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Nathalie Bensahel

Journaliste économique et femme de ministre

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 08/03/2015

Nathalie Bensahel, simple journaliste économique, est passée de l’ombre à la lumière lors de la nomination de son mari, Vincent Peillon, qui a été ministre de l’Éducation nationale sous les gouvernements Ayrault 1 et 2. Elle est née en septembre 1960 à Casablanca (Maroc).

Mar­iée avec l’ancien min­istre de l’Éducation nationale, Vin­cent Peil­lon, le cou­ple a deux enfants (Elie et Iza­ak). En mai 2012, le site inter­net israélien JSS News notait que « Vin­cent Peil­lon, lui-même non juif (une de ses grand-mère était juive), mar­ié avec Nathalie Ben­sa­hel (jour­nal­iste au Nou­v­el Obs), a célébré la bar-mitz­va d’un de ses enfants il y a peu. Avec un pareil héritage, on peut être cer­tain que l’apprentissage de la Shoah demeur­era impor­tant pour ce gou­verne­ment », « Le gou­verne­ment “Ayrault 1” a de quoi sat­is­faire les Français d’Israël », jssnews.com, 16 mai 2012.

Formation

Insti­tut d’Études Poli­tiques de Paris, sec­tion poli­tique économique et sociale (1983).

Parcours professionnel

Nathalie Ben­sa­hel com­mence sa car­rière de jour­nal­iste à La Vie Française de 1985 à 1989. Cet heb­do­madaire économique était dirigé à l’époque par Bruno Bertez et avait comme direc­trice de rédac­tion, Mireille Rusi­nak.

En 1989, à la suite du rachat le La Vie Française par le Groupe Expan­sion, elle rejoint comme de nom­breux autres jour­nal­istes de ce titre, la Tri­bune. Ce jour­nal économique et financier français a été créé en jan­vi­er 1985 par Bruno Bertez.

Elle intè­gre en 1991 le quo­ti­di­en Libéra­tion jusqu’en 2007. Pen­dant 16 ans, Nathalie Ben­sa­hel occupe dif­férentes postes : jour­nal­iste aux rubriques BTP, immo­bili­er, trans­port aérien et tourisme (1991–1994) ; puis au ser­vice économique (1994–1999) ; à la rubrique finance-entre­pris­es (1999–2000) ; avant de ter­min­er sa car­rière à Libéra­tion comme chef adjointe du ser­vice économie (2000–2007).

Jour­nal­iste au ser­vice économie du Nou­v­el Obser­va­teur (2007 à 2008), et depuis 2008, chef de ser­vice à la rubrique « Air du temps » du Nou­v­el Obser­va­teur. Depuis la nom­i­na­tion de son mari, Vin­cent Peil­lon, comme min­istre en mai 2012, elle ne s’occupe plus des ques­tions d’éducation et de poli­tique publique.

Parcours militant

Non ren­seigné.

Ce qu’elle gagne

Non ren­seigné.

Publications

Aucune.

Collaborations

Non ren­seigné.

Elle l’a dit

Jour­nal­iste spé­cial­iste de l’économie, Nathalie Ben­sa­hel a glis­sé avec les années vers des sujets plus légers comme la mode. Elle a pub­lié le plus sou­vent, au Nou­v­el Obser­va­teur, des arti­cles liés à la mode : « Mode été 2012 : “pret­ty” à tout prix », « Défilés à Milan : une mode façon Cinecit­ta », « A Milan, une vraie mode de print­emps » ou « Les robes de la princesse Cather­ine ».

Il est dif­fi­cile de trou­ver, même dans les arti­cles pub­liés dans le quo­ti­di­en Libéra­tion, des pris­es de posi­tion per­son­nelles ou des sujets polémiques.

Seul un arti­cle sur la décen­tral­i­sa­tion nous donne une idée de sa sen­si­bil­ité libérale.

« Des chargés de mis­sion en pagaille, des assis­tants infor­ma­tiques, des respon­s­ables au développe­ment touris­tique, au sport.., les élus locaux ne lési­nent pas sur les embauch­es. Chaque année, les maires, les prési­dents de con­seils généraux ou régionaux, les respon­s­ables de com­mu­nautés de com­munes font gon­fler les effec­tifs de leurs admin­is­tra­tions. En dix ans, de 1994 à 2005, les effec­tifs des com­munes ont aug­men­té de 160 000 per­son­nes, ceux des départe­ments de 40 000 agents, et le nom­bre de fonc­tion­naires des con­seils régionaux a dou­blé… (…)Les admin­is­tra­tions locales enflent à vue d’œil alors que celles de l’Etat ne dégon­flent pas », « Les impass­es de la décen­tral­i­sa­tion », Le Nou­v­el Obser­va­teur, 13/09/09.

Sa nébuleuse

Vin­cent Peil­lon : L’actuel min­istre de l’Enseignement du gou­verne­ment Ayrault est issu, selon Le Jour­nal du Dimanche d’une « famille pro­gres­siste de gauche, meur­trie par le nazisme et le stal­in­isme. Côté mater­nel : une grand-mère juive et répub­li­caine ; un culte pour les études ; une mère chercheuse, sœur du médecin Eti­enne-Emile Baulieu et de l’économiste Suzanne de Brun­hoff. Côté pater­nel: un père ban­quier et com­mu­niste ». Son père Gilles Peil­lon (1928–2007) fut directeur général de la pre­mière banque sovié­tique hors d’URSS, la Banque Com­mer­ciale pour l’Europe du Nord – Eurobank, puis de la banque fran­co-algéri­enne Union méditer­ranéenne de banque. Selon Jacques Benil­louche du site Temps et Con­tretemps. Infor­ma­tions israéli­ennes, « Vin­cent Peil­lon a fait son “com­ing out” juif il n’y a pas longtemps, à l’occasion de « l’appel à la rai­son» Jcall, qu’il avait signé avec Daniel Cohn-Ben­dit, Elie Bar­navi, Bernard Hen­ri-Levy, Zeev Stern­hell et Avi Pri­mor. (…) En 2009, il avait célébré la Bar-Mits­va de son fils Elie à la syn­a­gogue de la Place des Vos­ges à Paris. Pour la cir­con­stance, Vin­cent Peil­lon, qui a épousé en sec­onde noces la jour­nal­iste Nathalie Ben­sa­hel, avait mis les tefill­ins et était mon­té à la Torah. Agrégé de philoso­phie, il serait nom­mé min­istre de l’Éducation Nationale » (Source). Mem­bre des Comités com­mu­nistes pour l’autogestion (un grou­pus­cule d’extrême gauche) durant sa jeunesse, désor­mais proche du Grand Ori­ent de France (« Peil­lon partage nos valeurs, c’est un maçon sans tabli­er » selon un témoignage rap­porté par Le Figaro. Il prône une « république spir­ituelle », con­sid­érant « la franc-maçon­ner­ie et la laïc­ité » comme « reli­gions de la République ». Par ailleurs, Vin­cent Peilleon est mem­bre du club Le Siè­cle.

Ils ont dit

«“La sit­u­a­tion de Nathalie Ben­sa­hel, qui est aus­si l’épouse de Vin­cent Peil­lon, a bien évidem­ment été évo­quée au sein de la direc­tion de la rédac­tion du Nou­v­el Obser­va­teur”, affirme le mag­a­zine. “Il a été con­venu que Nathalie Ben­sa­hel s’occuperait exclu­sive­ment de la par­tie “modes de vie” de la rubrique, à l’exclusion totale des ques­tions d’éducation ain­si que des ques­tions de poli­tique insti­tu­tion­nelle ou publique”, pré­cise l’hebdomadaire. », Le Nou­v­el Obs redéfinit le rôle de Madame Peil­lon, lefigaro.fr, 24/05/2012.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran LeNou­velOb­ser­va­teur via Dai­ly­mo­tion (DR)

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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