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Libé : une provoc’ à 700 000 balles

15 septembre 2012

Temps de lecture : < 1 minute
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Libé : une provoc’ à 700 000 balles

L’équili­bre financier de Libéra­tion (atteint en 2010 et 2011) pour­rait être com­pro­mis cette année.

En effet, selon Le Monde, la Une du 10 sep­tem­bre sur Bernard Arnault (“Casse-toi, riche con !”) pour­rait faire per­dre 700 000 euros de recettes pub­lic­i­taires au quo­ti­di­en du Baron Édouard de Roth­schild.

La faute, on s’en doute, au retrait immé­di­at des opéra­tions pub­lic­i­taires prévus d’i­ci la fin de l’an­née par les sociétés du groupe LVMH (- 150 000 euros). Mais pas seule­ment : d’autres entre­pris­es du monde du luxe ont décidé, par sol­i­dar­ité avec Bernard Arnault, de ne plus annon­cer dans Libéra­tion, rap­porte le quo­ti­di­en du soir qui cite “des sources internes”.

Libéra­tion s’est quand même payé le luxe de paraître mar­di 11 sep­tem­bre avec un gros encart pub­lic­i­taire Yves Saint Lau­rent, une mar­que du groupe PPR, con­cur­rent de LVMH. Il était “pro­gram­mé de longue date”, a fait savoir François-Hen­ri Pin­ault, son pro­prié­taire.

Le même jour, Renaud Rev­el, le “M. Médias” de L’Ex­press, évo­quait une perte de 500 000 euros de recettes pub­lic­i­taires pour Libé. Un mon­tant revu à la hausse par Le Monde du 13 sep­tem­bre, donc…

De jan­vi­er à août 2012, le groupe LVMH aurait, selon Yacast, dépen­sé 405 000 euros (une somme qui ne tient pas compte des remis­es com­mer­ciales) pour pro­mou­voir ses mar­ques Dior et Givenchy dans les pages de Libé, soit 1,5% du porte­feuille pub­lic­i­taire total du quo­ti­di­en et 20% du sup­plé­ment cul­turel Next, croit savoir Marc Bau­dri­er, jour­nal­iste à Chal­lenges.

Seule con­so­la­tion pour Libéra­tion, ses ventes : elles ont aug­men­té ce jour-là de 27% par rap­port à leur moyenne alors que la dif­fu­sion du titre (comme la pag­i­na­tion pub­lic­i­taire) est en forte baisse depuis l’élec­tion prési­den­tielle…

Crédit pho­to : DR.

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