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7 juillet 2026 | Temps de lecture : 7 minutes
Portrait

Marc Eynaud

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Marc Eynaud, né le 26 mai 1990, est un jour­nal­iste poli­tique à Valeurs actuelles, spé­cial­iste de la gauche française, en par­ti­c­uli­er LFI, mais égale­ment de Recon­quête.  Il ani­me une émis­sion sur Radio Cour­toisie et inter­vient sur CNews, BFMTV et France Info.

Con­traire­ment à d’autres con­frères, Marc Eynaud n’est pas devenu jour­nal­iste par mil­i­tan­tisme ou par volon­té de peser dans le com­bat des idées. « Devenir jour­nal­iste et écrire des livres, c’était mes deux rêves de goss­es », a‑t-il déclaré à l’O­jim. Son mod­èle de jour­nal­iste ? Joseph Kessel, grand reporter, résis­tant et académi­cien français, notam­ment auteur de L’Armée des ombres (1943), Le Lion (1958) et Les Mains du mir­a­cle (1960).

Jeunesse et Formation

Marc Eynaud a gran­di entre Car­pen­tras et Ver­sailles. Il entre au col­lège Hoche et fréquente plusieurs étab­lisse­ments avant d’obtenir son bac lit­téraire. Il valide une licence de Sci­ences Poli­tiques à l’Institut catholique de Vendée de 2009 à 2012. En 2013, Marc Eynaud effectue un stage au sein du cab­i­net de la prési­dence de l’UMP. Par la suite, le futur jour­nal­iste ter­mine ses études supérieures par un mas­ter en Com­mu­ni­ca­tion à l’IRCOM à Angers.

Parcours professionnel

Marc Eynaud débute sa car­rière de jour­nal­iste par un stage de mas­ter à Valeurs actuelles au print­emps 2014, puis pour­suit avec une alter­nance à Radio Notre Dame (2015–2016). Il pige ensuite pour Ten­dance Ouest, média nor­mand du groupe La Manche Libre (2016–2017) puis pour Aleteia pen­dant trois ans.

À par­tir de juil­let 2017, Marc Eynaud devient con­tribu­teur pour Boule­vard Voltaire (BV). L’aven­ture dur­era six ans (2017–2023). À ce moment-là, Marc Eynaud s’occupe essen­tielle­ment du développe­ment de la chaîne YouTube de BV et de l’étoffement de la rubrique poli­tique avec l’arrivée des 89 députés du RN à l’Assemblée nationale.

Lancé en 2012, Boule­vard Voltaire suit la tra­jec­toire des médias alter­nat­ifs de droite, se pro­fes­sion­nal­isant rapi­de­ment. Sous la direc­tion de Gabrielle Cluzel, Marc Eynaud par­ticipe au développe­ment du site web. Les jour­nal­istes obti­en­nent leur pre­mière carte de presse.

Marc Eynaud va, dans un même mou­ve­ment, suiv­re l’es­sor de nou­velles fig­ures poli­tiques. Il doc­u­mente notam­ment les débuts du syn­di­cat étu­di­ant la Cocarde et les pre­mières appari­tions médi­a­tiques de son ex-secré­taire général : Pierre-Romain Thion­net, aujourd’hui député européen. Marc Eynaud est égale­ment l’un des rares jour­nal­istes à cou­vrir l’opéra­tion coup-de-poing de Généra­tion Iden­ti­taire au col de l’Échelle en avril 2018. Le jour­nal­iste suit avec assiduité la cam­pagne prési­den­tielle de 2022, un « évène­ment pas­sion­nant », dira-t-il.

En par­al­lèle, Marc Eynaud est mem­bre du comité édi­to­r­i­al du men­su­el L’Incorrect.

Il intè­gre finale­ment en 2023 la rédac­tion de Valeurs actuelles, au moment où le divorce entre Geof­froy Leje­une et les action­naires est pronon­cé. Il démarre au ser­vice web avant d’être rapi­de­ment pro­mu au ser­vice poli­tique par Tug­dual Denis. À l’été 2026, Marc Eynaud est jour­nal­iste poli­tique au sein de « l’heb­do », en charge de la gauche française dans son ensem­ble et du par­ti Reconquête.

Il inter­vient sur France Info, CNews, BFMTV et dans les colonnes de Le Figaro Vox.

Un essor médi­a­tique notable au sein de la mou­vance des jour­nal­istes conservateurs.

Engagement

Marc Eynaud a par­ticipé au lance­ment de l’association SOS Chré­tiens d’Orient avec son prési­dent, Charles de Meyer.

Publications

  • L’Am­pleur des dégâts : 2017–2026, le vrai bilan d’une prési­dence, 24 févri­er 2026, Édi­tions l’Artilleur. Le macro­nisme a été pour Marc Eynaud, comme pour tous les jour­nal­istes de sa généra­tion, la trame générale de leur car­rière : « J’ai passé 10 ans à suiv­re l’actualité avec le prisme du macro­nisme », rap­porte-t-il. Une péri­ode charnière selon lui, Emmanuel Macron ayant « recon­fig­uré les cli­vages poli­tiques ». Alors que de nom­breux essais décrivent la per­son­nal­ité ou la psy­cholo­gie d’Emmanuel Macron, Eynaud s’est attaqué con­crète­ment à son bilan : « Per­son­ne n’a encore essayé de faire abstrac­tion du bon­homme et de dire con­crète­ment ce qu’il s’est passé ». Le jour­nal­iste détaille et surtout chiffre un à un les champs où le macro­nisme a échoué : casse sociale (pau­vreté, chô­mage), échec poli­tique — « en même temps » ukrainien et pales­tinien —, effon­drement économique, effon­drement de la san­té, ensauvage­ment, etc. Pour lui, le bilan est sans appel : « Il a échoué à ren­dre le pays plus riche qu’il ne l’était ». Et d’en­fon­cer le clou : « Tout son pari poli­tique ne lui sur­vivra pas et mour­ra avec lui. » Le jour­nal­iste note d’ailleurs une entente entre la gauche et la droite en France sur ce con­stat d’impuissance et d’échec du macronisme.

Quelques citations de l’ouvrage

« C’est tout le macro­nisme résumé : un élan, une promesse, un mur. » (p. 83)

« Sur le papi­er, les bud­gets aug­mentent et des lois sont adop­tées ; dans les faits, l’offre de soins se con­tracte, les lits dis­parais­sent, et les per­son­nels se raré­fient. » (p. 91)

Collaborations

  • Sa vie pour la mienne (éd. Artège, 2024), en col­lab­o­ra­tion avec Julie Grand.

Nébuleuse

Rédac­tions de Valeurs actuelles, CNews, Boule­vard Voltaire, Aleteia, Omerta.

Vie privée

Mar­ié et père de famille.

Il l’a dit

« Les deux élec­tions européennes du quin­quen­nat d’Emmanuel Macron se sont sol­dées par une défaite cuisante pour le camp macro­niste. », CNews, 9 mai 2026.

« On a l’impression qu’il en fait beau­coup plus des caiss­es quand il par­le de l’Europe que quand il par­le de la France. », CNews, 9 mai 2026.

« Le prob­lème d’Emmanuel Macron, c’est que dès son élec­tion tout le monde avait com­pris qu’en fait la France était trop petite pour lui et il y avait vrai­ment ce côté “je veux plus, je veux davan­tage” […] il par­le des avan­tages de l’Europe, il pour­rait aus­si rajouter l’absence de con­trôle de nos fron­tières, la perte de notre sou­veraineté, la mort de notre agri­cul­ture. Enfin, l’Europe ce n’est pas que du posi­tif, c’est aus­si du négatif et mal­heureuse­ment, Emmanuel Macron n’a fait qu’aggraver ces secteurs. », CNews, 9 mai 2026.

« Emmanuel Macron, on a l’impression qu’il a tou­jours vu sa car­rière comme une per­for­mance per­son­nelle, une per­for­mance indi­vidu­elle. Là, on a l’impression qu’il se regarde et se dit : “Eh les gars, j’ai quand même été prési­dent de la République, c’est pas mal non ?” […] Il n’a rien fait pour pré­par­er la suite, il n’a rien fait pour avoir un héri­ti­er : Gabriel Attal, il l’a fauché en pleine ascen­sion. Il a quand même nom­mé une de ses proches à la tête de la Cour des comptes, un de ses proches à la tête du Con­seil con­sti­tu­tion­nel, et c’est vrai qu’on peut y voir une ten­ta­tive de pré­par­er l’après : ne pas avoir d’héritier et ver­rouiller un petit peu l’avenir pour pou­voir se ménag­er un retour dans quelques années si l’envie lui pre­nait. », CNews, 24 avril 2026.

« Je n’ai pas du tout traité ce livre comme un catholique mais comme un jour­nal­iste, de manière factuelle et la plus détachée pos­si­ble […] Tous ces faits d’incendies, de pro­fa­na­tions sont passés sous le radar médi­a­tique, des faits de société passés sous silence. Mon pari jour­nal­is­tique a été de pren­dre tous ces faits isolés, de les met­tre ensem­ble et d’expliquer ce que cela racon­te de notre société, ce que cela dit de notre rap­port au sacré, à la tran­scen­dance et à notre his­toire. », Qui en veut aux catholiques ? Ces faits qu’on ne veut pas voir (éd. Artège, 2022).

Ils l’ont dit

Arthur de Watri­g­ant : « Dans L’Ampleur des dégâts (L’Artilleur), le jour­nal­iste de Valeurs actuelles, Marc Eynaud, passe à la sul­fa­teuse le bilan d’Emmanuel Macron et livre les élé­ments factuels qui en ont fait l’un des prési­dents les plus détestés de la Vᵉ République. », L’Incorrect, 19 mars 2026.

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