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Facebook veut influencer les élections européennes

11 mai 2019

Temps de lecture : 2 minutes
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Facebook veut influencer les élections européennes

Vous connaissez l’histoire du pompier pyromane ? Qui dans un premier temps allume un feu pour avoir l’occasion de l’éteindre et, dans un deuxième temps, voit que le feu a détruit tout un quartier. C’est un peu l’histoire de Facebook avec les infox/fake news. Sous prétexte de recherche de la vérité, Facebook s’aligne sur le politiquement correct.

Le vice et la vertu

Quand le vice veut soutenir la ver­tu, il se grime. Face­book vit de l’exploitation de don­nées fournies aimable­ment (et sou­vent étour­di­ment) par ses util­isa­teurs. Ce qui per­met au réseau social de ven­dre des https://www.ojim.fr/facebook-nouveaux-ennuis-en-perspective/ fichiers ren­seignés pour de la pub­lic­ité ciblée.

La société de Mark Zucker­berg vient d’écoper d’une amende de deux mil­liards de dol­lars aux États-Unis pour sol­der l’affaire Cam­bridge Ana­lyt­i­ca, que nous avions évo­quée en mai 2018. De même avec son ami/ennemi Google, le réseau veut-il « aider le jour­nal­isme » par de menues aumônes tout en récupérant la majorité de la pub­lic­ité en ligne de la presse sous sa forme dig­i­tale, appau­vris­sant ain­si les médias.

Surveiller et punir, 1984 en 2019

Pour se refaire une ver­tu, Face­book lance une offen­sive de charme avec une sec­tion cen­sure. Cha­cun a pu voir les annonces sur le réseau : trans­parence affichée sur la pub­lic­ité poli­tique, lutte con­tre les « faux comptes », recours à l’intelligence arti­fi­cielle etc. En pre­mier rideau l’intelligence arti­fi­cielle est cen­sée sup­primer 99 % des faux comptes. Enten­dez par là égale­ment des vrais comptes, comme ceux de l’alt-right améri­caine qui vien­nent d’être sup­primés. La lutte con­tre les comptes bidons a bon dos. Mais, en deux­ième rideau, le réseau a mis en place une équipe d’une quar­an­taine de per­son­nes à Dublin pour com­bat­tre les infox lors de la cam­pagne des élec­tions européennes de mai 2019.

Cette équipe de néo-censeurs est sup­posée par­ler les 24 langues de l’Union Européenne et net­toy­er ce que les algo­rithmes auraient pu laiss­er pass­er.  Comme le dit plaisam­ment Richard Allan, vice-prési­dent de la société « Le jour­nal­isme et l’activisme seront néces­saires pour soutenir les efforts de l’entreprise. » Le camp du Bien sait par­ler la novlangue chère à 1984 d’Orwell.

Voir aussi

Élec­tions européennes : quand les médias et l’Union européenne font campagne

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