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Florian Philippot va poursuivre le « torchon » Closer

15 décembre 2014

Temps de lecture : 3 minutes
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Florian Philippot va poursuivre le « torchon » Closer

Florian Philippot va porter plainte contre Closer, a annoncé vendredi la présidente du Front National, Marine Le Pen.

« Il va porter plainte et il fera condamner ce torchon »

« Il va porter plainte et il fera con­damn­er ce tor­chon »

L’heb­do­madaire « peo­ple » avait pub­lié, dans sa dernière édi­tion, des pho­tos du numéro 2 du FN avec son com­pagnon en voy­age à Vienne, révélant de fait son homo­sex­u­al­ité sur la place publique (que tout le monde au FN ou dans le milieu jour­nal­is­tique con­nais­sait néan­moins). « Il va porter plainte et il fera con­damn­er ce tor­chon », a déclaré Mme Le Pen lors d’une con­férence de presse à Paris.

Et d’a­jouter que son bras droit n’avait « pas la moin­dre envie qu’on fasse de la pub­lic­ité » pour le mag­a­zine. « J’e­spère qu’il le fera con­damn­er dans des pro­por­tions qui éviteront à cette presse de recom­mencer ce genre d’in­tru­sion dans la vie privée dont j’ai été vic­time, dont mes enfants ont été vic­times », a‑t-elle pour­suivi, dénonçant des « méth­odes de voy­ous » qui « vont à l’en­con­tre des grands principes de notre Con­sti­tu­tion ».

Sébastien Chenu, ancien cadre UMP fon­da­teur de GayLib désor­mais au Rassem­ble­ment Bleu Marine (RBM), a pour sa part jugé le com­porte­ment de Clos­er « absol­u­ment abom­inable ». « J’au­rais aimé qu’on entende toutes ces asso­ci­a­tions, qui sont tou­jours si promptes à don­ner des leçons tout au long de l’an­née, dire quelque chose sur ce qui arrive à Flo­ri­an Philip­pot », a‑t-il com­men­té.

Et celui-ci d’es­timer que « si les juges se dis­ci­plinent à sanc­tion­ner cette presse à la hau­teur des béné­fices qu’elle encaisse avec ce genre de papi­er mal­sain, on en serait cer­taine­ment pas là ».

Par ailleurs mal­gré le tol­lé qua­si-général provo­qué par les révéla­tions de Clos­er, l’As­so­ci­a­tion des jour­nal­istes LGBT (Les­bi­ennes, Gay, Trans et Bi) a défendu la posi­tion du mag­a­zine et a estimé que le fait de dévoil­er l’ho­mo­sex­u­al­ité d’une per­son­nal­ité publique pou­vait se révéler utile.

Rap­pelant tout d’abord son « respect de la vie privée » (sic), l’as­so­ci­a­tion a plaidé pour que « l’ho­mo­sex­u­al­ité ne soit pas automa­tique­ment reléguée à la sphère privée (quand l’hétéro­sex­u­al­ité, elle, est tou­jours publique), et que la con­cep­tion par­fois très restric­tive de ‘vie privée’ ne serve pas d’ex­cuse pour entraver la lib­erté d’in­former ».

Reste à savoir si sa réac­tion aurait été la même si, au hasard, Minute avait révélé l’ho­mo­sex­u­al­ité d’un élu social­iste !

De son côté, la patronne de Clos­er, Lau­rence Pieau, a joué l’é­ton­née dans un entre­tien à Puremedias.com. Celle-ci a estimé que « c’est quand même dingue de con­stater qu’alors que le mariage pour tous a été adop­té il y a plus d’un an, il y a encore des dif­férences entre les cou­ples homo­sex­uels et les cou­ples hétéro­sex­uels ! » Et de con­fi­er qu’elle avait « du mal à com­pren­dre la vir­u­lence des réac­tions » suite à cette pub­li­ca­tion.

« On a dit les révéla­tions de mon mag­a­zine “indignes” et “immon­des”. Je suis peut-être très naïve mais je ne vois pas en quoi ces pho­tos seraient plus choquantes que celles mon­trant Emmanuel Macron et sa femme qui a 20 ans de plus que lui que nous avons pub­liées il y a quelques semaines… Aujour­d’hui encore, c’est comme si l’ho­mo­sex­u­al­ité était perçue comme quelque chose d’anor­mal et hon­teux au point qu’il faudrait s’in­ter­dire d’en par­ler », a‑t-elle ajouté.

S’interdire d’en par­ler, peut-être pas. Mais laiss­er aux prin­ci­paux intéressés le choix de le faire, cer­taine­ment.

Crédit pho­to : blandinelc via Flickr (cc)

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