Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Arrestation tragique à Vénissieux : Le Monde et Libération en flagrant délit de falsification

23 août 2022

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | Arrestation tragique à Vénissieux : Le Monde et Libération en flagrant délit de falsification

Arrestation tragique à Vénissieux : Le Monde et Libération en flagrant délit de falsification

23 août 2022

Temps de lecture : 2 minutes

Vendredi 19 août, à Vénissieux, des policiers ont voulu contrôler deux individus à bord d’un véhicule. Le conducteur n’a non seulement pas freiné, il a foncé avec son véhicule vers les membres des forces de l’ordre. L’un des policiers a fait usage de son arme pour détourner le véhicule. Il a involontairement tué le passager et blessé grièvement le conducteur. Nous revenons sur ces événements qui ont donné lieu de la part des journaux Le Monde et Libération à une présentation pour le moins étonnante, dans laquelle la police apparait en accusation.

Un véhicule transformé en arme

Il est avant toute chose impor­tant de revenir sur l’enchainement des faits, un enchaine­ment aus­si implaca­ble que mal­heureux qui a abouti au décès de l’un des délin­quants et à la blessure grave de l’autre, qui est peu après lui aus­si décédé :

  1. Deux délin­quants volent une voiture sur le park­ing d’un supermarché.
  2. Ils mon­tent à bord de ce véhicule et cir­cu­lent dans Vénissieux.
  3. Ils font l’objet d’un con­trôle par la police qui leur demande de s’arrêter.
  4. Non seule­ment le con­duc­teur n’arrête pas le véhicule qu’il con­duit, il accélère, il fonce sur les policiers.
  5. L’un des policiers est pro­jeté sur le capot puis au sol.
  6. Afin de ne pas être écrasé par le véhicule, l’un des policiers fait usage de son arme et tire en direc­tion du véhicule, tuant acci­den­telle­ment l’une des per­son­nes à l’intérieur de celui-ci et blessant griève­ment l’autre.

Le Monde et Libération en flagrant délit de falsification

Le Monde présente dans un arti­cle paru le jour même de l’accident les faits de la façon suivante :

« Un homme tué et un autre griève­ment blessé par des tirs de policiers après un refus d’obtempérer à Vénissieux ».

On pour­rait croire à la lec­ture de ce titre de l’article que les policiers ont fait un usage dis­pro­por­tion­né de leur arme : le fait que l’un d’eux ait tiré en direc­tion des per­son­nes dans la voiture pour éviter d’être écrasé est tout sim­ple­ment absent des pre­miers élé­ments de con­texte présen­tés en accroche de l’article.

Libéra­tion sait par­fois utilis­er la forme active : sujet, verbe, com­plé­ment, pour présen­ter les événe­ments. Enfin, par­fois, quand les cir­con­stances s’y prê­tent. Une forme qui peut par­fois cho­quer le lecteur.

Pour cou­vrir l’évènement, le jour­nal fondé par Jean-Paul Sartre annonce en titre d’un arti­cle paru le 19 août :

« À Vénissieux, la police tue un homme et en blesse un autre grave­ment après un refus d’obtempérer ».

Dans cet arti­cle égale­ment, ce n’est que dans le sous-titre que l’on apprend que le véhicule accélérait en direc­tion des policiers.

Des réactions outrées

Les réac­tions out­rées à cette présen­ta­tion des faits sont nombreuses :

Une syn­di­cal­iste de la police, Lin­da Keb­bab, tente de rétablir la qual­i­fi­ca­tion juridique des faits adéquate :

Le porte-parole d’un autre syn­di­cat polici­er com­mente égale­ment sur Twit­ter l’accident trag­ique qui a eu lieu à Vénissieux le 19 août :

On apprend égale­ment sur Twit­ter quelques infor­ma­tions sur le pro­fil des per­son­nes qui étaient dans la véhicule ayant fon­cé sur les policiers :

En début de semaine, Le Figaro con­sacrait un arti­cle aux refus d’obtempérer en France. Un toutes les 30 min­utes. Le jour même de l’accident à Vénissieux, le site d’information de faits divers, Actu17, don­nait l’information suiv­ante : « Un chauf­fard mul­ti­ré­cidi­viste traîne un polici­er et se lance dans une course-pour­suite, il est remis en lib­erté ». Les lecteurs de Libéra­tion retien­dront des événe­ments de Vénissieux que « la police tue ». Sans com­men­taires.

Voir aussi

Cet article GRATUIT vous a plu ?

Il a pourtant un coût : 50 € en moyenne. Il faut compter 100 € pour un portrait, 400 € pour une infographie, 600 € pour une vidéo. Nous dépendons de nos lecteurs, soutenez-nous !

Vidéos à la une

Derniers portraits ajoutés