purges staliniennes, les anciennes photos des opposants éliminés étaient recomposées, les disparus étant effacés de la photographie. Autre procédé : prendre une photo ancienne avec deux protagonistes fâchés entre temps pour induire un rapprochement contemporain avec une information potentiellement gênante. C’est ce qu’a fait Le Monde dans son édition électronique du 25 février 2019 en ressortant une vieille photo de 2014.
Comme tous les médias officiels, Le Monde revendique de ne pas publier des fake news/infox mais refuse également que l’on puisse trouver sa sémantique orientée. Pourtant le quotidien du soir quitte souvent le domaine des faits pour celui de l’interprétation. Un cas d’école, avec un article de Lucie Soullier sur Marion Maréchal publié le 23 janvier 2019. Décryptage.