Depuis que le Tchèque Daniel Křetínský a passé la corde au cou de Libération, il y place ses pions un par un.
Depuis que le Tchèque Daniel Křetínský a passé la corde au cou de Libération, il y place ses pions un par un.
CMI ? Le Consortium des Mines Italiennes ? Le Conseil Ministériel de l’Investissement ? Non, il s’agit du Czech Media Investment de Daniel Křetínský qui pas à pas se construit un empire dans les médias avec l’aide du réseau de Denis Olivennes, omniprésent.
Quand un quotidien libertaire-libéral, woke, féministe, LGBTQI+, écolo guerillero, tend sa sébile, qui y verse son obole ? Un milliardaire tchèque qui fait fortune dans le charbon, la lignite, toute l’énergie carbonée vilipendée chaque jour par le journal des bobos. Un conte quasi exemplaire.
C’était en mai 2021, et les deux groupes annonçaient fièrement « TF1, M6, Bouygues et RTL Group annoncent aujourd’hui qu’elles ont conclu des protocoles d’accord d’entrée en négociations exclusives pour fusionner les activités de TF1 et M6 et créer un groupe de médias français d’envergure ». Trop ambitieuse, cette fusion/acquisition ne se fera pas !
Pauvre Libération, balloté de milliardaire à milliardaire, de Rotschild à Patrick Drahi, de Patrick Drahi à Daniel Křetínský. Le journal libéral libertaire trouve toujours un oligarque capitaliste pour le renflouer. Une alliance très concrète d’intérêts convergents.
Une fois les élections passées, que faire d’un journal créé expressément en novembre 2021 pour soutenir la réélection d’Emmanuel Macron, puis l’aider à obtenir une majorité parlementaire ?
Un Président à la veille de sa probable candidature à une réélection a besoin d’une équipe de snipers pour tirer sur ceux qui voudraient empêcher son entreprise. C’est le rôle de Franc-Tireur, un nouvel hebdomadaire dont le destin est de durer… jusqu’à l’été 2022, fin de la période électorale. Visite guidée du numéro 1.
Le statut de presse d’information politique et générale (IPG) permet d’avoir accès aux aides du Fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP), sans compter un bonus sur les droits versés par Google en contrepartie de l’indexation des articles.
Nos lecteurs auront remarqué que nous ne sommes que peu intervenus dans l’analyse médiatique de la campagne présidentielle, une non campagne marquée par le filtre du conflit russo-ukrainien qui a fait oublier le reste. Nous ne pouvons que nous joindre aux protestations de l’équipe de Marianne censurée par son propriétaire le tchèque Daniel Křetínský.
La campagne présidentielle lancée, la majorité entend imposer son tempo médiatique.
Franc-tireur — « la raison avec passion » : c’est le prochain nouveau venu de la presse magazine. Au programme de cette publication hebdomadaire : lutter contre « les extrêmes, les populistes et les démagogues ».
La petite bête qui monte, qui monte, c’est Daniel Křetínský, prenant par surprise 5% du capital de la société éditrice de TF1 du groupe Bouygues