De l’impartialité des journalistes pendant la campagne

Un fait relativement passé inaperçu mais qui mérite le détour : lors de l’entre-deux-tours, Sarah Frikh, collaboratrice de RTL, s’est permis d’insulter violemment Marion Maréchal-Le Pen sur le réseau social Snapchat.

Alors qu’elle regardait une intervention de la jeune députée sur Europe 1, la journaliste a filmé une séquence la montrant devant sa télé et réagissant à l’entretien. On l’entend insulter la députée à plusieurs reprises. « Connasse », « Je te déteste », « Va mourir », lance-t-elle.

La vidéo a rapidement été reprise sur les réseaux sociaux, les internautes dénonçant le manque évident de neutralité de celle qui se présente, sur son compte Twitter, comme « journaliste à RTL ». Dans la foulée, la station a précisé que Sarah Frikh n’était pas une journaliste de la maison, mais simplement une collaboratrice de l’émission de Julien Courbet.

Ainsi, RTL s’est désolidarisée de ces propos qu’elle « condamne fermement, de même qu’elle condamne les messages injurieux publiés sur les réseaux sociaux en réaction à ce premier message ».

Une anecdote, certes, mais qui en dit long sur la partialité des journalistes durant cette campagne, et particulièrement durant l’entre-deux-tours. Dans le même registre, Nathalie André, directrice des programmes d’Europe 1, n’avait pas hésité à remplacer sa photo de profil Twitter par une image montrant Marine Le Pen barrée de la mention « #LePenNon ».

Déontologie, quand tu nous tiens…