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Allemagne : la Lima/Académie des médias de gauche

24 mars 2021

Temps de lecture : 2 minutes
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Allemagne : la Lima/Académie des médias de gauche

24 mars 2021

D’où viennent tous ces plus ou moins faiseurs de médias de gauche qui balancent quotidiennement sur internet leurs grenades idéologiques et qui voteraient à plus de 90% « extrême gauche-vert-rouge » ? Par exemple, de Lima. Pas la capitale péruvienne, mais la Linke Medienakademie, LiMA., pour faire court — l’« Académie des médias de gauche », où les gauchistes agitent les esprits dans des séminaires en ligne, des cours de formation et des conférences.

Ciao, objec­tiv­ité” :  le pre­mier cours donne très claire­ment le ton. Le reportage factuel, c’est du passé ; l’idéolo­gie se laisse beau­coup mieux véhiculer par des « his­toires personnelles ».

Travail de presse pour les militant(e)s de gauche”

Vous voulez écrire sur vos expéri­ences de la vie ? On vous apprend com­ment. « Trans*phobie », « sous-vête­ments men­stru­els » ou prêts étu­di­ants injustes : « Tout le monde a une his­toire à raconter ».

En voici une, par exem­ple : com­ment, mil­lion­naire et épouse de l’un des reje­tons du palais de Buck­ing­ham, on est poussée à des pen­sées sui­cidaires par le racisme omniprésent dans ce même palais — mais lais­sons cela. Il y a telle­ment plus à appren­dre : com­ment éviter les dis­crim­i­na­tions qui ne peu­vent être recon­nues comme telles ou révo­lu­tion­ner la radio, lancer un tweet “ten­dance”. Ou bien encore com­ment faire de YouTube un “ter­rain de jeu pour la poli­tique de gauche”, ce qui est d’au­tant plus attrayant que les réseaux soci­aux con­tribuent active­ment à la sup­pres­sion des con­tenus « de droite ».

On peut même appren­dre à per­dre sa « peur des réseaux soci­aux » ; ils ne sont à crain­dre que si l’on est pas du même bord. Il existe égale­ment un mod­ule pour «appren­dre à être fort» pour les  « jour­nal­istes de couleur ». Bien enten­du, les Blancs n’y sont pas admis.

Et ce n’est pas tout. On peut aus­si pra­ti­quer « l’art d’ar­gu­menter en pub­lic » — évide­ment entre per­son­nes du même bord exclu­sive­ment  et non avec quiconque pense dif­férem­ment, voire avec des gens «de droite» dia­boliques. On y trou­ve aus­si des for­ma­tions à la «guéril­la de la com­mu­ni­ca­tion», au «tra­vail de presse pour des mil­i­tants de gauche» ou«formation aux cam­pagnes poli­tiques» avec une «activiste du réchauf­fe­ment cli­ma­tique», mem­bre des jeunes Verts, qui a par ailleurs trou­vé un moyen de sub­sis­tance sûr et financé par les impôts à  la Fon­da­tion Hein­rich Böll, de gauche, comme il se doit, elle aus­si. Arrê­tons-nous là.

À nous les subventions !

Des extrémistes de gauche avérés n’ayant aucun prob­lème avec l’u­til­i­sa­tion de la vio­lence en tant que con­férenciers ? Ne dérange per­son­ne dans cette académie. On y est en bonne com­pag­nie : le quo­ti­di­en taz d’ex­trême gauche, le jour­nal SED Neues Deutsch­land  (idem) et la Fon­da­tion «Rosa Lux­em­burg» du par­ti d’ex­trême gauche «la Gauche» par­rainent la semaine de for­ma­tion. Les syn­di­cats, l’As­so­ci­a­tion des jour­nal­istes alle­mands, le groupe de pres­sion agres­sif des migrants «Neue Deutsche Medienmacher/les nou­veaux acteurs des médias alle­mands», entre autres, sou­ti­en­nent  «l’as­so­ci­a­tion éduca­tive à but non lucratif» qui la sous-tend.

Notre arti­cle sur les nou­veaux acteurs des médias alle­mands ICI https://ojim.net/allemagne-des-journalistes-issus-de-limmigration-accusent-de-racisme-les-medias/

Les fonds publics sont redis­tribués, pas­sant par de nom­breuses mains. Soit dit en pas­sant, l’a­cadémie enseigne aus­si com­ment grat­ter quelques sub­ven­tions ; ces gens savent sans aucun doute de quoi ils parlent.

Rien de tout cela n’a grand-chose en com­mun avec le «jour­nal­isme indépen­dant» que l’as­so­ci­a­tion pré­tend soutenir. Même si l’on peut pren­dre un «con­gé édu­catif» pour par­ticiper à une semaine de sémi­naire à Berlin, ville dont les couleurs poli­tiques sont… le rouge et le vert…

Ciao, jour­nal­isme — salut, généra­tion agitprop !

Source : Junge Frei­heit 11/03/2021
Tra­duc­tion : AC

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