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Nicolas Hénin

28 septembre 2018

Temps de lecture : 9 minutes
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Nicolas Hénin

Le syndrome de Stockholm persistant

« Mohamed Mer­ah, Meh­di Nem­mouche, Abdel­hamid Abaaoud, Maxime Hauchard et plein d’autres. Point com­mun ? Une édu­ca­tion catholique. » Tweet du 25 novem­bre 2015.

Originaire du Mans, fils d’un économiste et historien français, Nicolas Hénin se destinait à une carrière d’universitaire spécialiste du monde arabe. Mais à l’occasion d’un voyage au Proche-Orient il se découvre une vocation journalistique en signant ses premiers reportages pour Jeune Afrique. Dans le contexte qui précède l’invasion américaine de l’Irak en 2003, il s’installe à Bagdad pour le compte de Radio France.

Ana­lyste des dynamiques géopoli­tiques de la région et cor­re­spon­dant de guerre indis­pens­able, il con­tribue à de nom­breuses pub­li­ca­tions écrites (Mar­i­anne, Le Point) mais signe aus­si beau­coup de reportages télévisés. À par­tir des « print­emps arabes » de 2011, il cou­vre les événe­ments de pays comme la Libye, l’Égypte ou encore la Syrie. Un engage­ment pro­fes­sion­nel qui ne sera pas sans con­séquences, puisqu’il est enlevé en même temps que le pho­tographe Pierre Tor­rès dans la ville de Raqqa, en Syrie, le 22 juin 2013. Ses ravis­seurs de l’État Islamique l’emprisonnent aux côtés d’autres jour­nal­istes, comme James Foley et David Haines, qui seront plus tard exé­cutés. Il fau­dra atten­dre le 18 avril 2014 pour qu’il soit heureuse­ment libéré, suite à des trac­ta­tions restées secrètes, suite égale­ment peut-être à la forte mobil­i­sa­tion civique et médi­a­tique. L’hebdomadaire alle­mand Focus a avancé que la France a ver­sé 18 mil­lions de dol­lars pour la libéra­tion des jour­nal­istes enlevés en Syrie, donc Nico­las Hénin.

Depuis, Nico­las Hénin pour­suit sa car­rière de jour­nal­iste, mais de façon net­te­ment moins bril­lante. Sorte de con­sul­tant hybride, à mi-chemin entre le rescapé de ser­vice et l’ex­pert région­al, il dis­tille de plateaux télévisés en colonnes de jour­naux ses avis qui se veu­lent per­ti­nents et nuancés au sujet du con­flit syrien et du monde arabe, mais qui sont en réal­ité des repris­es absol­u­ment sim­plistes et peu sub­tiles du dis­cours inflex­i­ble du quai d’Or­say, lui-même tout sauf éclairé. Fustigeant sans relâche le régime Assad, dont il n’a pour­tant pas été cap­tif, il se place dans la droite lignée du trou­peau des « Char­lie », tou­jours prêts à réa­gir au ter­ror­isme par de vagues élans human­i­taristes aux accents masochistes. Se refu­sant à tout dis­cours de fer­meté mil­i­taire, diplo­ma­tique ou sim­ple­ment idéologique vis à vis du dji­hadisme islamiste, il prône plutôt un droit-de‑l’hommisme vic­ti­maire visant à trou­ver des excus­es cul­turelles et sociales aux rad­i­cal­isés français, et à réaf­firmer l’ex­is­tence d’une oppo­si­tion mod­érée au régime Assad, pour­tant fan­toma­tique sur le théâtre des opéra­tions. Il se mon­tre aus­si plus ou moins indif­férent au sort réservé aux chré­tiens dans les zones con­trôlées par l’État islamique, affir­mant qu’ils sont tués pour attir­er l’at­ten­tion, et que relay­er la chose est donc « con­tre-pro­duc­tif ». Dans cette optique, il se prononce con­tre l’oc­troi de visas aux pop­u­la­tions chré­ti­ennes venues d’I­rak, mais n’hésite pas à décrire le prob­lème migra­toire comme « un drame poli­tique », qu’il impute une fois encore… au régime Assad.

Autre­fois mû par une obser­va­tion dis­tan­ciée sur le ter­rain, Nico­las Hénin sem­ble donc s’être réfugié dans une dimen­sion alter­na­tive com­posée d’ab­strac­tions idéologiques pures, où la mièvrerie uni­ver­sal­iste fait loi, et où les enjeux géopoli­tiques de la région sont con­stam­ment réduits à l’e­uphémi­sa­tion du dan­ger représen­té par l’État islamique et à la dia­boli­sa­tion du régime syrien légal. Une analyse sans doute fondée sur un syn­drome de Stock­holm per­sis­tant, et dont la per­ti­nence se trou­ve très large­ment remise en cause au lende­main des attaques de Paris.

Parcours professionnel

Nico­las Hénin fait ses études sec­ondaires au très pres­tigieux lycée Hen­ri-IV, et pour­suit sa for­ma­tion en classe pré­para­toire au lycée Fénelon. Par la suite il se tourne vers la géo­gra­phie, à l’U­ni­ver­sité Paris‑1 Pan­théon-Sor­bonne, apprend l’arabe et se spé­cialise dans les rela­tions inter­na­tionales au Moyen-Ori­ent. Il con­sacre son mémoire aux rela­tions entre Israël et l’Égypte, ce qui l’amène à séjourn­er au Caire. Au cours de cette péri­ode, il développe un intérêt pour le jour­nal­isme, et four­nit ses pre­mières con­tri­bu­tions sous la forme de reportages pour Jeune Afrique. A son retour en France, il intè­gre l’In­sti­tut Pra­tique du Jour­nal­isme (IPJ), dont il sort diplômé en 1999. En 2002, il s’in­stalle en Irak où il séjourn­era deux ans comme jour­nal­iste indépen­dant. Il col­la­bore à de nom­breux médias : RFI, Radio Cana­da, mais aus­si Mar­i­anne et L’Heb­do de Lau­sanne. Il réalise égale­ment des films doc­u­men­taires dif­fusés sur Arte. Par la suite il est cor­re­spon­dant pour l’heb­do­madaire Le Point dans de nom­breux pays du monde arabe. Il réalise aus­si des reportages dif­fusés sur divers­es chaînes de télévi­sion par l’en­trem­ise de l’a­gence Solas Films. Il est enlevé le 22 juin 2013, alors qu’il se trou­vait dans la ville de Raqqa en Syrie pour cou­vrir la guerre civile. Libéré en avril de l’an­née suiv­ante, il pub­lie en jan­vi­er 2015 Jihad Acad­e­my, une analyse des fautes com­mis­es par l’Oc­ci­dent dans l’émer­gence de l’État islamique. Il est désor­mais jour­nal­iste indépen­dant et a par exem­ple con­tribué au jour­nal bri­tan­nique The Guardian.

En 2016, il pub­lie La France russe, enquête sur les réseaux Pou­tine, dont la thèse est que « les ser­vices de ren­seigne­ment russ­es con­sacrent à la France autant de moyens que lors de la Guerre froide ». En revanche ce pour­fend­eur de l’invasion russe n’a pas prévu d’enquête pour s’intéresser au soft pow­er – sou­vent assez dur et com­mi­na­toire – des améri­cains en France, et ce depuis des décen­nies. Dans ce livre, il ressort divers épisodes dont la réal­ité n’est pas établie, notam­ment au sujet du « dia­logue mus­clé » entre Pou­tine et Sarkozy, où le pre­mier aurait men­acé d’ «écras­er » le second.

En 2017, il pub­lie Com­pren­dre le ter­ror­isme, livre didac­tique à des­ti­na­tion du grand pub­lic dans lequel il retrace les orig­ines et les objec­tifs du ter­ror­isme – surtout islamique, et appelle à bâtir une « société résiliente » pour s’y opposer.

En juin 2017, il fonde avec l’avocat Cédric Mas, le spé­cial­iste des con­flits Jean-Marc Lafont, l’ingénieur en sécu­rité infor­ma­tique Bilad al-Fransa et l’ancien détenu de Guan­tanamo devenu spé­cial­iste de la préven­tion de la rad­i­cal­i­sa­tion Mourad Benchel­lali l’institut Action Résilience. Il explique à la Croix (16/6/2017) que « le sujet [du ter­ror­isme] occupe énor­mé­ment d’espace médi­a­tique mais mal­gré cette pro­fu­sion appar­ente, on con­state des lacunes per­sis­tantes dans la com­préhen­sion des ressorts du ter­ror­isme, de la rad­i­cal­i­sa­tion et du pas­sage à l’acte ».

« Le think tank entend ain­si informer le grand pub­lic sur les enjeux liés au ter­ror­isme à tra­vers son site, une newslet­ter, des col­lo­ques – le pre­mier est annon­cé pour l’automne. Il veut aus­si con­seiller les pou­voirs publics, les asso­ci­a­tions de ter­rain – sociales, sportives… – et les entre­pris­es privées », résume La Croix.

Sa nébuleuse

Pierre Tor­rès, James Foley, David Haines, Édouard Elias.

Publications

  • Jihad Acad­e­my : nos erreurs face à l’État islamique, Fayard, 2015.
  • Papa Héris­son ren­tr­era-t-il à la mai­son? Avec Pierre Tor­rès, Flam­mar­i­on, 2015.
  • La France russe, enquête sur les réseaux Pou­tine, Édi­tions Fayard, 2016, 322 p.
  • Haytham, une enfance syri­enne, Dar­gaud, 2016.
  • Com­pren­dre le ter­ror­isme, Édi­tions Fayard, 2017.

Distinctions

Nico­las Hénin a été plusieurs fois nom­iné au Prix Bayeux-Cal­va­dos des cor­re­spon­dants de guerre, tant pour ses réal­i­sa­tions télévisées que pour ses reportages écrits.

En sep­tem­bre 2014, il reçoit le Prix de la Fon­da­tion May Chidi­ac pour le courage en journalisme.

Il l’a dit

« Vain­cre le ter­ror­isme, c’est d’abord vain­cre la peur qu’il inspire […] Il faut alli­er force, adresse et résis­tance […] A l’État, le glaive, à la société, le boucli­er », La Croix, 02/11/2017.

« Un ter­ror­iste recherche, lorsqu’il com­met un atten­tat, de l’attention. La mort d’innocents n’est pas l’objectif de son attaque, elle est seule­ment le moyen pour attein­dre son but. Il a donc besoin d’im­pact et de cou­ver­ture médi­a­tique pour ses actions », Com­pren­dre le ter­ror­isme, 2017.

« Il faut con­naître l’his­toire du ter­ror­isme afin de pren­dre con­science que c’est un phénomène qui n’est absol­u­ment pas neuf et dont les orig­ines remon­tent à l’An­tiq­ui­té. Cela per­met de se défaire de l’im­age de génie du mal dans laque­lle les auteurs d’actes ter­ror­istes souhait­ent se drap­er, se don­nant presque une dimen­sion sur­na­turelle et d’anom­alie totale. Par ce biais, ils cherchent absol­u­ment à ce qu’on ne les com­prenne pas. Or, les com­pren­dre, les con­naître, c’est avoir une approche plus rationnelle de la men­ace », « France Soir, 01/2/2018.

« Les médias ont un rôle essen­tiel. Ils doivent être l’un des prin­ci­paux vecteurs de cette con­nais­sance de base. L’in­for­ma­tion du pub­lic doit être dépas­sion­née. Si elle ne doit pas inciter à la haine ou à la revanche, elle ne doit pas non plus entretenir un déni face à la réal­ité de la men­ace », ibid.

« Les dji­hadistes sont des pro­duits, des déchets de nos sociétés. C’est le résul­tat des mots et des prob­lèmes mal gérés qui se retrou­vent aujourd’hui exportés sur le ter­rain syrien. Quant aux com­bat­tants rad­i­cal­isés en Syrie et en Irak, ce sont aus­si des déchets de nos poli­tiques étrangères qui ont échoué à résoudre les prob­lèmes que nous avons-nous-même provo­qués », RTBF, 02/6/2016.

Une éducation catholique...

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« Mohamed Mer­ah, Meh­di Nem­mouche, Abdel­hamid Abaaoud, Maxime Hauchard et plein d’autres. Point com­mun ? Une édu­ca­tion catholique. » Tweet du 25 novem­bre 2015.

Au sujet des dji­hadistes de l’État islamique : «Il m’arrive encore main­tenant de par­ler à cer­tains d’entre eux sur les réseaux soci­aux, et je peux vous dire que l’idée que vous vous faites d’eux est pour l’essentiel le résul­tat d’une cam­pagne de mar­ket­ing et de rela­tions publiques. Ils se présen­tent comme des super héros. Cepen­dant, hors caméra, ils sont pathé­tiques à bien des égards. Ce sont des enfants des rues ivres d’idéologie et de pou­voir. En France, nous diri­ons qu’ils sont – bêtes et méchants. Ils sont sans doute plus bêtes que méchants, même s’il ne faut pas min­imiser le poten­tiel meur­tri­er de la bêtise », Atlanti­co, 20 novem­bre 2015.

« Daech, ce sont des ter­ror­istes. Ils cherchent à se faire pass­er pour les plus méchants alors qu’ils ne le sont pas : quand on regarde les chiffres, le régime [syrien] a tué dix fois plus que Daech », Cour­ri­er Inter­na­tion­al, 20 novem­bre 2015.

« Il faut être prêt à utilis­er la force con­tre d’autres acteurs que Daech, et en l’occurrence à impos­er par la force des zones de sécu­rité dans lesquelles les civils sont pro­tégés de ce qui est aujourd’hui le plus meur­tri­er en Syrie, et de loin : les bom­barde­ments du régime, […] ils sont, aujourd’hui, le prin­ci­pal instru­ment de recrute­ment de Daech », ibid.

«Je pense que beau­coup de gens, beau­coup de dji­hadistes qui par­tent se bat­tre en Syrie, sont con­va­in­cus qu’ils par­tent là-bas pour aider », Euronews, 5 mars 2015.

« Le dji­had, pour moi, c’est un mélange de guerre d’Espagne et d’embrigadement sec­taire. Un mélange de guerre d’Espagne, parce qu’il y a cette réac­tion face à l’horreur, face à l’horreur de ce qu’il se passe actuelle­ment en Syrie et dans une moin­dre mesure en Irak, et la volon­té de par­tir là-bas pour défendre la veuve, l’orphelin qui se font mas­sacr­er… » Ibid.

Répon­dant à la ques­tion de la moti­va­tion des can­di­dats au dji­had en France : « Peut-être à cause du ter­reau glob­ale­ment islam­o­phobe qu’on trou­ve en France et parce que les musul­mans de France se trou­vent exclus. Mais de fait, cette exclu­sion ne con­cerne pas que les musul­mans. 22 % des dji­hadistes français sont des con­ver­tis, sont des gens, pour la plu­part, de cul­ture catholique, cer­tains même de cul­ture juive, qui ont embrassé la foi musul­mane – pensent-ils en tout cas – pour aller men­er le com­bat en Syrie », Ibid.

« L’une des gross­es erreurs qu’on fait, en Occi­dent, avec l’EI, c’est de con­sid­ér­er qu’ils sont le mal. Évidem­ment, surtout dans ma posi­tion, je ne vais pas com­mencer à les défendre, mais le prob­lème, c’est qu’ils ne sont pas le mal : ils ne sont que le symp­tôme, la con­séquence. Le mal, c’est l’autoritarisme, le sec­tarisme qui déchire le Moyen-Ori­ent, et c’est surtout l’extraordinaire vio­lence poli­tique qui touche les pop­u­la­tions de la région. Il faut s’attaquer au mal et on détru­ira l’EI, par con­séquence », Cour­ri­er Inter­na­tion­al, 20 novem­bre 2015.

« En France, dans nos quartiers il y a très peu de syriens. Parce que les syriens c’est en gros les intel­los qui étaient opposants à la dic­tature et qui sont par­tis au cours des dernières décen­nies, ils sont assez peu nom­breux et plutôt bour­geois. Mais les jeunes de nos cités sont ultra con­cernés par le con­flit syrien, ils le suiv­ent de très près, et ça con­tribue à la rad­i­cal­i­sa­tion. Il y a une sol­i­dar­ité iden­ti­taire arabo-musul­mane, c’est une nou­velle illus­tra­tion de la trahi­son de l’oc­ci­dent, de cette société qui refuse de les inté­gr­er à la mai­son, chez eux, en France, et qui refuse de porter assis­tance à leurs frères, là-bas, au Moyen-Ori­ent », « On n’est pas couché », 21 mars 2015.

« L’État Islamique fait tout pour qu’on le pose sur le piédestal du super groupe ter­ror­iste. Alors qu’en fait, il n’est pas ça. Ils veu­lent jouer sur nos peurs, pour nous faire réa­gir en adop­tant des posi­tions out­ran­cières, que l’on perde nos moyens parce qu’on serait tétanisés par la peur. Il faut rester prag­ma­tique », Ibid.

« Si il y a bien quelqu’un, de cette bande de ravis­seurs, qui n’a jamais pronon­cé le nom de Dieu, c’est bien Meh­di Nem­mouche. Lui son plan c’é­tait de pass­er à la télé : on est en train de lui don­ner sat­is­fac­tion. Il voulait attein­dre une forme de notoriété, presque warholi­enne, il cher­chait presque à gag­n­er une émis­sion de télé-réal­ité… beau­coup de ces dji­hadistes sont des nolife qui cherchent un des­tin », Ibid.

« Les ravis­seurs n’ont pas réus­si à me ren­dre islam­o­phobe, au con­traire. Ceux qui pra­tiquent ce genre d’en­lève­ments n’ont rien à voir avec ceux que je côtoie dans la région depuis plus de dix ans », Jihad Acad­e­my, Fayard, jan­vi­er 2015.

« Notre civil­i­sa­tion doit tout aux ancêtres des Irakiens et des Syriens. Ils ont dû se regrouper pour vivre autour du sys­tème d’irrigation du Nil. Cette néces­sité les a con­traints à se civilis­er, à inven­ter l’écriture, les lois… », La Croix, 24 juin 2014.

Ils l’ont dit

« Vous dîtes qu’on par­le trop des mas­sacres de chré­tiens, mais on n’en par­le pas énor­mé­ment. Il faut quand même bien dire quelque chose sur les chré­tiens d’ori­ent qui, vous le savez, car vous con­nais­sez bien la région, ont de plus en plus de dif­fi­cultés en temps que minorité à habiter cette terre arabe. Il y avait un mil­lion et demi de chré­tiens en Irak en 2003, il n’y en a plus que 500 000 aujour­d’hui », Léa Salamé, On n’est pas couché, 21 mars 2015.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran BFMTV (DR)

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