Accueil | Portraits | François-Régis Hutin

François-Régis Hutin

Connétable de Bretagne, empereur d’Ouest-France, pape de la P.Q.R.

« FRH ? Un jour­nal­iste qui se méfie des jour­nal­istes, un démoc­rate auto­crate, un bour­geois qui déteste l’argent, un catholique sans états d’âme, un timide aus­si chaleureux qu’ombrageux. Un baron de province qui a fait mor­dre la pous­sière aux Amau­ry ou aux Her­sant, ces princes parisiens de la presse qui avaient osé le défi­er », L’Express, « François-Régis Hutin, 50 ans de Ouest-France », 6 févri­er 2010.

François-Régis Hutin est à la tête du premier quotidien français avec une diffusion journalière s’élevant à 750 000 exemplaires, à la tête d’un groupe de presse rayonnant sur trois régions et douze départements avec 53 éditions locales. Tout en paradoxe, ce patron de presse, se revendiquant chrétien et humaniste, passé par les séminaires de la Mission de France d’où sortiront les premiers prêtres ouvriers, règne sans partage sur un empire de presse placé en situation quasi-monopolistique sur le grand Ouest.

Formation

François-Régis Hutin est né en juin 1929 à Rennes. Deux­ième des cinq enfants de Paul Hutin-Des­grées, il est le petit-fils d’Emmanuel Des­grées du Loû, com­mis­saire de la Marine à Vannes, puis avo­cat à Rennes, cofon­da­teur avec l’abbé Trochu, vicaire à Vit­ré, de L’Ouest-Éclair en 1899, avec pour voca­tion de ral­li­er les catholiques à la République. Le père de François-Régis Hutin, Paul Hutin (1888–1975), est fils d’un mod­este com­merçant lor­rain. Ancien com­bat­tant de la « Grande Guerre », Paul Hutin sera engagé volon­taire dans le batail­lon de chas­seurs d’Emile Dri­ant, plus con­nu sous le pseu­do­nyme de « cap­i­taine Dan­rit ». Blessé à Ver­dun, médail­lé mil­i­taire, croix de guerre, six fois cité, il entam­era après 1918 une car­rière poli­tique mar­quée très à droite, proche de Sol­i­dar­ité française, can­di­dat « antipar­lemen­taire » lors d’une lég­isla­tive par­tielle à Ver­dun (où il sera bat­tu). Son frère sera respon­s­able local des Jeuness­es patri­otes, puis des Croix de Feu. Paul Hutin épouse en 1926 la fille d’Emmanuel Des­grées du Loû. Il entre à l’Ouest Éclair en 1930 dont il devient le secré­taire général. Il démis­sionne du jour­nal en 1940, ten­tant sans suc­cès de rejoin­dre Lon­dres. Sans être réelle­ment engagé dans la Résis­tance durant l’occupation, Paul Hutin n’en est pas moins inquiété par les autorités alle­man­des et incar­céré en 1943 pour pro­pa­gande gaulliste. Après guerre, Paul Hutin, devenu Hutin-Des­grées, fondera Ouest-France sur les décom­bres de l’Ouest-Éclair et sera député MRP du Mor­bi­han de 1946 à 1956.

A l’adolescence, François-Régis Hutin, d’abord ten­té par la voie religieuse, entre au sémi­naire de la Mis­sion de France à Lisieux en 1949 où il passe deux années. La Mis­sion de France con­stitue une expéri­ence inno­vante, précurseur du mou­ve­ment des prêtres ouvri­ers, voulant dévelop­per un chris­tian­isme social en phase avec la société et par­ti­c­ulière­ment par­mi les caté­gories sociales pop­u­laires qui s’en sont éloignés. Mais la dimen­sion pro­gres­siste du sémi­naire est mal perçue par le Vat­i­can qui inter­dit le mou­ve­ment des prêtres ouvri­ers et rap­pelle sèche­ment à l’ordre la Mis­sion de France. François-Régis Hutin quitte alors le sémi­naire et fait son ser­vice mil­i­taire dans les com­man­dos colo­ni­aux para­chutistes et entame une car­rière dans la marine marchande. Il embar­que sur le Pei-ho des mes­sageries mar­itimes et part pour l’Australie et l’Extrême-Orient. Puis, après une année de philoso­phie au sémi­naire uni­ver­si­taire de Lyon, il embar­que sur le navire « Ville du Havre » de la nou­velle com­pag­nie Havrez Pénin­su­laire comme garçon d’office et nav­igue vers Mada­gas­car et l’Océan indi­en, etc. À son retour, il s’inscrit à la Sor­bonne à Paris, où il obtient ses cer­ti­fi­cats de soci­olo­gie, his­toire économique, géo­gra­phie économique, puis à l’université de Poitiers où il obtient le cer­ti­fi­cat de psy­cholo­gie sociale, tout en réal­isant des enquêtes soci­ologiques pour la C.O.F.R.O.R et Économie Human­iste.

Parcours professionnel

Celui que l’on surnom­mera « FRH » entre à Ouest-France comme jour­nal­iste sta­giaire en 1961. Il en grav­it les éch­e­lons à la vitesse de l’éclair, devenant directeur général en 1965, sous la prési­dence de Louis Estran­gin. Il peine en revanche à s’imposer à la tête du jour­nal à la suite de son père. Le quo­ti­di­en est alors l’objet d’une vio­lente guerre de suc­ces­sion qui oppose à par­tir de 1965 les deux branch­es de la famille, les Hutin et les Des­grées du Loû. Cette dure bataille pour pren­dre en main le jour­nal est finale­ment rem­portée en 1970 par les Hutin, avec à leur tête les deux fils, l’aîné, François-Xavier et François-Régis (qui a l’ascendant sur son frère). FRH est nom­mé PDG de Ouest-France en 1984, qu’il mène de manière autori­taire et exclu­sive, ren­con­trant en entre­tien chaque jour­nal­iste nou­velle­ment recruté et con­trôlant quo­ti­di­en­nement chaque édi­tion locale du quo­ti­di­en région­al.

Parcours militant

Son pas­sage à la Mis­sion de France mar­que forte­ment sa per­son­nal­ité et la tonal­ité du quo­ti­di­en. Autour de la devise « Jus­tice et Lib­erté », le jour­nal défend les valeurs human­istes, libérales et démoc­rates-chré­ti­ennes, s’inscrivant dans la tra­di­tion du Mou­ve­ment répub­li­cain pop­u­laire (MRP). Le quo­ti­di­en région­al, à tra­vers notam­ment les édi­to­ri­aux que François-Régis Hutin signe chaque same­di, prend régulière­ment posi­tion sur des sujets de société ou poli­tiques. Le jour­nal s’engage ain­si résol­u­ment dans le com­bat con­tre la peine de mort et pour l’amélioration des con­di­tions de vie dans les pris­ons. Il est égale­ment en pointe pour la défense de l’école libre en 1984 et en faveur de l’Europe, défen­dant le « Oui » lors du référen­dum de Maas­tricht en 1992 et en faveur de la con­sti­tu­tion européenne en 2005 (la Bre­tagne, lors de ces deux con­sul­ta­tions, s’affirmera résol­u­ment européiste, avec près de 60 % pour le Oui en 1992 et 51 % en 2005). De même, le quo­ti­di­en est cité comme un des prin­ci­paux rem­parts au développe­ment des idées du Front nation­al en Bre­tagne où celui-ci ne dépassera jamais 10 %. La famille Hutin affichera égale­ment ouverte­ment son oppo­si­tion au mariage homo­sex­uel, ce qui lui vau­dra quelques volées de bois vert à laque­lle elle n’était pas accou­tumée, puisque placée jusqu’ici plutôt dans le camp de la bien pen­sance…

Bien que Bre­ton, « FRH » reste cepen­dant très rétif face à l’affirmation de l’identité bre­tonne, exp­ri­mant sa réti­cence au rat­tache­ment de la Loire-Atlan­tique à la Bre­tagne et préférant une région Grand-Ouest plutôt qu’une Bre­tagne réu­nifiée. Le mag­a­zine Bre­tons (qui dépend du groupe Ouest-France) de févri­er 2013 est ain­si retiré de la vente avant de revenir en kiosque quelques jours plus tard avec une nou­velle Une. « FRH » n’a, sem­ble-t-il, pas accep­té la cou­ver­ture du mag­a­zine qui titrait «18% des Bre­tons pour l’indépendance !» suite au résul­tat d’un sondage com­mandé par le men­su­el à l’Ifop. De retour en kiosque, la nou­velle édi­tion, mod­i­fiée, titre : «69% des Bre­tons ignorent leur his­toire.»

Ce qu’il gagne

Non ren­seigné

Publications

Aucune

Collaborations

Non ren­seigné

Il a dit

« Ces ques­tions [mariage homo­sex­uel et euthanasie NDLR] sont fon­da­men­tales car elles touchent le fonde­ment même de la société, c’est-à-dire ce pacte social qui règle de fait et de droit les rap­ports entre ses mem­bres. Ces ques­tions ont déjà été traitées récem­ment à fond par des assem­blées par­lemen­taires à la suite de larges con­sul­ta­tions et con­cer­ta­tions. Pourquoi y revenir aujourd’hui ? Notre pays, en proie déjà à de nom­breuses et si graves dif­fi­cultés, a-t-il vrai­ment besoin de se voir divisé sur de telles ques­tions ? On sait par­faite­ment qu’elles réson­nent au plus pro­fond des con­sciences et qu’une frac­ture provo­quée à ce niveau pour­rait avoir de con­sid­érables et irrémé­di­a­bles con­séquences », Ouest-France, 11 août 2012.

« Aujourd’hui, en ce cinquan­tième anniver­saire de la fin de la guerre d’Algérie, de nom­breux sou­venirs, tus pen­dant de si longues années, remon­tent à la sur­face, posant de mul­ti­ples ques­tions. Il nous paraît donc indis­pens­able de rap­pel­er que, con­tre l’arbitraire, la tor­ture, des citoyens français, des human­istes, des résis­tants, des chré­tiens et des non-chré­tiens se sont dressés, indignés, pour entre­pren­dre un nou­veau com­bat : celui des Droits de l’Homme et de la dig­nité de la per­son­ne, y com­pris de l’ennemi que l’on com­bat », Ouest-France, 17 mars 2012.

« Ce n’est pas une « démon­di­al­i­sa­tion » impos­si­ble qui résoudra les prob­lèmes dif­fi­ciles aux­quels nous avons à faire face. Ce n’est pas le soupçon jeté sur les insti­tu­tions inter­na­tionales dif­fi­cile­ment élaborées depuis la Sec­onde Guerre mon­di­ale, ce ne sont pas les attaques con­tre l’Union européenne ou l’Onu qui favoris­eront cette fra­ter­nité uni­verselle dont rêvent les chré­tiens et, heureuse­ment avec eux, beau­coup d’autres. Ce n’est pas en cul­ti­vant la peur, en sus­ci­tant indi­recte­ment le mépris et la haine que la paix pour­ra être con­stru­ite. Voilà pourquoi, face à ces ori­en­ta­tions sociales et poli­tiques, les chré­tiens, en effet, ne peu­vent pas se taire », Ouest-France, 18 févri­er 2012.

« L’exécution à froid d’un homme, quel qu’il soit, quoi qu’il ait pu com­met­tre, est une atroc­ité. C’est l’horreur. (…) Pren­dre la vie du crim­inel ne la rend pas à sa vic­time. Le prob­lème est finale­ment plus sim­ple et plus pro­fond. Quelque chose vit et brille tout au fond de tout homme, comme une petite veilleuse. C’est cela qui fait de lui un homme. Je ne sais pas au juste ce que c’est, mais je crois que c’est la source de notre human­ité. Appelons cela la dig­nité. Dans une société vrai­ment humaine, il nous appar­tient d’essayer de la réha­biliter. Et d’abord chez ceux qui l’ont oubliée eux-mêmes et qui ont pu com­met­tre des hor­reurs », Ouest-France, 7 octo­bre 2011.

« Le pro­gramme du Front nation­al va à l’encontre de ce qui appa­raît néces­saire à la plu­part des Français, à com­mencer par une cer­taine con­cep­tion des droits de l’homme. La poli­tique qu’il pré­conise en ce domaine, faite de xéno­pho­bie, de repli sur soi, d’égoïsme nation­al, est totale­ment con­traire à ce que l’on s’efforce d’enseigner et de faire partager depuis longtemps dans notre pays. C’est con­traire à toute une tra­di­tion, celle d’une France généreuse et accueil­lante, d’une France qui, parce qu’elle est désireuse de rester authen­tique­ment elle-même, se veut ouverte à l’universel, ce qui est con­forme à sa voca­tion. S’en détourn­er serait renier la France des lib­ertés à laque­lle tant de Français, nos pères et nos ancêtres, ont con­sacré leur vie jusqu’à la sac­ri­fi­er dans les cir­con­stances trag­iques de l’Histoire.

Les vocif­éra­tions rétro­grades, les coups de men­ton, les men­aces à peine voilées ne peu­vent que repouss­er et révolter les Français qui ne veu­lent pas voir leur pays mis au ban de l’Europe avec toutes les con­séquences morales, poli­tiques, économiques et sociales qui en découleraient. Sor­tir de l’Europe, ce serait revenir en arrière, ce qui néces­sit­erait des dépens­es par mil­liards d’euros. Toutes les entre­pris­es et aus­si les par­ti­c­uliers auraient à le pay­er. On assis­terait à la fuite des cap­i­taux français et étrangers, à la fuite de l’épargne. La préférence nationale, la dis­crim­i­na­tion sociale abouti­raient à la fuite des cerveaux. En un mot, nous assis­te­ri­ons à un appau­vrisse­ment général de la France », Ouest-France, 4 mai 2002.

« Voici qu’aujourd’hui, sous l’étiquette de pop­ulisme, monte dans plusieurs pays de l’Union européenne, y com­pris en France, un désir de repli sur soi, de retranche­ment der­rière les fron­tières pour pré­ten­du­ment mieux assur­er pro­tec­tion, prospérité, dig­nité.(…) Ces pop­ulismes sont une men­ace pour l’Union européenne. Ils l’accusent aujourd’hui de tous les maux, ils en font un bouc émis­saire. Mais la paralysie, voire l’abandon de l’Union européenne, ne pour­rait con­duire qu’à des rival­ités puis, inévitable­ment, à des affron­te­ments entre ses mem­bres. On a vu, il y a soix­ante-sept ans, où cela nous avait con­duits. C’est cela dont il faut se sou­venir.

En cette péri­ode élec­torale cap­i­tale, médi­tons sur ce sin­istre passé et réjouis­sons-nous d’avoir su inven­ter cette com­mu­nauté, cette Union européenne. Elle est encore bien impar­faite mais elle est seule por­teuse d’avenir dans un monde si incer­tain, ce qui exige de nous lucid­ité, cohérence, ténac­ité », Ouest-France, 28 avril 2012.

Ils ont dit sur lui

Non ren­seigné

Sa nébuleuse

Le Groupe Sipa-Ouest‑France (Société d’investissements et de par­tic­i­pa­tions), crée en 2002, est une société civile française active dans le domaine des médias. En plus de la presse payante, de la presse gra­tu­ite et de son activ­ité mul­ti­mé­dia, le groupe s’est diver­si­fié dans les secteurs de l’édition, des régies pub­lic­i­taires et de la régie d’affichage pub­lic­i­taire, ain­si que celui de la radio. Le groupe SIPA-OF est détenu à 99,97% par « L’Association pour le Sou­tien des Principes de la Démoc­ra­tie Human­iste » qui échappe à toute influ­ence extérieure puisque ses mem­bres se cooptent. Pour François-Régis Hutin « Cette asso­ci­a­tion est la gar­di­enne du tem­ple. Le tem­ple, c’est l’esprit du jour­nal, qui fait sa force et garan­tit la con­fi­ance du lecteur ». Ce cer­cle restreint, dont la moyenne d’âge n’est pas sans évo­quer un polit­buro du PCUS de la fin de l’ère bre­jnèvi­enne est présidé par Jacques Duquesne (80 ans) et com­posé de Jean Bois­son­nat (84 ans), Michel Camdessus (80 ans), Louis Estran­gin (99 ans), Bruno Frap­pat (le cadet, âgé de 68 ans), François-Régis (84 ans), François-Xavier (86 ans) et Jeanne-Françoise Hutin (épouse de FRH),Yvonne Le Goaziou (87 ans) et Jacques More­au (80 ans). Cette garde d’octogénaires se situe en droite ligne dans la tra­di­tion démoc­rate-chré­ti­enne des fon­da­teurs du jour­nal l’Ouest-Eclair en 1899 et du jour­nal Ouest-France en 1944, la plu­part ont un passé de mil­i­tants catholiques, anciens scouts, anciens de la JOC, de la JEC, etc. ou ont exer­cé des respon­s­abil­ités dans la presse catholique, au sein de groupe Bayard-Presse (La Croix, etc.) ou de son rival le groupe Malesherbes (La Vie, etc.), fil­iale du groupe Le Monde. Sans doute con­scient de son âge avancé, François-Régis Hutin s’est adjoint un vice-prési­dent directeur général en la per­son­ne de Louis Échelard, égale­ment directeur général du groupe SIPA. Celui-ci, avant d’entrer dans le groupe Ouest-France, a fait sa car­rière dans le groupe du Crédit Mutuel de Bre­tagne (avec lequel Ouest-France a d’ailleurs des liens puisque le CMB pos­sède 10 % de « SOFI-OUEST », autre fil­iale de la SIPA).

François-Régis Hutin a cinq enfants dont qua­tre filles, mais aucun d’entre eux ne sem­ble avoir la capac­ité ou l’envie de pren­dre sa suc­ces­sion à la tête du groupe. Son fils Paul n’a jamais été attiré par le monde des affaires, sa fille aînée, Jeanne-Emmanuelle, épouse d’un musi­cien, Gildrus Gap­sys, est direc­trice déléguée d’Ouest-France et son nom appa­raît fréquem­ment dans les colonnes du jour­nal, ce qui n’est le cas d’aucune des trois autres sœurs, Marie-Pas­cale, Sophie et Claire-Hed­wige. Cette dernière a épousé Axel Jar­naouen de Vil­lar­tray, appar­tenant à une vieille famille de Haute Bre­tagne. C’est sans doute un autre de ses gen­dres qui pour­rait bien demain suc­céder à François-Régis Hutin. Sa fille Sophie a en effet épousé un garçon appré­cié par son beau-père et qui sem­ble désor­mais pro­gram­mé pour lui suc­céder : Math­ieu Fuchs, aujourd’hui âgé de 46 ans, tit­u­laire d’un DES d’économie et d’un DESS en man­age­ment de la presse écrite. Il est entré dans le groupe depuis déjà de nom­breuses années. D’abord directeur du développe­ment de « Pub­li-Heb­dos », la fil­iale de la hold­ing du groupe qui con­trôle les nom­breux jour­naux heb­do­madaires rachetés les uns après les autres par Ouest-France, en Bre­tagne, dans l’ouest de la France et en région parisi­enne prin­ci­pale­ment, puis directeur de l’édition domini­cale Dimanche Ouest-France, il est nom­mé en 2009 PDG de la fil­iale « Jour­naux de la Loire », regroupant les trois titres que le groupe Ouest-France a repris à la « Soc­Presse » (Groupe Das­sault) en 2005 : Le Maine Libre dans la Sarthe, Le Cour­ri­er de l’Ouest sur le Maine-et-Loire et les Deux Sèvres et Presse Océan en Loire-Atlan­tique.

Enfin, l’épouse de FRH, Jeanne-Françoise Hutin fig­u­rait en 17ème posi­tion sur la liste UDF con­duite par François Bay­rou aux élec­tions européennes de 1999 et en 2ème posi­tion der­rière le général Moril­lon sur la liste UDF de la cir­con­scrip­tion du grand Ouest aux élec­tions de 2004.

Voir également notre infographie sur le groupe Ouest-France

Crédit pho­to : Le Figaro / le.buzz.media

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

Ce portrait a été financé par les donateurs de l'OJIM

Aider l’Observatoire du jour­nal­isme, c’est con­tribuer au développe­ment d’un out­il indépen­dant, libre­ment acces­si­ble à tous et à votre ser­vice.

Notre site est en effet entière­ment gra­tu­it, nous refu­sons toute pub­lic­ité et toute sub­ven­tion — ce sont les lecteurs/donateurs qui assurent notre indépen­dance. En don­nant 100 € vous financez un por­trait de jour­nal­iste et avec l’avan­tage fis­cal de 66% ceci ne vous coûte que 33 €. En don­nant 200 € vous financez un dossier. Vous pou­vez régler par CB, par Pay­Pal, par chèque ou par vire­ment. Rejoignez les dona­teurs de l’Ojim ! Nous n’avons pas d’autres sources de finance­ment que nos lecteurs, d’avance mer­ci pour votre sou­tien.

9% récolté
Nous avons récolté 185,00€ sur 2.000,00€. Vous appré­ciez notre tra­vail ? Rejoignez les dona­teurs de l’Ojim !

Suivez-nous sur les réseaux sociaux