« On ne prête qu’aux riches » disait ma grand-mère. On ne fait pas que leur prêter, on leur donne aussi. L’homme le plus riche de France est aussi celui dont les médias reçoivent le plus d’aides de l’État.
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Les aides à la presse sont, en France, des dispositifs publics mis en place pour soutenir la presse écrite et numérique, considérée comme un pilier essentiel de la démocratie. Ces aides se déclinent sous plusieurs formes et visent à garantir, sur le papier du moins, la diversité, la pluralité de l’information et l’accès à la presse pour tous.
Il existe différents types d’aides : les aides directes (comme par exemple les subventions au titre des publications d’information politique et générale, elles soutiennent les titres de presse qui couvrent l’actualité politique, économique et sociale, surtout ceux qui sont en difficulté ou les aides aides à la distribution, accordées aux réseaux de distribution de la presse pour réduire les coûts de transport et de livraison) ; il y a aussi les aides indirectes (la presse bénéficie d’un taux de TVA réduit à 2,1 %) et les exonérations fiscales. Enfin, il existe des aides à l’innovation et au numérique à travers un Fonds stratégique pour le développement de la presse (soutient des projets visant à développer le numérique, améliorer la distribution ou renforcer la présence en ligne des titres de presse).
Voir aussi : Censure, Bernard Arnault, L’Humanité
« On ne prête qu’aux riches » disait ma grand-mère. On ne fait pas que leur prêter, on leur donne aussi. L’homme le plus riche de France est aussi celui dont les médias reçoivent le plus d’aides de l’État.
À un moment où l’on parle de rigueur budgétaire, nous signalons à nos lecteurs le forum de l’association Polemia le samedi 16 novembre à Paris, où l’un des sujets traitera spécifiquement des aides à la presse.
Découvrez en une infographie un panorama des aides à la presse.
Le ministère de la culture a distribué plus de 200 millions d’euros d’aides à la presse en 2023. Le journal Le Monde est l’organe le plus aidé avec près de 19 millions d’euros.
Avec 110,4 millions d’euros d’aides directes distribuées à la presse en 2022, le ministère de la Culture dilapide l’argent public dans un contexte de diminution drastique des recettes de ventes au numéro de l’ensemble de la presse payante.
Les aides à la presse, directes ou indirectes, sont le tonneau des Danaïdes et toujours au profit des mêmes a indiqué Pierre Moscovici président de la Cour lors de son audition devant la commission des finances du Sénat fin mars 2024.
Dans le cadre des États généraux de l’information (EGI), la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels a formulé dix mesures, parmi lesquelles le conditionnement des aides à la presse à l’emploi de journalistes détenteurs d’une carte de presse.
Le 10 juin dernier, deux arrêtés relatifs à la presse sont parus au Journal officiel.
Souvent brocardée pour son appétence en aides publiques, la presse a en réalité une sous-consommation de ces subsides à en croire la Cour des comptes.
Si les médias de grand chemin ne survivent que grâce aux subventions (établies sur des critères parfois difficiles à saisir), elles ne les empêchent pas d’augmenter leur prix. Tour d’horizon.
Le ministère de la culture publie des chiffres touffus sous forme de tableau Excel confus pour dissimuler les aides à la presse. La Lettre A a reconstitué les aides pour 2021, où Bernard Arnault est de loin le plus aidé au total et L’Humanité le quotidien le plus aidé au numéro.
On ne prête qu’aux riches, l’adage est bien connu. Alors que la presse papier est en fort déclin, ce sont les milliardaires qui sont aidés et les plus pauvres qui sont oubliés par les aides directes de l’État : soutien au pluralisme (sic), distribution, portage, innovation etc…