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Philippe Palat

Pur produit du Midi

Philippe Palat est le directeur de la rédaction du quotidien régional Midi Libre. Né à Sète (Languedoc-Roussillon) en 1962. Son père, Lilan Palat, ancien directeur de la banque Dupuy de Parseval, était également militant au sein du parti UDF (Union pour la Démocratie Française).

Le site MidiLibre.fr est aujourd’hui l’un des sites d’informations de la Presse Quo­ti­di­enne Régionale les plus vis­ités, après Ouest-France.

Fomation

Philippe Palat est diplômé de l’école supérieure de jour­nal­isme de Paris.

Parcours professionnel

1986 : Philippe Palat entre au jour­nal Midi Libre à l’agence de Car­cas­sonne. Il dira avoir réus­si à ren­tr­er au jour­nal « à la suite de dif­férents stages d’été » effec­tués au Midi Libre, comme cela se fai­sait beau­coup à ce moment là.

1989 : Il rejoint l’agence du Midi Libre à Mont­pel­li­er. A cette époque il se spé­cialise dans le traite­ment de la jus­tice et des faits-divers.

1997 : Philippe Palat devient le chef de l’agence du Midi Libre de Mont­pel­li­er.

2000 : Il devient directeur des édi­tions mont­pel­liéraines.

2001 : Philippe Palat rejoint le siège social du Midi Libre à Saint-Jean-de-Védas pour y être nom­mé rédac­teur en chef adjoint.

2004 : Philippe Palat lance les sup­plé­ments loisirs Midi Libre Mont­pel­li­er-Sète et Gard.

2005 : Il sec­onde Roger Antech le directeur de la rédac­tion du Midi Libre à qui il suc­cédera quelques années plus tard. Il devient égale­ment rédac­teur en chef du Midi Libre.

2008 : Philippe Palat est pro­mu directeur de la rédac­tion du Midi Libre (poste qu’il occupe encore actuelle­ment), il suc­cède à Roger Antech qui a quit­té le jour­nal pour pren­dre des respon­s­abil­ités édi­to­ri­ales dans le groupe Her­sant Média. Dans le cadre de cette nou­velle pro­mo­tion, il est en charge de la coor­di­na­tion édi­to­ri­ale des sites inter­net liés au Midi Libre, du quo­ti­di­en gra­tu­it Mont­pel­li­er Plus ain­si que du mag­a­zine de ter­ri­toire Terre de Vins.

2010 : Le jour­nal de Philippe Palat con­naît de lourde cri­tique sur sa ligne édi­to­ri­al­iste jugée par­ti­sane. En effet, durant les élec­tions régionales de 2010 en Langue­doc-Rous­sil­lon, Georges Frêche, le can­di­dat sor­tant (dis­si­dent PS) était régulière­ment mis à l’honneur dans le quo­ti­di­en région­al. Une ligne édi­to­ri­ale qui a fini par faire réa­gir jusqu’aux jour­nal­istes eux-mêmes : «Une par­tie des jour­nal­istes est dégoûtée. Nous avons un regard très cri­tique sur la manière dont ces élec­tions ont été cou­vertes», « cer­tains jour­nal­istes se plaig­nent (sous cou­vert d’anonymat) du tour­nant frêchiste pris par leur canard et des pres­sions subies pour main­tenir cette ligne », peut-on lire dans un arti­cle de Libéra­tion con­sacré à ce sujet. Des accu­sa­tions dont Philippe Palat se défendra : « Cette affir­ma­tion gra­tu­ite et sans fonde­ment est inad­mis­si­ble et me dis­crédite à la fois dans mon tra­vail de jour­nal­iste et dans l’exercice de ma fonc­tion de direc­tion de la rédac­tion », écrira-t-il dans un droit de réponse envoyé au jour­nal Libéra­tion.

2011 : Son jour­nal est visé par une plainte de Car­la Bruni. L’ex-première dame accuse le jour­nal d’avoir dévoilé une par­tie de la maque­tte de son futur album. Une accu­sa­tion à laque­lle Philippe Palat répon­dra publique­ment lui-même : « Totale­ment incom­préhen­si­ble, parce qu’à aucun moment on n’a ni dérobé ni sub­til­isé une maque­tte », AFP, pub­lié le 23/03/2011.

En octo­bre 2011, une grève éclate dans la rédac­tion du Midi Libre pour deman­der à la direc­tion « un change­ment rad­i­cal du mode de man­age­ment (…) méth­odes dépassées, faites de dén­i­gre­ment, de dou­ble dis­cours et de petits arrange­ments » (Syn­di­cat Nation­al des Jour­nal­istes). Elle dur­era deux jours et sera très suiv­ie.

Le Midi Libre et le site d’information Fdesouche.com s’affrontent par articles interposés.

Le Midi Libre et le site d’information Fdesouche.com s’affrontent par arti­cles inter­posés.

2012 : Le Midi Libre et le site d’information Fdesouche.com s’affrontent par arti­cles inter­posés. À l’origine du con­flit, un « mil­i­tant d’extrême droite repen­ti » donne une inter­view au Midi Libre et racon­te com­ment il était chargé de cibler l’information pour ensuite la faire « mouss­er » et la dif­fuser. Le site Fdesouche.com réplique alors en con­statant que la jour­nal­iste à l’origine de l’article est une sym­pa­thisante du Front de Gauche de Jean-Luc Mélen­chon. Philippe Palat déclar­era que sa jour­nal­iste a été « trainée dans la boue », avant d’expliquer que la série d’articles con­cer­nant le site d’informations Fdesouche.com était des­tinée à « défendre les valeurs du jour­nal ».

2013 : Philippe Palat s’emporte sur le plateau de l’émission ACTU, se met­tant à dos le Syn­di­cat Nation­al des Jour­nal­istes qui le rap­pelle à l’ordre dans une let­tre publique.

Il a dit

« Parce qu’il [Georges Frêche] ne digère pas une page con­sacrée à ses dix-huit pre­miers mois de man­dat de prési­dent de la région, il sus­pend 3 mil­lions d’euros de cam­pagne pub­lic­i­taire insti­tu­tion­nelle. », Philippe Palat, Le Monde, 2006.

« Le ring UMP ressem­ble plutôt à une morne plaine parsemée de troupes affaib­lies sur laque­lle l’ex-président en chef déboule tam­bour bat­tant », à pro­pos du retour de Nico­las Sarkozy en poli­tique, 2014.

Philippe Palat s’emporte sur le plateau de l’émission ACTU, se mettant à dos le Syndicat National des Journalistes qui le rappelle à l’ordre dans une lettre publique.

Philippe Palat s’emporte sur le plateau de l’émission ACTU, se met­tant à dos le Syn­di­cat Nation­al des Jour­nal­istes qui le rap­pelle à l’ordre dans une let­tre publique.

« C’est un triste anniver­saire pour un médiocre bilan », s’exprimant sur le bilan de la pre­mière année du quin­quen­nat de François Hol­lande, 2013.

« Je suis un enfant du pays (Langue­doc-Rous­sil­lon), un pur pro­duit Midi Libre », dans une inter­view ‘’les aléas du direct’’, 2013.

« C’est une lanci­nante dé-crédi­bil­i­sa­tion de la classe poli­tique qui, manœu­vrière et indi­vid­u­al­iste, n’en finit plus de décevoir », à pro­pos de l’abstention pour les élec­tions régionales de Mars 2010, 2010.

« Il est insub­mersible, Sarkozy. On le croy­ait touché par l’affaire Bet­ten­court, tor­pil­lé par le scan­dale Karachi, sabor­dé par le dossier Tapie, coulé après le rejet de ses comptes de cam­pagne… et pour­tant, le voilà de retour ! Mieux : il sur­nage ! », Philippe Palat dans Le Midi Libre, 2013.

« En Hol­landie, on n’a pas inven­té la potion mag­ique, mais on cul­tive la méth­ode Coué », Philippe Palat dans Le Midi Libre, 2013.

« Nous avons tenu la ligne de l’indépendance vis-à-vis du prési­dent sor­tant d’un bout à l’autre», Philippe Palat à pro­pos des accu­sa­tions de bien­veil­lance vis-à-vis du can­di­dat PS dis­si­dent Georges Frêche pour les élec­tions régionales en Langue­doc-Rous­sil­lon, 2010.

« Le Front Nation­al s’est dégoté un maitre à penser. Clan­des­tin hier, en pleine lumière désor­mais. A chaque livre, Eric Zem­mour, ce jour­nal­iste qui cour­tise les plateaux télé et hante les stu­dios radio, se méta­mor­phose en essay­iste sub­ver­sif de l’extrême droite. Au début, c’était sournois. À vrai dire, per­son­ne n’y croy­ait. Com­ment cet édi­to­ri­al­iste inspiré et cul­tivé pour­rait-il se per­dre en con­sid­éra­tions intel­lectuelles enragées ? L’avenir allait nous don­ner tort. Passés les por­traits sub­tils et intel­li­gents de Bal­ladur et Chirac, ses neu­rones com­men­cent à s’emmêler, son psy­chisme à se tor­dre et son sur­moi à dérailler jusqu’à s’en pren­dre à la fémin­i­sa­tion de la société dans le Pre­mier Sexe (2006) », Philippe Palat dans un édi­to con­sacré au Sui­cide français d’Éric Zem­mour, 2014.

« Zem­mour nour­rit la plus vile des caus­es : la haine de l’autre », idem.

« Ce prési­dent de la République qui veut obstiné­ment  ray­er le Langue­doc-Rous­sil­lon de la carte de France en dilu­ant son énergie ensoleil­lée dans les par­celles de maïs boueuses et gris­es de Midi Pyrénées », Philippe Palat dans Le Midi Libre, 22 juin 2014.

Ils ont dit de lui

« La France ne se lim­ite pas aux gauchistes dont vous faites par­tie et les électeurs du Front Nation­al », Robert Bayle, offici­er en retraite dans une let­tre adressée à Philippe Palat en droit de réponse, 2014.

« Midi libre a par­ticipé au dis­crédit de la gauche anti-Frêche, en la rabais­sant plutôt qu’en l’analysant. Les édi­to­ri­al­istes font du “par­ler Frêche”, en reprenant son antiparisian­isme ain­si que ce même lan­gage pop­u­laire, cette famil­iar­ité de comp­toir », un jour­nal­iste de la rédac­tion à pro­pos de la ligne édi­to­ri­al­iste du jour­nal durant les élec­tions régionales de 2010, Libéra­tion, 2010.

« Chaque jour, on se dit : là, Midi libre a atteint le som­met. Et le lende­main, le quo­ti­di­en apporte de nou­velles preuves de sa tou­jours plus grande révérence envers Georges Frêche », le jour­nal­iste du site Mont­pel­li­er Jour­nal, Jacques-Olivi­er Teyssier sur la ligne édi­to­r­i­al du Midi Libre durant les élec­tions régionales de 2010.

« Si le ridicule tuait, Philippe Palat, on l’a déjà dit, ne serait plus de ce monde », Jacques-Olivi­er Teyssier jour­nal­iste au Mont­pel­li­er Jour­nal, 2010.

« Je mets au défi M. Palat de me dire dans les yeux qu’il n’a jamais ordon­né, à un de ses jour­nal­istes, de dif­fér­er la sor­tie d’un papi­er pour ne pas froiss­er une col­lec­tiv­ité et les pub­lic­ités qui vont avec. J’ai un exem­ple très pré­cis en tête même s’il y a pre­scrip­tion. Et il le sait », un ancien jour­nal­iste du quo­ti­di­en se con­fi­ant à Mont­pel­li­er jour­nal, 2010.

Sa nébuleuse

L’équipe de la rédac­tion en chef du Midi Libre :
Roger Antech, ancien directeur de la rédac­tion.
François Mar­tin, rédac­teur en chef édi­to­r­i­al.
Jean-Lau­rent Truc, rédac­teur en chef exé­cu­tif.
Yann Marec, rédac­teur en chef adjoint.
Michel Rou­vière, rédac­teur en chef adjoint.
Michel Pélam­our­gue : rédac­teur en chef mul­ti­mé­dia.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo via Youtube (DR)

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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