Accueil | Actualités | Médias | Censure au Parisien ?
Pub­lié le 14 mars 2016 | Éti­quettes : ,

Censure au Parisien ?

C’est ce que dénoncent les syndicats et la Société des Journalistes du quotidien, propriété de Bernard Arnault.

En cause : une chronique, ou plus exactement, une absence de chronique du film Merci Patron !, qui « raconte la lutte d'une famille, les Klur, licenciés d'une filiale du groupe LVMH, qui cherchent à obtenir réparation avec l'aide du réalisateur ».

« Ordre a été donné aux confrères du service culture-spectacle qui avaient visionné le long métrage de ne pas le chroniquer, fût-ce en dix lignes, racontent les syndicats dans Libération. De même a été repoussée plus tard une proposition de sujet du service politique sur le buzz suscité à gauche par le film sous prétexte qu’il s’agissait "d’un sujet militant", "et qu’il y avait d’autres sujets prioritaires ce jour-là ».

Réponse du directeur de la rédaction, Stéphane Albouy : « c’est mon choix, un arbitrage comme j’en fais des dizaines d’autres».

Cela n’a pas convaincu les syndicats qui, dans un communiqué, estiment que « c’est un acte de censure qui a été posé. Ou plus précisément d’auto censure ». Et de s’interroger « demain sera-t-il impossible de parler d’une marque appartenant à LVMH ou de Bernard Arnault autrement qu’en termes laudateurs ? Aura-t-on le choix entre louange bien dosée ou silence honteux ? »

Interrogé par L’Obs, Olivier Corsan, délégué syndical du SNJ au Parisien estime que cette affaire « pose une vraie question quand le film parle directement du nouveau grand actionnaire du Parisien. La direction s'est défaussée sur ce sujet-là. On était attendus, et on n'a pas fait notre travail de journaliste ».

Source : Libération

Puisque vous êtes là, une minute d’attention s’il vous plaît…

Appels aux dons

…nous avons une petite faveur à vous demander. Vous êtes chaque jour plus nombreux à nous lire. Le travail de l’Observatoire du journalisme (Ojim) est unique. Chaque jour nous contribuons à « vous informer sur ceux qui vous informent », à nous battre pour la liberté d’expression, pour le pluralisme dans les médias, contre les censures.

Tout ceci se fait avec une petite équipe motivée, certains sont bénévoles mais la plupart sont des journalistes indépendants ou des étudiants en journalisme qui sont rémunérés. La majorité des rédacteurs, le webmestre, le manager des réseaux sociaux, l’infographiste, le vidéaste, le dessinateur sont rémunérés. Nous aider c’est préserver notre indépendance et conforter une voix attaquée en justice par Ramzi Khiroun, numéro 2 du groupe Lagardère, pour nous faire taire. Votre don est éligible à un reçu fiscal de 66%. Un don de 50 € ne vous coûtera que 16 €. Un don de 100 € vous revient à 33 €. Un don même minime est un encouragement, cela ne vous prend qu’une minute. D’avance merci !

Claude Chollet
Président de l'Ojim

Share This