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La Chute de la Maison Juppé

2 janvier 2017

Temps de lecture : 8 minutes
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La Chute de la Maison Juppé

[Red­if­fu­sion — arti­cle pub­lié ini­tiale­ment le 02/12/2016]

Il était le favori, le candidat des médias, l’élu des Inrocks, l’effigie de tout un système, et Juppé s’est pourtant fait rétamer par Fillon l’outsider. Après le Brexit, après Trump, il semble que chaque élection soit l’occasion, pour les peuples occidentaux, de condamner avec éclat les directives de leurs médias. L’OJIM s’est penché sur la dernière occurrence, française, de la révolte, lors des primaires de la droite.

Décidé­ment, depuis quelques mois, les « séismes » élec­toraux s’enchainent, à croire qu’en Occi­dent, les plaques tec­toniques de l’opinion se dépla­cent avec fra­cas. L’image peut sem­bler d’autant plus per­ti­nente que nous nous trou­vons à la fois devant un déplace­ment de l’opinion majori­taire de nos pays, et devant un déphasage entre ce déplace­ment pro­fond et l’horizon inamovi­ble d’une pen­sée unique ten­ant tous les moyens d’information offi­ciels, mais ne rég­nant plus qu’en sur­face. Cette dernière séquence-sur­prise qui vit s’effondrer les pronos­tics les mieux étab­lis et les plus martelés, nous donne l’occasion de faire un point sur le phénomène. Com­ment le can­di­dat des médias a été déchu par les suf­frages ? Et surtout quelles sont les nou­velles forces qui s’affrontent, directes ou indi­rectes, offi­cielles et offi­cieuses, main­stream ou alter­na­tives, en France, sur le plan de l’opinion ? Voici les ques­tions aux­quelles ce nou­veau dossier ten­tera de répon­dre.

Une nouvelle cartographie

Les arti­cles et dossiers de l’OJIM l’ont suff­isam­ment répété, ce qui frappe lorsqu’on observe les médias français du début du XXIe siè­cle, c’est qu’ils ont forte­ment dévié de leur mis­sion ini­tiale. Pas­sant du statut de prin­ci­pal con­tre-pou­voir à celui de prin­ci­pal pou­voir idéologique ; d’une fonc­tion d’information à une fonc­tion de pro­pa­gande insi­dieuse ; de reflet des opin­ions s’affrontant au sein d’une démoc­ra­tie au martèle­ment de la doxa libérale-lib­er­taire de l’oligarchie mon­di­al­isée ; leur rôle et leur poids, mais aus­si, à terme, leur crédi­bil­ité, ont grande­ment var­ié au cours de ce dernier demi-siè­cle. En con­séquence, ce con­tre-pou­voir per­ver­ti a fini par sus­citer lui-même de nom­breux con­tre-pou­voirs ou d’importantes réac­tions de rejet, lesquelles réac­tions se mon­trent, ces derniers temps, tou­jours plus spec­tac­u­laires. Aus­si, il n’y a plus d’adéquation entre la presse et l’opinion, mais une con­fig­u­ra­tion inédite, para­doxale et éclatée, com­prenant de nom­breux acteurs, que cette pri­maire de droite a per­mis de met­tre exem­plaire­ment en lumière. À côté, ou con­tre, ou sous, les médias main­stream, on trou­ve ain­si les son­deurs, les humoristes, les intel­lectuels dis­si­dents, la « fachos­phère » qui n’est sou­vent que la « réin­fos­phère » stig­ma­tisée par les obsédés du stig­mate, ou encore l’influence des réseaux soci­aux. Obser­vons comme cha­cun de ces acteurs a joué son rôle, à plein ou à con­tre-emploi, pour faire émerg­er et couron­ner, à la sur­prise de tous, la fig­ure de l’ancien pre­mier min­istre de Nico­las Sarkozy.

« Juppémania »

C’est en novem­bre 2014, soit deux ans exacte­ment avant cette pri­maire pré-prési­den­tielle, qu’Alain Jup­pé s’est vu recevoir l’onction des médias à tra­vers une cou­ver­ture sur­réal­iste des Inrocks, qui fai­sait de ce vieux chi­raquien ringard, com­pro­mis, sopori­fique, libéral et de droite, l’icône improb­a­ble des bran­chouilles de gauche… Il se trou­ve que quelques jours plus tôt, en ce même mois de novem­bre, les sondages de mi-man­dat révélèrent une cote de pop­u­lar­ité du prési­dent Hol­lande en-dessous des lignes de flot­tai­son de la crédi­bil­ité min­i­male (12%), et que le bobo com­mençait à com­pren­dre que les prochaines élec­tions prési­den­tielles annonçaient de plus en plus inéluctable­ment le scé­nario d’un nou­veau 21 avril. Aus­si, prévoy­ant et stratège, le mag­a­zine le plus à la page des années Mit­ter­rand se cher­cha-t-il un can­di­dat à droite, désigna « Le moins pire d’entre eux », et titra, dans un espoir per­for­matif un rien méga­lo : « Jup­pé­ma­nia », tout en livrant un entre­tien qui attes­tait de la bonne cor­rec­tion poli­tique d’Alain Jup­pé (il se mon­trait favor­able à l’adoption pour les cou­ples homo­sex­uels). Cette ten­ta­tive d’influencer l’opinion par l’éloge para­dox­al du « moins pire » et dans une per­spec­tive de détourne­ment, don­nait quand même l’impression cocasse d’une jeune fille qui, pour pal­li­er son absence de cav­a­lier, ten­terait de glam­ouris­er papy avant qu’il l’accompagne au bal. Cette stratégie, aus­si bis­cor­nue que voy­ante, pou­vait-elle se révéler effi­cace ? Déjà à l’époque, Loïc Le Clerc, lucide, dans Mar­i­anne, prévient : la lèche des Inrocks risque surtout d’avoir l’effet con­traire à celui recher­ché en faisant d’Alain Jup­pé le « can­di­dat des médias ».

L’Anti-Finkielkraut

Le 13 sep­tem­bre dernier à Stras­bourg, Jup­pé dévoilait l’axe de sa cam­pagne, celui-ci se fondait sur le con­cept d’ « iden­tité heureuse ». « Je porte une idée, presque un idéal, celui de l’identité heureuse », cla­mait-il en prenant ain­si le par­fait con­tre­pied du Gaulois Sarkozyx, mais surtout en s’opposant frontale­ment au philosophe Alain Finkielkraut, puisque c’est du détourne­ment du titre d’un de ses livres les mieux ven­dus, L’Identité mal­heureuse (Stock, 2013), que le can­di­dat tenait son « con­cept ». « Je per­siste et je signe : oui, l’identité de la France, l’identité heureuse, c’est ce vers quoi je veux con­duire le pays », a‑t-il lancé devant près de deux mille per­son­nes, réu­nies dans le palais des con­grès de la ville, en dis­ant : « non au pes­simisme, au déclin­isme ou au renon­ce­ment. » Bien sûr, cette phrase ne veut à peu près rien dire puisque soit la France a une iden­tité, soit elle n’en a pas. Si elle en a une, elle en hérite, si bien qu’on ne con­duit pas la France vers son iden­tité, mais on pro­longe, développe, déploie, l’identité que la France porte déjà en elle. Ou alors, la France n’a pas d’identité, ce qui sig­ni­fie que la France n’existe pas, et en ce cas, on con­duit en effet ce néant mal­heureux vers quelque chose de plus sym­pa­thique, fût-ce n’importe quoi. De la même manière, est-ce bien raisonnable de dire « non au pes­simisme et au déclin­isme », plutôt que de s’opposer aux caus­es de ce pes­simisme et aux raisons du déclin ? Non, mais ce n’est pas le prob­lème, il s’agit alors, pour Alain Jup­pé, ni de par­ler français (ce qui est une habi­tude fort dis­crim­i­nante), ni d’exprimer des choses intel­li­gentes, mais de con­tin­uer de faire jouir Les Inrocks et les autres médias main­stream qui, en effet, con­spuent l’académicien Finkielkraut pour son « déclin­isme » et déplorent son influ­ence, une stratégie que jusque là, les sondages encour­a­gent, puisqu’à la fin du mois, Jup­pé est don­né gag­nant de la pri­maire avec près de 60% des voix.

Médias, sondeurs, intellectuels

La stratégie de Jup­pé se présente donc, en début de cam­pagne, comme une stratégie effi­cace, et on voit qu’elle sol­licite dif­férents acteurs devenus décisifs dans l’opinion, mais dont l’effet n’est pas for­cé­ment celui qu’on escompte. La fig­ure de l’intellectuel dis­si­dent, qu’il s’agisse d’Éric Zem­mour ou d’Alain Finkielkraut, à la fois plébisc­ités par un peu­ple de l’ombre et con­spués par les médias offi­ciels ou satanisés par les humoristes du ser­vice pub­lic, cristallise sur elle de puis­sants enjeux. S’afficher anti-Zem­mour ou anti-Finkielkraut, c’est se con­cili­er illi­co toute la presse offi­cielle, en retour­nant à son béné­fice leur effet répul­sif. Quant aux sondages, ils sem­blent avoir ten­dance, dans un pre­mier temps, à con­firmer les sig­naux pro­duits par les médias qui les com­man­dent, un peu comme si les sondés témoignaient d’abord du fait qu’ils avaient bien com­pris ce qu’on attendait d’eux. Voici donc la pre­mière « boucle » qu’enclenche le can­di­dat Jup­pé : 1- atta­quer l’intellectuel répul­sif ; 2 – s’agréger les médias main­stream ; 3 – valid­er le béné­fice de ce sou­tien par les sondages. Cela sem­ble implaca­ble, sauf qu’à terme, cette boucle s’avérera surtout le cir­cuit d’une prophétie auto-réal­isatrice par laque­lle le sys­tème médi­a­tique tente de se faire croire et de con­va­in­cre tout le monde que ses désirs sont des ordres, procédé qui finit même, dans la France comme dans l’Amérique de 2016, par pro­duire un effet de retourne­ment.

Le « bad buzz » d’Ali Juppé

Il y a d’autres acteurs, à côté des médias tra­di­tion­nels, qui, aujourd’hui, influ­en­cent l’opinion de manière déci­sive, Inter­net en pre­mier lieu. Le can­di­dat Jup­pé ne l’ignore pas, d’ailleurs, et s’il sem­ble croire que les mag­a­sins Prisunic exis­tent encore, cela ne l’empêche pas de tweet­er depuis plus longtemps que ses rivaux. « Dans sa volon­té d’occuper tous les ter­rains, et vis­er au-delà des sim­ples adhérents des Répub­li­cains, Alain Jup­pé s’est aus­si investi dans le volet numérique de sa cam­pagne. » lit-on dans Les Inrocks début novem­bre. Sauf que la Toile développe un écosys­tème idéologique très dif­férent de celui des médias émergés. Des sites d’informations alter­nat­ifs y jouis­sent d’une audi­ence impor­tante et pro­duisent par­fois des mes­sages viraux. C’est ce qui arrivera avec la car­i­ca­ture du can­di­dat des médias en « Ali Jup­pé » lancée par le site pour le moins islam­oscep­tique « Riposte laïque ». Le 23 octo­bre, Romain Her­reros, dans le Huff­in­g­ton Post, fait un his­torique et une inter­pré­ta­tion de ce « bad buzz ». Selon lui, les fachos font de l’intox. Il s’appuie notam­ment, pour démon­tr­er cela, sur la rumeur de finance­ment d’une grande mosquée à Bor­deaux grâce à son maire — rumeur fausse -, ou encore en expli­quant que l’imam Tareq Oubrou, l’ami gênant d’Alain Jup­pé, étant men­acé par Daech, ne peut-être que com­pat­i­ble avec la République. Ce dernier n’en est pas moins issu des rangs de l’UOIF, et à ce titre, relais de l’idéologie con­quérante des Frères musul­mans en France. Ensuite, l’islamophilie d’Alain Jup­pé ne fait mys­tère pour per­son­ne, et lui-même est capa­ble d’expliquer dans une let­tre aux catholiques, aux­quels il s’adresse en tant que « chré­tien agnos­tique » (encore une expres­sion stricte­ment aber­rante) : « Je pense que le chris­tian­isme est, par con­struc­tion, “une invi­ta­tion et une source”, pour mieux dia­loguer avec les musul­mans », for­mule que même La Croix qual­i­fiera de « sur­prenante ». En somme, l’intérêt du chris­tian­isme, c’est de nous ouvrir à l’islam… Rien que cette déc­la­ra­tion valait légitime­ment à Jup­pé son surnom.

Influence et effets comparés d’internet et des médias classiques

Plutôt qu’une intox dif­fusée par des fachos, on pour­rait donc très bien traduire cette cam­pagne « Ali Jup­pé » comme une légitime mise en garde réal­isée par des lanceurs d’alerte quant aux com­pro­mis­sions d’un impé­trant à la prési­dence de la République avec l’islam, dans un con­texte de guerre, de con­quête ou de coloni­sa­tion insi­dieuse a min­i­ma, menée par cette reli­gion sur le sol français. Ce qui expli­querait d’ailleurs la remar­quable effi­cac­ité d’une telle cam­pagne à laque­lle Alain Jup­pé associera son soudain décrochage en la qual­i­fi­ant de « dégueu­lasse ». Mais alors cela sig­ni­fierait qu’il est plus dom­mage­able d’être attaqué par un site inter­net laï­ciste qu’il est avan­tageux de faire une « Une » énamourée des Inrocks ? Voilà qui en dit beau­coup sur le nou­v­el écosys­tème médi­a­tique… Mais à vrai dire, les deux événe­ments jouaient en fait con­tre le maire de Bor­deaux, puisqu’être le « can­di­dat des médias », comme l’avait annon­cé Loïc Le Clerc, et encore davan­tage à l’ère de Trump et du Brex­it, cela revient à n’être pas le can­di­dat du peu­ple qui perçoit tou­jours plus, à rai­son, les médias comme l’officine de pro­pa­gande déguisée des intérêts de l’oligarchie.

Fillon contre l’humoriste

L’une des séquences les plus révéla­tri­ces de cette cam­pagne des pri­maires, et qui sera prob­a­ble­ment déci­sive pour le tri­om­phe de François Fil­lon, c’est sa con­fronta­tion avec l’humoriste Char­line Van­hoe­nack­er dans « L’Émission poli­tique » de France 2, le 27 octo­bre. Quand Léa Salamé et Char­line Van­hoe­nack­er n’occupent pas les créneaux prin­ci­paux de France Inter, elles occu­pent en effet les créneaux prin­ci­paux de France 2, sans doute parce que le ser­vice pub­lic audio­vi­suel, en France, est une « grande » famille de dix per­son­nes de gauche. Comme l’a mon­tré le mag­a­zine Causeur dans son numéro de novem­bre titré « France Inter aux Français ! », quand, sur cette sta­tion, la pen­sée unique n’est pas divul­guée par des jour­nal­istes, elle est bom­bardée par des comiques. Au lieu d’une diver­sité d’opinion qui con­viendrait à une radio financée par le con­tribuable, on a une diver­sité de tons pour la même seule et unique opin­ion autorisée. Placée entre Van­hoe­nack­er et Salamé, le can­di­dat Fil­lon se retrou­ve, sym­bol­ique­ment, comme au cen­tre du sys­tème Inter, entre la jour­nal­iste de gauche et l’humoriste de gauche, entre le sérieux de gauche et le comique de gauche, entre le bon flic de la Pen­sée Unique et le mau­vais flic de la Pen­sée Unique. À sa place, Nico­las Sarkozy est resté de mar­bre, Bruno Le Maire a ri. François Fil­lon va faire infin­i­ment mieux : il va recadr­er tout le monde et révéler le chan­tage obscène et très insi­dieuse­ment total­i­taire sur lequel fonc­tionne la pro­pa­gande des médias offi­ciels. Ce n’est pas au clown de con­clure. Parce qu’alors c’est le dis­posi­tif lui-même qui est vicié. Tout fini dans la déri­sion, la déri­sion liq­uide tout, sauf la mora­line de gauche, bien sûr, qui est sauve, et con­damne ain­si tout ce qui lui échappe. Alors que l’humoriste met­tait un cierge au troisième homme, elle venait de lui offrir l’opportunité de devenir le pre­mier en sab­otant un dis­posi­tif vécu comme tyran­nique. C’est bien ce que con­firmera d’ailleurs l’un des con­seillers du can­di­dat : « C’est ce blas­phème con­tre “l’infotainment” qui a déclenché, selon un con­seiller de François Fil­lon, l’incroyable dynamique qui l’a mené où l’on sait », peut-on lire un mois plus tard dans Le Figaro.

Révolte

Le tri­om­phe impromp­tu de François Fil­lon n’avait été guère dev­iné, même si l’observation des dynamiques sur les réseaux soci­aux, ce que les spé­cial­istes appel­lent les « sig­naux faibles », s’est révélée plus per­ti­nente que la seule écoute des sondages, comme dans les cas de Trump et du Brex­it. Tous ces élé­ments sont les indices mul­ti­pliés d’une nou­velle con­fig­u­ra­tion et d’une nou­velle dynamique dans l’opinion, où chaque acteur peut avoir un effet insoupçon­né. C’est l’anti-Vanhoenacker qui a écrasé l’anti-Finkielkraut. C’est le site inter­net mil­i­tant Riposte laïque qui a eu une influ­ence déci­sive sur le des­tin poli­tique d’Alain Jup­pé, pas Les Inrocks. Surtout, c’est le can­di­dat qui sab­o­ta le dis­posi­tif médi­a­tique qui l’emporta sur le can­di­dat pro­mu par les médias, cette même pro­mo­tion devenant, en 2016, une tare plutôt qu’un atout. Le pou­voir médi­a­tique, en tant que con­tre-pou­voir per­ver­ti, est glob­ale­ment vécu comme tou­jours plus illégitime par les pop­u­la­tions occi­den­tales. Si le pou­voir poli­tique sem­ble être devenu à peu près impuis­sant face à un pou­voir économique échap­pant à tout con­trôle, les élec­tions sont du moins l’occasion d’une révolte con­tre les médias offi­ciels, alors que la sphère inter­net, comme nou­veau con­tre-pou­voir médi­a­tique, gagne quant à elle en influ­ence et en légitim­ité. Tout sem­ble donc indi­quer que nous nous trou­vons dans une phase tran­si­toire et au début de l’effondrement d’un mono­pole idéologique. L’OJIM, bien sûr, sera en poste pour en chroni­quer la chute.

Crédit pho­to : Flo­rence­cas­sisi via Flickr (cc)

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