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Michel Cymes

2 mars 2021

Temps de lecture : 14 minutes
Accueil | Portraits | Michel Cymes
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Michel Cymes

Temps de lecture : 14 minutes

Médecin des médias

Récemment revenu sur le devant de la scène médiatique avec le coronavirus, le médecin Michel Cymes a fait parler de lui à plusieurs reprises. Tout d’abord, il a été l’un des défenseurs du fait que ce ne soit qu’une “simple grippe”, au point d’être critiqué pour avoir “trop rassuré les Français” ou estimé que “l’on en faisait trop”. Il a par la suite émis des doutes sur la chloroquine ou profité de ses chroniques sur RTL pour attaquer Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, qui diffuseraient des “inepties” sur le sujet. Encore plus récemment, le “médecin-animateur” a estimé qu’il ne fallait “plus affoler les Français en diffusant les chiffres de mortalité”, une démarche “inutilement anxiogène”. Mais alors, comment ce chirurgien en est arrivé à devenir un incontournable animateur du PAF ?

Formation

Né en 1957 à Paris, il descend d’une famille de Juifs polon­ais ayant émi­gré en France durant l’entre-deux-guerres. Il grandit dans le quarti­er pop­u­laire de la Goutte d’Or dans le XVI­I­Ie arrondisse­ment de Paris où ses par­ents tra­vail­lent dans la confection.

Il réalise des études de médecine “pour faire plaisir à ses par­ents” entre Paris-Descartes, la fac­ulté de médecine de l’hôpi­tal Neck­er et l’hôpital de l’Hô­tel-Dieu de Chartres. Pour l’anecdote, il est d’abord recalé au con­cours de médecine puis, en rai­son d’une erreur, Simone Veil, min­istre de la San­té, “se voit con­trainte de rajouter 11 admis au sacro-saint numerus clausus”, et il est le onz­ième. Ses études l’amènent à devenir chirurgien spé­cial­isé dans l’ORL. Durant son ser­vice mil­i­taire, il est médecin volon­taire en Afrique.

C’est lors d’un ral­lye dans le Sahara où il est mobil­isé en tant que médecin au début des années 90, qu’il se serait rap­proché du monde médi­a­tique. Il y ren­con­tre effec­tive­ment des jour­nal­istes d’Europe 2 et com­mence alors à écrire des chroniques sci­en­tifiques pour la radio.

La star de la vulgarisation médicale sur France 5

Débute alors pour Michel Cymes une car­rière médi­a­tique abon­dante, sans pour autant quit­ter le corps médi­cal puisqu’encore actuelle­ment, il fait des con­sul­ta­tions aux urgences de l’Hôpi­tal européen Georges-Pom­pi­dou à Paris.

Après Europe 2, Cymes occupe un pre­mier poste impor­tant en tant que chroniqueur sur Télé­matin (Antenne 2 puis France 2) de 1991 à 1994. La même année, il devient respon­s­able et présen­ta­teur de la chronique san­té quo­ti­di­enne de France Info, et ce, jusqu’en 2003. Dès le début, il s’aventure à la radio comme à la télévi­sion, deux médias dont il reste adepte aujourd’hui, même s’il se fait prin­ci­pale­ment con­naître pour sa car­rière sur France 5, qui com­mence en 1994, après avoir quit­té France 2.

Ses deux pre­mières émis­sions rel­a­tives à la san­té qu’il présente sont “Qui vive” et “Atten­tion san­té”, entre 1994 et 1997. En 1998, est lancé “Le jour­nal de la san­té”, appelé par la suite “Le Mag­a­zine de la san­té” : c’est cette émis­sion qui le révèle au grand pub­lic. Il la coanime avec Mari­na Car­rère d’En­causse (de 2000 à 2018, année du départ de Cymes de l’émission), qui sera aus­si sa parte­naire entre­pre­neuri­ale ain­si que la co-auteur d’un ouvrage avec lui, sur le can­cer. De 2004 à 2018, Benoît Thévenet, jour­nal­iste et fils de médecin, présente aus­si avec eux Le Mag­a­zine. Cette émis­sion “d’information et de vul­gar­i­sa­tion de la médecine”, va ren­con­tr­er un franc suc­cès, au point de régulière­ment don­ner à France 5 ses meilleurs scores d’audience. Michel Cymes se fait aus­si remar­quer par l’usage fréquent de blagues, provo­quant par­fois des fous rires avec sa com­parse. Cette mar­que de fab­rique, créant “une atmo­sphère déten­due” tout en évo­quant des sujets médi­caux, est l’une des raisons prin­ci­pales de sa pop­u­lar­ité auprès des Français.

Le Mag­a­zine de la san­té” est un tel suc­cès, que France 5 en lance deux dérivés, tou­jours ani­més par Michel Cymes, “Allô doc­teurs” (2007–2018) et “Enquête de san­té” (depuis 2008).

Indépen­dam­ment de la télévi­sion où il passe un temps non nég­lige­able à l’antenne, le médecin fait aus­si un tour sur les ondes, en présen­tant l’émission heb­do­madaire de san­té sur Europe 1, avec “Com­ment ça va bien… merci”.

RTL et le retour sur France 2

Après son pas­sage sur Europe 1, bien que présen­tant tou­jours ses émis­sions sur France 5, Michel Cymes devient un réguli­er de RTL. Il y fait ses pre­miers pas en 2011, pour présen­ter “Ça va déjà Mieux”, jusqu’en 2014. Il y sévit de nou­veau avec sa mar­que de fab­rique habituelle, abor­der divers sujets médi­caux sur un ton décalé. Durant l’été 2012, il ani­me, tou­jours sur RTL, une émis­sion spé­ciale avec Véronique Mounier, doc­teur en phar­ma­cie et habituée des écrans, nom­mée “On refait la chose”.

La même année, il signe son retour sur France 2 avec “Les Aven­tures de médecine” et “Les Pou­voirs extra­or­di­naires du corps humain” (co-ani­mé avec Adri­ana Karem­beu), tou­jours dif­fusé actuelle­ment. Sur la même chaîne, en 2015, il coanime l’émission “Tout le monde joue”, avec Nagui, qui por­tait sur le cerveau et la mémoire.

En 2016, c’est le retour sur RTL avec une chronique quo­ti­di­enne san­té et bien-être, nom­mée “Ça va beau­coup mieux”, dans la mati­nale d’Yves Calvi. Depuis cette année, il ne quit­tera plus la radio, tout comme France 2, où il ani­me aus­si, depuis 2018 “Ça ne sor­ti­ra pas d’ici !”.

Cette riche car­rière médi­a­tique lui a valu d’être désigné “ani­ma­teur préféré des téléspec­ta­teurs” de 2014 à 2016. Elle ne l’a pas non plus empêché d’écrire plus d’une dizaine d’ouvrages sur ses sujets de prédilec­tion. Mais aus­si, de faire de l’humanitaire en étant mem­bre fon­da­teur et ambas­sadeur de La Chaîne de l’espoir, qui a pour mis­sion de “venir en aide aux enfants dému­nis” dans le monde, sur les thé­ma­tiques rel­a­tives à leur santé.

Radio, émissions de télévision mais aussi fictions

Enfin, l’insatiable médecin du PAF, s’est aus­si aven­turé sur le plus grand écran, en jouant un petit rôle dans La vérité si je mens ! 3 (2011) ain­si que dans Joyeuse retraite ! (2019), avec entre autres, Thier­ry Lher­mitte et Michèle Laroque. On le retrou­ve aus­si dans la série télévisée Y’a pas d’âge où il joue son pro­pre rôle dans un épisode et il est même l’acteur prin­ci­pal du télé­film Meurtres en pays d’Oléron (2018).

Il ne man­quait finale­ment plus qu’un seul for­mat au présen­ta­teur télé, celui des vidéos sur inter­net. Et ce sera chose faite en 2012, puisqu’il appa­raît dans un sketch du Gold­en Show. De nou­veau, il affirme son attrait pour l’humour, mais aus­si défini­tive­ment, pour toutes les sit­u­a­tions où il y a une caméra ou un micro, con­for­t­ant son qual­i­fi­catif de “médecin le plus con­nu du PAF”.

Condamnations

Michel Cymes a été con­damné en 2010, pour injures et diffama­tion. Il avait qual­i­fié le doc­teur Stéphane Dela­joux, le “médecin des stars” et entre autres, de John­ny Hal­ly­day, de “pau­vre type” et tenu d’autres pro­pos à charge. Le tri­bunal de grande instance de Paris l’a con­damné à lui vers­er 2 000 euros de dom­mages et intérêts.

Plagiat

Le 23 févri­er 2021, Cymes est inter­pel­lé sur Twit­ter par un blogueur, Yann Gozlan, médecin de son état. Celui-ci lui reproche d’avoir lu mot pour mot les dix pre­mières lignes d’un bil­let de son blog, inti­t­ulé « Amour et sex­u­al­ité à l’heure du Covid-19 » et signé du 14 févri­er, lors de sa chronique sur RTL. Tout cela sans qu’aucune source n’ait été citée à l’antenne. L’intéressé ne dément pas et admet son erreur dans la foulée sur le site de la radio : « Il va sans dire que je cite mes sources, qu’il s’agisse d’articles de presse ou de revues sci­en­tifiques. Cette fois-ci, pris par le déroulé de l’émission, je ne l’ai pas fait, je tiens donc à m’en excuser auprès de l’auteur de l’info reprise, Marc Gozlan, et du site qui héberge son blog, LeMonde.fr. ». Yann Gozlan aurait, en toute logique, reçu une com­pen­sa­tion finan­cière pour clore l’incident.

Parcours militant

Non doc­u­men­té, mais ses déc­la­ra­tions vont dans un sens hos­tile aux divers populismes.

Sa nébuleuse

Franck Cymes, son frère, il était directeur des droits dérivés et événe­ments chez France Télévi­sions de 2000 à 2012.

Mari­na Car­rère d’En­causse, médecin et jour­nal­iste, avec laque­lle il a coan­imé “Le Mag­a­zine de la san­té” sur France 5, mais aus­si, cofondé la société Pul­sa­tions en 2003, rachetée en 2016 par Newen 13 mil­lions d’euros. Il a aus­si écrit un livre avec elle, en 2007, inti­t­ulé Can­cer : Toutes vos ques­tions, toutes les répons­es. Enfin, c’est avec elle qu’il a créé en 2009, le site web bonjour-docteur.com, devenu par la suite, allodocteurs.fr. Ils avaient d’ailleurs fait la pro­mo­tion de ce site lors de son lance­ment en faisant une énième blague. Dans une vidéo, Michel Cymes annonçait par­tir à Los Ange­les pour rem­plac­er Hugh Lau­rie dans le rôle de Doc­teur House.

Ce qu’il gagne

En 2018, selon Cap­i­tal, Michel Cymes toucherait 15 000 euros à chaque dif­fu­sion de l’émission “Les Pou­voirs extra­or­di­naires du corps humain” qu’il coanime avec Adri­ana Karem­beu et dif­fusée 3–4 fois par an. Pour “Tout le monde joue” sur France 2, coan­imé avec Nagui, dif­fusée jusqu’à 5 fois par an, il touche 10 000 euros par émission.

Pour l’animation de “Allô doc­teurs” et “Le Mag­a­zine de la san­té” sur France 5, il touchait 15 000 euros par mois. En résumé, ses activ­ités médi­a­tiques feraient gag­n­er au médecin près de 300 000 euros par an.

En 2015, il a touché 1,5 mil­lions d’euros en reven­dant ses parts dans la société de pro­duc­tion 17 juin, qui pro­duit le Mag­a­zine de la San­té. Qua­tre ans plus tard, il aurait touché six mil­lions d’euros en reven­dant 62,5 % du cap­i­tal de Club san­té débat, qui organ­ise ses con­férences, édite son site web, pro­duit ses pro­grammes courts et coédite son mag­a­zine, à l’ogre Webe­dia, détenu par Marc Ladre­it de Lachar­rière. Son frère, Franck Cymes, jusque-là PDG du Club san­té débat, devient directeur du pôle san­té de Webedia.

Le médi­a­tique ORL béné­ficierait par ailleurs d’un allège­ment fis­cal impor­tant en ver­tu d’une astuce juridique. En effet, toutes ses activ­ités sont détenues par une société imma­triculée à Saint-Cloud et bap­tisée du nom de sa grand-mère, Gli­ka. Une par­tie de ses cachets d’animateurs et de ses droits d’auteur tran­sit­erait par cette société, ce qui l’exempterait de pay­er des charges, cette infor­ma­tion est don­née sous réserves.

Publications

  • À l’é­coute de votre san­té : Com­pren­dre, prévenir, guérir, Pay­ot, 1992
  • Avec Mithri­dade Davarpanah, Soyez sûr de votre haleine : Un point sur tous les traite­ments les plus récents et les plus effi­caces, Marabout, 2004
  • Avec Patri­cia Chalon, Dico féminin-mas­culin de l’amour, Marabout, 2006
  • Avec Mari­na Car­rère d’En­causse et le Dr Char­lotte Tour­mente, Can­cer : Toutes vos ques­tions, toutes les répons­es, Michel Lafon, 2007
  • Avec Dr Bernadette Oberkampf, Hypocon­dri­aques, je vous ai com­pris ! : Manuel à l’usage de ceux qui se croient fou­tus, Jacob-Duver­net, 2009
  • Avec Patrice Rome­denne, Com­plète­ment malades !, chêne, 2010
  • Avec Sébastien Mao, La vanne de trop, édi­tions Bam­boo, 2014
  • Hip­pocrate aux enfers — les médecins des camps de la mort, Stock, 2015
  • Avec Patrice Rome­denne, Vivez mieux et plus longtemps, Stock, 2016
  • Les arnaques de la médecine, Le Chêne, 2016
  • Avec Patrice Rome­denne, Votre cerveau, Stock, 2017
  • Chers hypocon­dri­aques…, Stock, 2018
  • Quand ça va quand ça va pas — leur corps: Leur corps expliqué aux enfants (et aux par­ents), Glé­nat Jeunesse, 2019
  • Avec Farah Kesri, Même pas bêtes ! Les 5 sens : Com­parons l’homme et l’an­i­mal, Glé­nat Jeunesse, 2019
  • Ras­surez-vous ! Vos symp­tômes de la tête aux pieds, Le Livre de Poche, 2019
  • Avec Alexan­dre Feltz, Sport san­té sur ordon­nance : Man­i­feste pour le mou­ve­ment, Équa­teurs, 2020
  • Avec Patri­cia Chalon, Sur l’Amour, Stock, 2020
  • Avec Damien Duquesne, Mangez bon, mangez bien, Webe­dia, 2020
  • Avec Car­ole Gar­nier, Plats digestes pour soirs de semaine — Dr Good, Solar, 2021

Ils ont dit

Il a un vrai tal­ent de vul­gar­isa­teur, qu’il met au ser­vice du pas­sage de l’information.” Karine Lacombe, Gala, 26 mars 2020.

Didi­er Raoult n’est pas un grand ama­teur de médias et doc­teur audi­mat [Michel Cymes] qui réduisent l’information ‘au niveau des bistrots’ [selon les ter­mes de Raoult, ndlr].” Libéra­tion, 27 mars 2020.

Michel Cymes dit sou­vent n’im­porte quoi. Ou alors, il enfonce des portes ouvertes, comme quand il affirme qu’il faut manger raisonnable­ment et ne pas se goin­fr­er. Son dis­cours est d’une grande banal­ité.(…) Aujour­d’hui, il n’honore pas vrai­ment notre pro­fes­sion. Au con­traire, il la dessert. C’est un bon représen­tant de l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique. Un médecin, ça exerce dans un cab­i­net, pas sur un plateau de télévi­sion.” Dr Philippe Even, Le Parisien, 20 mars 2019.

Même s’il est bien doc­u­men­té, cette façon qu’a Michel Cymes de se met­tre en vedette et de faire le pitre décon­sid­ère l’im­age médi­cale. Avec lui, un sujet sérieux devient un spec­ta­cle. Ce n’est pas mon éthique. En pous­sant la vul­gar­i­sa­tion jusqu’à l’ex­trême, il a franchi la ligne rouge. Fic­tion, télé, radio, mag­a­zines, je suis lassé de l’en­ten­dre partout. Il en fait trop. Tout ça me gêne, ce n’est pas le seul médecin au monde. Et peu impor­tent les sondages de pop­u­lar­ités, pour moi, ce n’est pas un gen­til.” Dr Bau­mann, Le Parisien, 20 mars 2019.

Le toubib le plus décon­neur du PAF.” TéléObs, 27 mars 2013.

Il l’a dit

« Je me suis ren­du compte que, depuis un an, je navais jamais dit “je ne sais pas” au pub­lic. […] On ma tou­jours payé pour être lexpert qui sait et explique, ce qui fait que le jour où je me suis ren­du compte que je ne savais pas, jai quand même fait comme si je savais », Le Monde, 20 févri­er 2021.

« C’est tout le problème du passe­port vac­ci­nal aujour­d’hui. On se dit: ‘oulala passe­port vac­ci­nal! Il va y avoir une scis­sure de la nation, cela va être cat­a­strophique’… Mais c’est quoi ce débat? […] On va vous deman­der un cer­ti­fi­cat de vac­ci­na­tion. Si vous êtes vac­cinés bah vous aurez accès à un avion, mais c’est ce qui va se pass­er de toute façon! […]Faut arrêter de penser que per­son­ne ne va vous deman­der le passe­port vac­ci­nal », BFMTV, 16 jan­vi­er 2021.

« Moi, par exem­ple, je ne porte pas de masque dans la rue, parce que jestime que ça ne sert à rien, sauf si on est dans une rue bondée, parce que com­merçante, parce quon croise pleins de gens. », On est en direct, France 2, 10 octo­bre 2020.

Je crois qu’il faudrait arrêter avec les taux et les chiffres de mor­tal­ité [du coro­n­avirus]. C’est inutile­ment anx­iogène. Car, à la télé, quand c’est bal­ancé, c’est bal­ancé. Con­séquence : une mul­ti­pli­ca­tion par qua­tre d’ap­pels au Samu depuis le début de la crise…” Le JDD, mars 2020.

« Je ne suis absol­u­ment pas inqui­et. Cest un virus de plus, cest une forme de grippe », Europe 1, 10 mars 2020.

Je dois dire qu’à la faveur de la crise san­i­taire que nous vivons, la col­lec­tion des idiots utiles du coro­n­avirus s’est enrichie de quelques tristes sires. Le coro­n­avirus a au moins cet avan­tage : c’est le révéla­teur des pitres dont on pour­rait se con­tenter de se gauss­er si leurs incon­séquences ne les rendait pas tout sim­ple­ment dan­gereux… Caté­gorie inter­na­tionale, il en est deux qui se tirent la bourre : Trump et John­son. On se demande à quelles fins le prési­dent améri­cain et le pre­mier min­istre bri­tan­nique jouent à celui qui aura la plus grosse inep­tie à son pal­marès ora­toire.” RTL, 10 mars 2020.

Dans la caté­gorie nationale, je peux vous dire qu’on tient un cham­pi­on en la per­son­ne de Nico­las Dupont-Aig­nan. Vous vous rap­pelez cette scène, dans un film resté célèbre, Le Dîn­er de cons pour ne pas le nom­mer, où Thier­ry Lher­mitte s’adresse au regret­té Jacques Villeret pour lui dire : ‘Mais vous ne vous arrêtez donc jamais, vous ?’ J’ai envie de me tourn­er vers Mon­sieur Dupont-Aig­nan pour lui dire la même chose : ‘Vous ne vous arrêtez donc jamais, Mon­sieur Dupont-Aig­nan ?’.” RTL, 10 mars 2020.

Les vannes ? Je ne les cherche pas. Elles m’arrivent toutes seules. Cet esprit cara­bin me vient de l’internat. Quand on côtoie la mort au quo­ti­di­en, le sexe devient un sujet défouloir.” TéléObs, 27 mars 2013.

Con­traire­ment à la grande gueule qu’on imag­ine, j’ai tou­jours été com­plexé par mon manque de cul­ture. Ma seule sci­ence est médi­cale. Et foot­bal­lis­tique. J’ai aus­si tou­jours pen­sé que je man­quais d’élocution. Au début, à la télévi­sion, j’apprenais mes textes par coeur, par peur de ne pas trou­ver les mots pour l’improvisation.” TéléObs, 27 mars 2013.

La com­mu­nauté sci­en­tifique a fait un grand pas en avant dans la recherche sur l’hyp­nose et l’in­som­nie mer­cre­di soir. Une expéri­ence réal­isée en direct sur 80.000 per­son­nes a révélé un phénomène très éton­nant jusque-là jamais observé.” Pour évo­quer la défaite de la France après un médiocre match de foot­ball le 3 mars 2010.