Après la mise en demeure de CNews par l’Arcom, plusieurs voix proches de la chaîne ou attachées à la liberté éditoriale dénoncent un tournant préoccupant.
L’ARCOM, pour Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, est une agence publique née de la fusion du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi). L’ARCOM est garante de la liberté de communication et veille au financement de la création audiovisuelle et à la protection des droits. Sa régulation s’étend aux plateformes en ligne – réseaux sociaux, moteurs de recherche… Elle a également pour mission de veiller au respect, par les radios et les télévisions, des dispositions de la loi du 30 septembre 1986 dont, en particulier, celles relatives au pluralisme politique. Sur le papier du moins.
Voir aussi : Liberté d’expression, Censure, Pluralisme dans les médias
Après la mise en demeure de CNews par l’Arcom, plusieurs voix proches de la chaîne ou attachées à la liberté éditoriale dénoncent un tournant préoccupant.
L’Arcom a mis en demeure CNews pour un « déséquilibre manifeste et durable » dans l’expression des opinions. Derrière cette décision motivée, inédite par son ampleur, le régulateur est entré de plain-pied dans l’appréciation de la ligne éditoriale d’une chaîne privée.
L’ARCOM a, selon le député RN Philippe Ballard, rappelé France Télévisions à ses obligations. L’autorité avait été saisie par celui-ci après une séquence de France 3 où l’élue communiste Elsa Faucillon présentait Raphaël Arnault comme un militant de la « non-violence », sans que la chaîne n’ait rappelé sa condamnation pour violences.
L’ARCOM a mis en demeure Radio France pour avoir concentré l’essentiel du temps de parole du RN sur France Inter et France Info entre minuit et 6 heures du matin. Le groupe public invoque une « erreur technique », une défense qui peine à dissiper le malaise.
L’ARCOM a dévoilé son « projet stratégique 2026–2028 ». Ce document marque une bascule majeure : le régulateur des médias audiovisuels entend désormais exercer un contrôle étendu sur l’ensemble de l’espace numérique.
Tribune – Dans son projet stratégique 2026–2028, l’ARCOM détaille un vaste dispositif de surveillance et de contrôle des médias et des plateformes numériques, directement inspiré du DSA et du Bouclier démocratique européen. Derrière les discours sur la protection des mineurs, la lutte contre la haine en ligne et l’éducation aux médias, c’est bien un système de censure institutionnalisée qui se met en place, dénonce Didier Desrimais.
Un mois après la publication du rapport Alloncle, l’ARCOM a présenté ce 29 mai son propre rapport sur l’impartialité de l’audiovisuel public.
En mettant en demeure France Télévisions et Radio France après un entretien avec le député insoumis Manuel Bompard, l’ARCOM a offert à LFI une victoire dans sa guerre larvée contre les médias publics. Ce succès révèle la stratégie des mélenchonistes, qui consiste à...
La commission d’enquête sur la neutralité du service public audiovisuel a de nouveau reçu ce 7 avril Martin Adjari, président de l’ARCOM, et Bruno Lasserre, vice-président honoraire du Conseil d’État.
La nouvelle a explosé comme une bombe le 31 mars à minuit : après une démission au sein de l’ARCOM, le président du Sénat Gérard Larcher a proposé au président de l’Observatoire du journalisme de rejoindre l’institution en tant que vice-président.
Entre rappel à l’ordre adressé à M6 et RTL pour une séquence de l’émission de Julien Courbet et nouvelle saisine après des propos tenus par Karine Le Marchand sur CNews, l’ARCOM se retrouve une nouvelle fois au cœur des controverses sur la régulation audiovisuelle et la liberté d’expression.
Après le départ de Sonia Mabrouk et celui de Morandini de CNews, la direction de la chaîne a mis le curseur à droite en confiant la tranche horaire de Morandini, le 11/13h, au magazine Frontières. Avec succès pour les premières émissions et déjà des mises en garde de l’ARCOM.