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FIP ferme ses trois antennes en province

23 novembre 2019

Temps de lecture : 2 minutes

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FIP ferme ses trois antennes en province

FIP ferme ses trois antennes en province

Radio France a annoncé un nouveau plan d’économies et de suppressions de postes – 299 postes sont concernés sur trois ans, dont 61 déjà vacants ou qui le seront dans les trois ans. Les trois locales de FIP, qui coûtaient cher pour pas grand-chose, disparaissent de la carte. Elles fermeront en juin 2020.

Antennes provinciales touchées

À Nantes, 3 CDI et 4 CDD sont con­cernés, annonce Ouest-France. En 2000 déjà, cinq antennes, toutes lour­de­ment défici­taires, avaient été rayées de la carte. Seules trois, à Stras­bourg, Nantes et Bor­deaux étaient main­tenues aux frais du con­tribuable. Nous écriv­ions en 2015 : « Pour les trois antennes FIP en province, qui réalisent pour­tant de mod­estes audi­ences, on compte 17 per­son­nes et un coût d’un mil­lion d’eu­ro par an ».

Plus intéres­sant, en réu­nion avec les syn­di­cats au CSE, « La direc­trice de @fipradio vante le fait que la chaîne se débar­rasse de l’information pour en faire une chaîne sans “agres­sions… à l’abri des vio­lences du monde », explique le SNJ sur Twit­ter en direct. Pas de nou­velles, bonne nou­velle pour des spec­ta­teurs Bisounours ?

Moins de chœur

Le chœur de Radio France devrait aus­si per­dre un tiers de ses effec­tifs, et pass­er de 93 à 60 per­son­nes, « ce qui est con­forme aux moyennes relevées au sein de l’Union européenne de radiod­if­fu­sion » selon la direc­tion. Vingt-six postes de tech­ni­ciens du son seront aus­si sup­primés. A la for­ma­tion phi­lar­monique, qua­tre postes seront sup­primés, deux seule­ment au chœur nation­al. Des postes seront en revanche créés à France Culture.

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Selon le SNJ, l’offre com­mer­ciale pour les radios asso­cia­tives Sophia sera sup­primée, ain­si que le pôle traf­ic de France Bleu. Surtout, « Deux bureaux d’information régionale (les jour­nal­istes dépen­dant des chaînes nationales à Lyon, Mar­seille et Toulouse) vont être fer­més. Selon la direc­trice des antennes, ces 2 x 2 jour­nal­istes (à Mar­seille et Toulouse) sont en “dou­blon” avec ceux de @francebleu. »

Plus de numérique

En con­tre­point des 299 sup­pres­sions de postes – sur 4600 équiv­a­lent temps plein (6.5% de la masse salar­i­ale), Radio France promet 76 créa­tions de postes dont 50 pour le numérique. Dans un cour­ri­er adressé au per­son­nel, Sybile Veil a promis : « J’ai veil­lé à lim­iter au strict néces­saire le nom­bre de départs volon­taires de salariés. Nous avons pris en compte les départs déjà prévus dans les prochaines années et les postes actuelle­ment vacants ».

La moitié des femmes de ménage va aus­si dis­paraître, ain­si que les flash­es infos de FIP (qua­tre jour­nal­istes). Ce plan de sup­pres­sion – prévu à 390 postes en juin dernier selon le Syn­di­cat nation­al des jour­nal­istes – a cepen­dant été revu à la baisse. A l’époque, la con­di­tion pour le faire revenir à 290 postes était que les jour­nal­istes acceptent de renon­cer défini­tive­ment à une par­tie de leurs con­gés, de 7 à 12 jours selon les métiers.

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Pour le SNJ de Radio France, le plan social présen­té est « insouten­able ». Surtout, « con­traire­ment à ce qu’af­firme Sibyle Veil, ce n’est pas une sim­ple réor­gan­i­sa­tion du ser­vice pub­lic de la radio. C’est un grave affaib­lisse­ment qui nous met à la mer­ci de nos con­cur­rents. Un affaib­lisse­ment organ­isé avant un mariage for­cé avec France Télévi­sions ? »

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