Marc Eynaud, né le 26 mai 1990, est un journaliste politique à Valeurs actuelles, spécialiste de la gauche française, en particulier LFI, mais également de Reconquête. Il anime une émission sur Radio Courtoisie et intervient sur CNews, BFMTV et France Info.
Contrairement à d’autres confrères, Marc Eynaud n’est pas devenu journaliste par militantisme ou par volonté de peser dans le combat des idées. « Devenir journaliste et écrire des livres, c’était mes deux rêves de gosses », a‑t-il déclaré à l’Ojim. Son modèle de journaliste ? Joseph Kessel, grand reporter, résistant et académicien français, notamment auteur de L’Armée des ombres (1943), Le Lion (1958) et Les Mains du miracle (1960).
Jeunesse et Formation
Marc Eynaud a grandi entre Carpentras et Versailles. Il entre au collège Hoche et fréquente plusieurs établissements avant d’obtenir son bac littéraire. Il valide une licence de Sciences Politiques à l’Institut catholique de Vendée de 2009 à 2012. En 2013, Marc Eynaud effectue un stage au sein du cabinet de la présidence de l’UMP. Par la suite, le futur journaliste termine ses études supérieures par un master en Communication à l’IRCOM à Angers.
Parcours professionnel
Marc Eynaud débute sa carrière de journaliste par un stage de master à Valeurs actuelles au printemps 2014, puis poursuit avec une alternance à Radio Notre Dame (2015–2016). Il pige ensuite pour Tendance Ouest, média normand du groupe La Manche Libre (2016–2017) puis pour Aleteia pendant trois ans.
À partir de juillet 2017, Marc Eynaud devient contributeur pour Boulevard Voltaire (BV). L’aventure durera six ans (2017–2023). À ce moment-là, Marc Eynaud s’occupe essentiellement du développement de la chaîne YouTube de BV et de l’étoffement de la rubrique politique avec l’arrivée des 89 députés du RN à l’Assemblée nationale.
Lancé en 2012, Boulevard Voltaire suit la trajectoire des médias alternatifs de droite, se professionnalisant rapidement. Sous la direction de Gabrielle Cluzel, Marc Eynaud participe au développement du site web. Les journalistes obtiennent leur première carte de presse.
Marc Eynaud va, dans un même mouvement, suivre l’essor de nouvelles figures politiques. Il documente notamment les débuts du syndicat étudiant la Cocarde et les premières apparitions médiatiques de son ex-secrétaire général : Pierre-Romain Thionnet, aujourd’hui député européen. Marc Eynaud est également l’un des rares journalistes à couvrir l’opération coup-de-poing de Génération Identitaire au col de l’Échelle en avril 2018. Le journaliste suit avec assiduité la campagne présidentielle de 2022, un « évènement passionnant », dira-t-il.
En parallèle, Marc Eynaud est membre du comité éditorial du mensuel L’Incorrect.
Il intègre finalement en 2023 la rédaction de Valeurs actuelles, au moment où le divorce entre Geoffroy Lejeune et les actionnaires est prononcé. Il démarre au service web avant d’être rapidement promu au service politique par Tugdual Denis. À l’été 2026, Marc Eynaud est journaliste politique au sein de « l’hebdo », en charge de la gauche française dans son ensemble et du parti Reconquête.
Il intervient sur France Info, CNews, BFMTV et dans les colonnes de Le Figaro Vox.
Un essor médiatique notable au sein de la mouvance des journalistes conservateurs.
Engagement
Marc Eynaud a participé au lancement de l’association SOS Chrétiens d’Orient avec son président, Charles de Meyer.
Publications
- L’Ampleur des dégâts : 2017–2026, le vrai bilan d’une présidence, 24 février 2026, Éditions l’Artilleur. Le macronisme a été pour Marc Eynaud, comme pour tous les journalistes de sa génération, la trame générale de leur carrière : « J’ai passé 10 ans à suivre l’actualité avec le prisme du macronisme », rapporte-t-il. Une période charnière selon lui, Emmanuel Macron ayant « reconfiguré les clivages politiques ». Alors que de nombreux essais décrivent la personnalité ou la psychologie d’Emmanuel Macron, Eynaud s’est attaqué concrètement à son bilan : « Personne n’a encore essayé de faire abstraction du bonhomme et de dire concrètement ce qu’il s’est passé ». Le journaliste détaille et surtout chiffre un à un les champs où le macronisme a échoué : casse sociale (pauvreté, chômage), échec politique — « en même temps » ukrainien et palestinien —, effondrement économique, effondrement de la santé, ensauvagement, etc. Pour lui, le bilan est sans appel : « Il a échoué à rendre le pays plus riche qu’il ne l’était ». Et d’enfoncer le clou : « Tout son pari politique ne lui survivra pas et mourra avec lui. » Le journaliste note d’ailleurs une entente entre la gauche et la droite en France sur ce constat d’impuissance et d’échec du macronisme.
Quelques citations de l’ouvrage
« C’est tout le macronisme résumé : un élan, une promesse, un mur. » (p. 83)
« Sur le papier, les budgets augmentent et des lois sont adoptées ; dans les faits, l’offre de soins se contracte, les lits disparaissent, et les personnels se raréfient. » (p. 91)
Collaborations
- Sa vie pour la mienne (éd. Artège, 2024), en collaboration avec Julie Grand.
Nébuleuse
Rédactions de Valeurs actuelles, CNews, Boulevard Voltaire, Aleteia, Omerta.
Vie privée
Marié et père de famille.
Il l’a dit
« Les deux élections européennes du quinquennat d’Emmanuel Macron se sont soldées par une défaite cuisante pour le camp macroniste. », CNews, 9 mai 2026.
« On a l’impression qu’il en fait beaucoup plus des caisses quand il parle de l’Europe que quand il parle de la France. », CNews, 9 mai 2026.
« Le problème d’Emmanuel Macron, c’est que dès son élection tout le monde avait compris qu’en fait la France était trop petite pour lui et il y avait vraiment ce côté “je veux plus, je veux davantage” […] il parle des avantages de l’Europe, il pourrait aussi rajouter l’absence de contrôle de nos frontières, la perte de notre souveraineté, la mort de notre agriculture. Enfin, l’Europe ce n’est pas que du positif, c’est aussi du négatif et malheureusement, Emmanuel Macron n’a fait qu’aggraver ces secteurs. », CNews, 9 mai 2026.
« Emmanuel Macron, on a l’impression qu’il a toujours vu sa carrière comme une performance personnelle, une performance individuelle. Là, on a l’impression qu’il se regarde et se dit : “Eh les gars, j’ai quand même été président de la République, c’est pas mal non ?” […] Il n’a rien fait pour préparer la suite, il n’a rien fait pour avoir un héritier : Gabriel Attal, il l’a fauché en pleine ascension. Il a quand même nommé une de ses proches à la tête de la Cour des comptes, un de ses proches à la tête du Conseil constitutionnel, et c’est vrai qu’on peut y voir une tentative de préparer l’après : ne pas avoir d’héritier et verrouiller un petit peu l’avenir pour pouvoir se ménager un retour dans quelques années si l’envie lui prenait. », CNews, 24 avril 2026.
« Je n’ai pas du tout traité ce livre comme un catholique mais comme un journaliste, de manière factuelle et la plus détachée possible […] Tous ces faits d’incendies, de profanations sont passés sous le radar médiatique, des faits de société passés sous silence. Mon pari journalistique a été de prendre tous ces faits isolés, de les mettre ensemble et d’expliquer ce que cela raconte de notre société, ce que cela dit de notre rapport au sacré, à la transcendance et à notre histoire. », Qui en veut aux catholiques ? Ces faits qu’on ne veut pas voir (éd. Artège, 2022).
Ils l’ont dit
Arthur de Watrigant : « Dans L’Ampleur des dégâts (L’Artilleur), le journaliste de Valeurs actuelles, Marc Eynaud, passe à la sulfateuse le bilan d’Emmanuel Macron et livre les éléments factuels qui en ont fait l’un des présidents les plus détestés de la Vᵉ République. », L’Incorrect, 19 mars 2026.

