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En Allemagne la protection des médias pour la jeunesse passe par une plus grande « diversité »

19 novembre 2021

Temps de lecture : 3 minutes
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En Allemagne la protection des médias pour la jeunesse passe par une plus grande « diversité »

19 novembre 2021

Par « diversité » comprendre monopole et dictature des minorités, en France comme en Allemagne comme l’indique un récent article de Junge Freiheit. Nous en publions un extrait, certains sous-titres sont de notre rédaction.

Moins de rôles sexuels différenciés

Le gou­verne­ment fédéral ren­force les critères de ce qu’il con­sid­ère comme dan­gereux pour la jeunesse dans les médias. Les rôles mas­culins et féminins dif­féren­ciés font désor­mais par­tie de cette caté­gorie, au même rang que le “cyber-sexe” et les forums de sui­cide, comme inci­dence réper­toriée par la Cen­trale fédérale pour la pro­tec­tion des médias des­tinés aux enfants et à la jeunesse (BzKJ) dans un « atlas des dan­gers ». L’autorité nou­velle­ment créée dépend du min­istère fédéral de la famille, des per­son­nes âgées, des femmes et de la jeunesse, dirigé par Chris­tine Lam­brecht (SPD)…

La discrimination du genre

L’« atlas des dan­gers », présen­tant un total de 35 phénomènes médi­a­tiques à risques, est le résul­tat du proces­sus stratégique « Grandir avec le numérique. De la per­spec­tive des enfants. Agir en toute sécu­rité pour l’avenir. » L’at­las résulte de la col­lab­o­ra­tion avec le JFF — Insti­tut pour la péd­a­gogie des médias dans la recherche et la pra­tique. Cet organ­isme, soutenu par divers min­istères bavarois et la Bay­erisch­er Rund­funk (n.d.t. : Radiod­if­fu­sion bavaroise), s’est con­sacré à la “langue sen­si­ble au genre”, pub­liant à cet effet une brochure de 55 pages, inti­t­ulée « Dic­tio­n­naire des gen­res ». « Mes­dames et Messieurs » tout comme les “droits d’auteur”, par exem­ple, y fig­urent comme discriminatoires.

Augmentation massive du personnel

Il n’est dès lors pas éton­nant que la dif­féren­ci­a­tion des rôles mas­culins et féminins ait été inté­grée dans les travaux de la BzKJ et soit con­sid­érée par la cen­trale comme dan­gereuse pour les jeunes. Par­mi d’autres, cette pré­ten­due prob­lé­ma­tique com­porterait des dan­gers pour un « échange sere­in”. La pro­tec­tion des médias des­tinés à la jeunesse néces­sit­erait une réori­en­ta­tion de ses objec­tifs et instru­ments de pro­tec­tion. La nou­velle admin­is­tra­tion, en pleine expan­sion, crée sa rai­son d’être à par­tir de défis tou­jours renou­velés pour une soit-dis­ant édu­ca­tion aux médias.

Afin de rem­plir toutes les fonc­tions sup­plé­men­taires de sur­veil­lance, elle a besoin de beau­coup de per­son­nel : aux 33 col­lab­o­ra­teurs de l’ancien ser­vice fédéral devraient s’a­jouter 50 autres, de sorte que 83 fonc­tion­naires sur­veilleront la pro­tec­tion des médias pour la jeunesse — soit une aug­men­ta­tion de plus de 150 %. Le bud­get dépasse les 6 mil­lions d’euros…

Des amendes conséquentes

La cen­trale est com­pé­tente pour faire appli­quer la loi sur la pro­tec­tion des médias des­tinés à la jeunesse. Si elle cible une plate-forme, la procé­dure impli­quera tout d’abord le dia­logue. En cas d’échec du point de vue de la cen­trale, celle-ci est habil­itée, en dernier ressort, à impos­er des amendes pou­vant attein­dre 50 mil­lions d’euros en cas de non-respect et a même le droit de sanc­tion­ner les con­trevenants étrangers.

Un directeur venu du SPD

Le directeur de cette nou­velle autorité est Sebas­t­ian Gutknecht, juriste de 47 ans, nom­mé en juin par la secré­taire d’État au min­istère de la jeunesse et anci­enne direc­trice fédérale du SPD (n.d.t. : par­ti social­iste), Juliane Seifert. D’après les rap­ports du camp social-démoc­rate, il a un réseau solide à défaut d’ex­péri­ence dans l’ad­min­is­tra­tion. Il apporte par con­tre une exper­tise en matière de « genre, d’ethnicité, d’âge et d’identité sex­uelle ». Aupar­a­vant directeur du Groupe de tra­vail chargé de la pro­tec­tion de la jeunesse du Land de Rhé­nanie du nord- West­phalie, il avait pour objec­tif, selon le pro­fil de mis­sion, de remet­tre en ques­tion de manière cri­tique les critères de dif­féren­ci­a­tion et d’examiner leurs mécan­ismes d’action.

Il s’est engagé en faveur d’une pro­tec­tion de l’enfance et de la jeunesse éduca­tive. Sous sa direc­tion, la cen­trale lance divers­es cam­pagnes et actions sur son pro­pre site, béné­fi­ciant des sub­ven­tions du gou­verne­ment fédéral liées à des pro­jets. Le 27 octo­bre dernier, à l’oc­ca­sion de la journée des médias, près de 1000 enseignants de toute l’Allemagne ont pu par le biais de 37 « ses­sions pas­sion­nantes » recevoir, entre autres, des impul­sions pour un rap­port sen­si­ble avec « l’interculturalité, la poli­tique et la religion ».

Source : Junge Frei­heit, 02/11/2021. Tra­duc­tion : AC

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