Accueil | Actualités | Médias | Pas photogénique, Marine Le Pen ?
Pub­lié le 22 décembre 2012 | Éti­quettes : ,

Pas photogénique, Marine Le Pen ?

Vendredi dernier, 14 décembre, lors d’une conférence de presse, Marine Le Pen a refusé l’accès à un photographe de presse de l’Agence France Presse.

Pour justifier ce refus, Charlotte Soula, sa directrice de cabinet, a déclaré à l’AFP : « Vous vendez des photos d'elle qui sont aberrantes, tellement laides qu'elles frisent l'insulte. » « Ce n'est pas un truc de midinette. On a l'impression que c'est délibéré » a-t-elle ajouté.

Invitée à s’exprimer à ce sujet sur LCI, Marine Le Pen a considéré « que ces gens font de l’argent sur notre image, puisqu’ils vendent les photos qu’ils prennent. » Et la présidente du Front National de répondre aux accusations d’atteinte à la liberté d’expression : « C’est la liberté de faire de l’argent avec notre image ? Eh bien ma liberté c’est de leur dire non. Pour des raisons trop longues à expliquer. Ce n’est pas la liberté de la presse, c’est une entreprise commerciale. Vous faites de l’argent bien souvent avant de faire de l’information, c’est en tout cas le cas de ce photographe qui prend un malin plaisir à déformer des photos, ce qui ne me paraît pas très professionnel, pour pouvoir les vendre. Donc j’ai dit stop. »

De son côté, l’AFP a récusé « les accusations portées contre le photographe mis en cause auquel elle apporte tout son soutien » et a rappelé que ses journalistes « appliquent comme tous les journalistes de l'agence les règles d'impartialité qui sont l'un des fondements de la mission de l'AFP ». Même lors de l’agression d’un militant du Front National ?

Crédit photo : blandinelc via Flickr (cc)

Puisque vous êtes là, une minute d’attention s’il vous plaît…

Appels aux dons

…nous avons une petite faveur à vous demander. Vous êtes chaque jour plus nombreux à nous lire. Le travail de l’Observatoire du journalisme (Ojim) est unique. Chaque jour nous contribuons à « vous informer sur ceux qui vous informent », à nous battre pour la liberté d’expression, pour le pluralisme dans les médias, contre les censures.

Tout ceci se fait avec une petite équipe motivée, certains sont bénévoles mais la plupart sont des journalistes indépendants ou des étudiants en journalisme qui sont rémunérés. La majorité des rédacteurs, le webmestre, le manager des réseaux sociaux, l’infographiste, le vidéaste, le dessinateur sont rémunérés. Nous aider c’est préserver notre indépendance et conforter une voix attaquée en justice par Ramzi Khiroun, numéro 2 du groupe Lagardère, pour nous faire taire. Votre don est éligible à un reçu fiscal de 66%. Un don de 50 € ne vous coûtera que 16 €. Un don de 100 € vous revient à 33 €. Un don même minime est un encouragement, cela ne vous prend qu’une minute. D’avance merci !

Claude Chollet
Président de l'Ojim

Share This