Certains mots, certains sujets, certaines expressions, certaines images, certaines opinions ne doivent pas avoir droit de cité. Une entreprise que l’on doit bien appeler totalitaire, si les mots ont encore un sens.
Certains mots, certains sujets, certaines expressions, certaines images, certaines opinions ne doivent pas avoir droit de cité. Une entreprise que l’on doit bien appeler totalitaire, si les mots ont encore un sens.
La revue de géopolitique Conflits a publié début 2018 un numéro spécial sur le soft power américain sous toutes ses formes, en particulier dans le domaine des médias et de l’art de vivre. Via la farce des fake news (les bons vieux Bobards renommés à la sauce US), la Russie — au soft power supposé omnipotent — est accusée par tous les supports dominants, ad nauseam, de tous les maux. Au milieu de tout ce tintamarre, les chinois sont plutôt silencieux. Mais pas inactifs comme le montre notre dossier.
Il y a quelques décennies, François Mitterrand employait le terme de « petit télégraphiste » pour qualifier le Président de la République de l’époque. Dans la couverture des réticences de quelques députés dans le débat parlementaire en cours sur la Loi Asile et immigration, le même empressement à relayer certaines opinions semble saisir de nombreux journalistes.
Die Verabschiedung im Mai 2017 und das Inkrafttreten am 1. Januar 2018 des Netzwerkdurchsetzungsgesetzes (NetzDG) haben die offizielle französische Presse (und vielleicht gar die sonstige europäische Presse) nicht sonderlich begeistert.
Les lecteurs du Monde et du Figaro représentent sans doute des univers différents. Pourtant, sur certains sujets, les deux grands quotidiens nationaux se rejoignent. En particulier sur les sujets de politique étrangère, comme la victoire électorale éclatante de Victor Orbán en Hongrie le 8 avril 2018.
The dazzling career of David Petraeus, in turn — from Commander-in-chief of International Forces in Iraq and Afghanistan, to director of the CIA, to leader of the financial giant KKR and a media magnate — embodies a new form of military-security-financial-media power.
Des élections législatives vont être organisées en Italie en mars 2018. Pour une large frange des médias français, l’enjeu est simple : les « populistes » qui nourrissent un discours xénophobe sont opposés à des candidats pondérés et respectables. Ce prisme est largement partagé par de nombreux médias. Au point que le principal sujet de la campagne électorale italienne, l’immigration clandestine, n’est plus abordé que sous l’angle de quelques débordements verbaux et d’un fait divers malheureux.
RT sera lancée en France en décembre et les médias du système rivalisent déjà d’injures et de sous-entendus pour tenter d’en contrecarrer les effets qui ajouteraient encore plus de crise dans la situation déjà pas reluisante de la presse française. Avertir les Fraudes, intimider les clients et se lier entre concurrents pour chasser le nouveau venu, ce qui fonctionne dans une guerre des boulangers à Rouillac peut aussi marcher dans les grands médias.
Qwant ? késaco ? Non ce n’est pas un astéroïde nouvellement découvert, ni une recette cosaque à base de vodka et de betterave, encore moins un groupe de musique pop. Qwant est le moteur de recherche français, l’alternative à la domination de Google.
Tout est parti d’un éditorial du maire de Castres, en mars 2018 dans le journal municipal. Pascal Bugis, premier édile de la commune du Tarn (droite locale) s’y interroge sur le coût de la prise en charge de mineurs étrangers hébergés dans une commune voisine, Lagarrigue, alors que « l’argent public est une denrée rare ».
La Ministre de la Culture Françoise Nyssen, lors de sa visite aux Assises le jeudi 15 mars 2018, avait insisté sur la dimension « d’éducation aux médias » des jeunes générations pour les protéger des fausses nouvelles et autres rumeurs complotistes. De nombreux étudiants (en journalisme ou autre) et des collégiens fréquentaient le salon (entrée libre) et un « jeu éducatif » leur était proposé. Un jeu intéressant et révélateur du sens donné au mot « éducation » dans certains milieux journalistiques.
Laura Ingraham dont nous avions parlé en décembre 2017 est une des vedettes de la chaîne américaine Fox News, attirant téléspectateurs et recettes publicitaires. Trop confiante au centième jour du succès — fulgurant — de son émission sur Fox News, la fondatrice du site Cristiano-conservateur Lifezette s’est laissée aller à tweeter le 28 mars que l’étudiant David Hogg, rescapé de la tuerie de Parkland et nouvelle star anti-NRA des grands médias, avait pleurniché pour avoir vu sa candidature refusée sur dossier par quatre universités.