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Fact-check décisif de Fdesouche : Apolline de Malherbe bernée par un activiste d’ultragauche

5 juin 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

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La jour­nal­iste star de BFMTV, Apolline de Mal­herbe, a inter­viewé le 4 juin un cer­tain Hugues B., con­damné à qua­tre mois de prison avec sur­sis pour vio­lences après le sacre du PSG. Mais la jour­nal­iste a omis de véri­fi­er l’appartenance poli­tique de son invité. C’était sans compter sur la réac­tiv­ité de Pierre Sautarel de Fdes­ouche, qui a révélé le pas­sif au sein de la gauche rad­i­cale de l’individu, con­traig­nant BFMTV à des clarifications.

Face à Apolline de Mal­herbe, le jeune homme l’assurait : son inten­tion était « bon enfant », il voulait sim­ple­ment fêter la vic­toire du PSG.

Hugues B., 23 ans, étu­di­ant en mas­ter de math­é­ma­tiques, a été jugé le 2 juin en com­paru­tion immé­di­ate pour des faits sur­venus dans la nuit du 30 mai. Le par­quet avait req­uis douze mois de prison avec sur­sis pro­ba­toire. Il a finale­ment écopé de qua­tre mois avec sur­sis, peine dont le par­quet a fait appel.

Recon­nais­sant benoîte­ment, sur le plateau de BFMTV, avoir util­isé un morti­er (qual­i­fié de « feu d’artifice ») mais sans l’avoir dirigé vers les forces de l’ordre, le jeune homme a de sur­croît affir­mé ignor­er son inter­dic­tion. Bien que nul n’est cen­sé ignor­er la Loi. Vis­age tumé­fié, il a dénon­cé un « tabas­sage » par les agents de la BAC, une vio­lence ver­bale lors de son inter­pel­la­tion, notam­ment des insultes racistes (« sale boug­noule », « sale arabe », etc.). En niant bien sûr toute appar­te­nance à des « asso­ci­a­tions ». La jour­nal­iste sem­ble douter, mais sans insister.

Le fact-checking décisif de Pierre Sautarel

Une naïveté qui a poussé à réa­gir le lanceur d’alerte Pierre Sautarel. Son fact-check­ing cir­con­stan­cié a fait l’effet d’une bombe sur les réseaux. En quelques min­utes, le fon­da­teur du site Fdes­ouche a mis en lumière des élé­ments essen­tiels omis par la rédac­tion de BFMTV : Hugues B. ne suit pas le PSG sur les réseaux soci­aux, mais appa­raît comme sup­port­er de l’Olympique de Mar­seille, le grand rival du club parisien. Il porte même le logo de l’OM sur des photos.

Surtout, le jeune homme se revendique mem­bre du col­lec­tif Red Jeunes, issu de Généra­tion E.D.R., un mou­ve­ment d’extrême gauche antifas­ciste et « anti-islam­o­pho­bie » dont le gou­verne­ment a engagé la dis­so­lu­tion. Il appa­raît dans des vidéos et pho­tos aux côtés de fig­ures de cette mou­vance, notam­ment Raphaël Arnault (député LFI et fon­da­teur de la Jeune Garde, groupe antifa impliqué dans la mort de Quentin Der­anque) ; ain­si que d’autres mil­i­tants liés à LFI comme Yas­sine Benyet­tou. Il a égale­ment été invité sur un média décolo­nial et indigéniste appelé Paroles d’Honneur, proche de LFI. L’un de leurs jour­nal­istes avait d’ailleurs posé une ques­tion très par­ti­sane démon­trant leur prox­im­ité avec le par­ti de Jean-Luc Mélenchon.

Ce tra­vail de réin­for­ma­tion de Pierre Sautarel, relayé mas­sive­ment sur X, a con­traint BFMTV à revenir sur le sujet dès le lende­main. Apolline de Mal­herbe s’est expliquée, recon­nais­sant implicite­ment le manque de véri­fi­ca­tion appro­fondie du pro­fil du témoin. Elle a ensuite énuméré tous les élé­ments sur Hugh­es B. relevés par Pierre Sautarel… sans le nom­mer une seule fois. En s’appropriant ain­si tout son travail.

Une fête qui sert de prétexte pour la violence d’ultragauche

Pierre Sautarel et sa com­mu­nauté X ont ain­si cor­rigé en temps réel le réc­it médi­a­tique qui présen­tait Hugues comme un sim­ple « étu­di­ant » et « sup­port­er du PSG » issu de la « jeunesse des quartiers ».

Dans la foulée de sa con­damna­tion, Hugues B. décrivait un moment de liesse col­lec­tive autour de la « deux­ième étoile » du club, affir­mant que la jeunesse des quartiers avait « le droit » de célébr­er. Il assur­ait ne pas vouloir repro­duire ces com­porte­ments, et vouloir rester chez lui lors de la prochaine Coupe du monde.

Un réc­it mino­rant les saccages dans la cap­i­tale. Le par­quet de Paris a recen­sé plus de 300 gardes à vue liées aux débor­de­ments du week-end, avec de nom­breuses com­paru­tions immé­di­ates. Des élé­ments rap­portés par Pierre Sautarel évo­quent même la présence pos­si­ble d’antifas et de black blocs autour du Tro­cadéro ce soir-là.

Jean-Charles Souli­er

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