Canal+ : un reportage militant fait polémique

Le Supplément de Canal+ et son journaliste Félix Briaud font polémique après un reportage militant sur les violences étudiantes.

Ce dimanche 3 novembre, le magazine « Le Supplément » diffusait un reportage du journaliste Félix Briaud sur la “montée de la violence d’extrême droite” dans les universités. Dans ce reportage étaient relatées deux agressions sur des jeunes militantes de l’UNEF, une organisation syndicale proche du Parti Socialiste, par des “militants d”extrême droite” non identifiés.

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Coup de théâtre ce matin, puisque l’on apprend que l’une des deux jeunes filles a reconnu avoir menti sur son agression afin de “donner plus d’ampleur à la première affaire”. La militante avait déclaré avoir été victime de menaces et d’insultes racistes («On va te violer, sale Arabe. On sait où t’habites, sale gauchiste»), après avoir été bousculée le 21 octobre dernier dans le quartier de la Bastille. Elle a été placée en garde à vue et sera convoquée prochainement en justice pour “dénonciation de délit imaginaire”.

Dans ce même reportage, l’équipe du Supplément se met en scène pour donner la parole au président de l’UNEF de l’Université Paris I, Emilien Martin, afin qu’il se défende à propos d’une vidéo diffusée sur internet, qui le montre en train de brandir… un pied de biche. Le jeune syndicaliste explique alors que le document est détourné et exploité par la blogosphère d’extrême droite, notamment dans les commentaires du site Fdesouche.com.

Puis c’est à Nantes que « Le Supplément » retrouve ensuite des militants “antifascistes”, qui déclarent avoir chassé et intimidé des militants d’extrême droite distribuant une revue appelant à “tuer les gauchistes”.

Face à la polémique, Félix Briaud se défendait d’avoir failli sur Twitter ce midi :

Il est également interpellé par Samuel Lafont, proche du syndicat étudiant de droite UNI, à propos de l’angle partisan du reportage :

Contacté par l’Ojim, Samuel Lafont explique en effet avoir envoyé un email mardi 29 octobre avec de nombreuses preuves de la violence des syndicalistes de gauche dans les universités, suite à une demande du journaliste du Supplément. Un email que Félix Briaud n’a visiblement pas pris le temps de lire.