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Pub­lié le 23 février 2019 | Éti­quettes : , ,

Haine en ligne : Marlène Schiappa et Mounir Mahjoubi pour la censure

Nous vous parlions il y a quelques jours du rapport Avia/Taïeb/Amellal remis à Emmanuel Macron en septembre 2018 et qui vise sous couvert de lutte contre le racisme à instaurer une justice d’exception sur la toile avec des ordonnances pénales sans audience et sans contradiction (sic). Deux ministres du gouvernement Macron/ Philippe ont précisé les menaces dans les colonnes du Figaro du 14 février 2019. Quelques extraits choisis accompagnés de commentaires.

Le cyberharcèlement a bon dos

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au numérique et Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité dévoilent leurs intentions : un arsenal de mesures législatives et non législatives pour « lutter contre l’impunité ». Le gentil Mounir prévient «Il faut que les auteurs de contenus haineux comprennent que nous irons les chercher partout et que nous ferons cesser leurs violences ». Partout ? A leur domicile à l’heure du laitier ? Dans leur entreprise ? Rappelons qu’il n’y a aucune définition juridique précise de ce qu’est un « contenu haineux ».

Soulignons aussi que le fameux pacte de Marrakech – souvent décrit comme non contraignant – comporte des recommandations pour condamner tout propos présentant les migrations de manière négative. Ainsi la phrase « les migrations représentent de graves inconvénients pour les pays d’arrivée » pourra être assimilée à un « propos haineux ». Diffusée sur un réseau social elle sera non seulement retirée (dans les 24h préconise le rapport Avia/Taïeb/Amellal) et le compte de son auteur marqué au fer rouge d’un « signalement », puis sans doute supprimé.

Big Other veut contrôler les réseaux sociaux

Big Other est le petit frère de Big Brother. Big Brother agit comme l’exécuteur des basses œuvres de Big Other. Comme dit Mounir Mahjoubi « dès, le deuxième trimestre 2019 une loi comportera une obligation de retrait de ces contenus » (sous entendu contenus haineux). Encore mieux, ce contrôle sera quasi éternel. A un moment où les défenseurs des libertés réclament le droit à l’oubli sur les réseaux sociaux, la gentille Marlène souhaite avec l’aide de Facebook « archiver les contenus haineux retirés afin de faciliter les procédures futures ». Facebook semble de « bonne volonté » sur le sujet avec « l’aide de la Dilcrah ». Le contrevenant sera puni et son péché conservé dans les archives du Parti de l’Amour Ad vitam Aeternam.

Vous aviez une loi en Allemagne, une loi sur les infox en France (complétée bientôt par une autre loi comme annoncé ci-dessus), vous aurez bientôt une loi européenne. Ces lois actuelles et futures verront leur application contrôlée via des audits (Mounir Mahjoubi). Si ces projets sur la fabrique du consentement se voient mis en œuvre, 1984 d’Orwell ressemblera à une aimable plaisanterie.

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