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Alice Antheaume

La voix de Sciences Po

Née en 1980, Alice Antheaume est directrice exécutive de l’école de journalisme de Sciences Po. Elle y enseigne le journalisme en ligne depuis 2008. En parallèle, elle est aussi chroniqueuse sur Radio France et tient un blog sur Slate.fr

Située au cœur du sys­tème médi­a­tique français – de par ses fonc­tions et le puis­sant réseau pro­fes­sion­nel con­sti­tué par les enseignants de l’école de jour­nal­isme de Sci­ences Po, notam­ment sous la houlette de leur ancien directeur Bruno Pati­no – elle en est aus­si à l’avant-garde. Elle est en effet spé­cial­iste d’un jour­nal­isme numérique qui se voit comme l’avenir de médias français dans l’ensemble inca­pables de s’adapter aux incer­ti­tudes et aux défis qui minent une société en per­pétuelle évo­lu­tion. Nou­veau chien de garde ou héraut d’innovations tech­nologiques essen­tielle­ment insuf­flées aux médias français par des médias anglo-sax­ons, c’est le choix dif­fi­cile qui se pose à Alice Antheaume.

Formation

Hypokhâgne et khâgne au lycée Carnot (Dijon), puis licence de let­tres mod­ernes à l’université de Dijon. Son mémoire de maîtrise en M1 ten­tait la com­para­i­son entre Huis-clos, le livre de Jean-Paul Sartre, et les pro­grammes de téléréal­ité, qui, en 2001, appa­rais­saient pour la pre­mière fois à la télévi­sion française. Elle est tit­u­laire du mas­ter euro-médias de l’université de Dijon en 2002.

Parcours professionnel

Elle débute pen­dant sa 3e année de licence à Mez­zo, une chaîne de France Télévi­sions fusion­née courant 2001 avec Muzzik. Puis elle fait un stage à TF1 pen­dant six mois. Elle enchaîne plusieurs stages à Télérama.fr, puis au Monde Inter­ac­t­if (ancêtre de lemonde.fr) en 2002 alors qu’elle est en mas­ter à Dijon puis revient à Téléra­ma où elle exerce de 2003 à 2007. Ensuite, ce sera le site web du gra­tu­it 20 min­utes, de févri­er 2007 à jan­vi­er 2010. A par­tir de sep­tem­bre 2009 elle est aus­si rédac­trice en chef adjointe de 20minutes.fr. A par­tir de jan­vi­er 2010 elle tient un blog, Work in progress, sur le média Slate.fr, où elle traite du jour­nal­isme, des médias et notam­ment des l’évolution du jour­nal­isme con­fron­té aux défis du numérique.

Elle enseigne le jour­nal­isme numérique à Sci­ences Po à par­tir de 2008. Elle est respon­s­able de la prospec­tive et du développe­ment inter­na­tion­al de l’école depuis 2010, puis direc­trice exéc­u­tive de l’école à par­tir de 2016.

Dans le pro­gramme offi­ciel détail­lé de l’école, elle ani­me notam­ment, avec Bruno Pati­no un mod­ule d’initiation à l’insertion pro­fes­sion­nelle qui « donne à voir, pour les étu­di­ants de Mas­ter 1, les grands principes de recrute­ment dans une rédac­tion, soit pour un stage, soit pour un appren­tis­sage, soit pour un pre­mier emploi. Ques­tions oblig­a­toires, CV, let­tre de moti­va­tion, val­ori­sa­tion des expéri­ences, pré­pa­ra­tion de l’entretien… ». Mais aus­si, avec d’autres pro­fesseurs (Boris Razon, Anaïs Bor­dages, Cécile Dehes­din, Emma Defaud) un cours inti­t­ulé « les fon­da­men­taux du jour­nal­isme numérique », ain­si résumé : « L’objectif de cet enseigne­ment, spé­ci­fique à l’Ecole de jour­nal­isme de Sci­ences Po, est dou­ble : don­ner aux élèves des références pour mieux utilis­er et mieux com­pren­dre le Web, l’environnement mobile, les for­mats édi­to­ri­aux spé­ci­fiques au numérique, la ges­tion des tem­po­ral­ités, l’organisation des rédac­tions, et leur enseign­er les arcanes du jour­nal­isme en ligne. Com­ment cal­i­br­er les for­mats (info­gra­phie, vidéo, gif ani­mé, live, pho­to, tweet, texte) en fonc­tion du sujet cou­vert? Quel est l’impact des réseaux soci­aux ? Com­ment inter­a­gir avec l’audience? ».

Un autre de ses cours, mené avec Jean-François Fogel, vise à appren­dre aux jour­nal­istes à éditer en ligne : « Il s’agit de pub­li­er, comme sur un vrai site d’informations, des con­tenus jour­nal­is­tiques per­ti­nents par rap­port à l’actualité ». Les étu­di­ants appren­nent notam­ment à « faire une veille intel­li­gente, rédi­ger sous la con­trainte d’une “dead­line”, trou­ver des titres qui aident au référence­ment, relire les pro­duc­tions de ses con­frères, hiérar­chis­er les con­tenus, véri­fi­er que les infor­ma­tions sont val­ables, s’assurer de leur mise à jour tout au long de la journée, et ani­mer l’ensemble sur les réseaux soci­aux ».

Parcours militant

Elle sem­ble n’avoir été jamais encar­tée dans un mou­ve­ment poli­tique, et ses écrits ne le lais­sent pas penser non plus.

Collaborations

  • Elle a créé en 2011 Net:lab. C’est une plate­forme ouverte de débat et de col­lab­o­ra­tion sur le thème Inter­net et Société. Elle rassem­ble des experts de la société civile, du secteur académique, du secteur privé, des insti­tu­tions, des inter­nautes, afin de con­tribuer au débat pub­lic sur le numérique et la place qu’il peut avoir dans la société de demain.
  • De sep­tem­bre 2011 à juin 2016, elle est chroniqueuse à France 5, spé­cial­isée sur le numérique, dans l’émission Médias le Mag, dif­fusée chaque dimanche à 12h30.
  • Depuis août 2016, elle est chroniqueuse pour Le Nou­veau Ren­dez-vous, l’émission de Lau­rent Goumarre sur France Inter, dif­fusée tous les mardis soir de 23h à minu­it.

Publications

  • Le Jour­nal­isme numérique” (édi­tions Press­es de Sci­ences Po, avril 2013 ; 2e édi­tion aug­men­tée en sep­tem­bre 2016 ; 208 pages, 14€)

Ce qu’elle gagne

Non pré­cisé.

Sa nébuleuse

Bruno Pati­no (directeur de l’école de jour­nal­isme de Sci­ences Po ; Arte / France Télévi­sions jusqu’en 2015) et ses proches, recen­sés par Arrêts sur Images en 2013 : Yann Chapel­lon, Boris Razon, Eric Scher­er, Jean-Louis Fogel, Emmanuelle Defaud, Thibaud Vuit­ton, Stéphane Mazo­rat­to, Hervé Brusi­ni, Alex­is Del­cam­bre, Flo­rence Sturm, David Kessler, Anne Méaux. Plusieurs d’entre eux enseignent à Sci­ences-Po, voire ont été col­lègues de Bruno Pati­no dans le groupe France Télévi­sions.

Elle l’a dit

« Les trolls ser­vent au fond de baromètre de vis­i­bil­ité. Car au fond, il serait inquié­tant qu’un site d’infos d’envergure ne soit pas “trol­lé”. Cela sig­ni­fierait que ses con­tenus ne sus­ci­tent pas – assez – de réac­tions et qu’ils ne sont pas assez pop­u­laires. […] A dire vrai, les rédac­tions en ont assez des trolls. Surtout les trolls d’extrême droite, plus offen­sifs sur les sites d’infos, notent les jour­nal­istes en ligne, que ceux de l’extrême gauche. Ils ont été à la fête cet été lors des polémiques sur la sécu­rité, la déchéance de la nation­al­ité et les Roms. » Blog Work in progress (11/4/2010)

«[Une] “supra rédac­tion” s’est for­mée sur le Web français. J’emploie le mot “supra” à des­sein. Car c’est un corps de jour­nal­istes et experts du Web qui, au delà du titre qui les emploie – ou du site pour lequel ils pro­duisent des con­tenus –, tra­vail­lent par­fois de con­cert sur le même sujet. Et com­mu­niquent les uns avec les autres. Comme s’ils étaient dans la même rédac­tion.
De l’extérieur, le proces­sus est qua­si invis­i­ble. Cette con­struc­tion de l’information en temps réel, en ligne, et en com­mun, s’est instal­lée sans avoir été ni plan­i­fiée ni orchestrée. En com­mun? Mais à com­bi­en? Dif­fi­cile de déter­min­er le nom­bre exact de mem­bres de cette salle de rédac­tion virtuelle, dis­ons une petite cinquan­taine, tra­vail­lant ou sur des sites d’informations général­istes, ou des blogs, ou des sites locaux et régionaux, ou spé­cial­isés
. », Work in progress, 30 août 2010.

« Il arrive que la “supra rédac” se mette à boss­er “ensem­ble”, générale­ment sur un gros événe­ment ou une actu “chaude”, m’explique Samuel Lau­rent, jour­nal­iste poli­tique au Monde.fr, ex-lefigaro.fr. Dis­ons surtout qu’on partage des choses que l’on voit en enquê­tant. “Partager des choses”, en lan­gage Web, cela veut dire s’envoyer/poster des liens url. Sans “bon­jour” ni aucun autre mot ser­vant la fonc­tion pha­tique du lan­gage, cir­cu­lent ain­si des liens vers un doc­u­ment, vers une vidéo, vers un arti­cle paru sur un site étranger… qu’importe le con­tenu du moment qu’il apporte un élé­ment d’information inédit. Le lien, c’est la mon­naie d’échange des tra­vailleurs du Web. La col­lab­o­ra­tion entre jour­nal­istes n’est pas nou­velle. Ce qui change, c’est l’intensité de cette col­lab­o­ra­tion et la tech­nolo­gie employée pour ce faire. Sans sur­prise, les passerelles entre les mem­bres de cette “supra rédac” passent avant tout par les out­ils du Web. Mes­sagerie instan­ta­née, Skype, direct mes­sage sur Twit­ter, mes­sage via Face­book, ou sim­ple email: la plu­part des jour­nal­istes Web ont des dizaines de fenêtres ouvertes sur leur écran. De quoi tiss­er des liens en per­ma­nence, bien plus qu’entre jour­nal­istes d’antan. », ibid.

« La “supra rédac”, c’est donc un échange d’intérêts bien com­pris: à la fois sys­tème de veille et d’aide col­lec­tive, out­il d’espionnage indus­triel, et… car­net d’adresses com­mun. », ibid.

« «Dans les grandes écoles out­re-Atlan­tique, il n’y a pas seule­ment une his­toire des médias, mais aus­si une his­toire de l’enseignement du jour­nal­isme», Straté­gies, 17 mai 2012.

« Faire de la prospec­tive à l’intérieur d’une école de jour­nal­isme comme celle de Sci­ences-Po, c’est essay­er de ne pas être trop en retard sur les deman­des du marché. Tout au long de l’année nous ren­con­trons des pro­fes­sion­nels et nous leur deman­dons de nous par­ler des nou­velles pra­tiques, des nou­velles ten­dances et de l’évolution de leurs besoins en ter­mes de com­pé­tences. Je vous donne un exem­ple : il y a deux ans, le Guardian nous a dit qu’il n’avait besoin que de data jour­nal­istes. Nous avons donc crée un cer­tain nom­bre d’ateliers qui ont per­mis à des étu­di­ants de devenir réelle­ment des pro­fes­sion­nels de la data et d’être sus­cep­ti­bles d’être embauchés ensuite par le Guardian. » Culture-RP.com, 15 jan­vi­er 2015.

« Nous avons un prisme anglo-sax­on puisque nous avons un dou­ble diplôme en parte­nar­i­at avec Colum­bia, une école de jour­nal­isme à New-York. On regarde beau­coup ce qui se fait aux États-Unis. On regarde beau­coup ce qui se passe dans les pays anglo-sax­ons. Mais on regarde de plus en plus ailleurs avec, par exem­ple, ce qui se fait en Inde. On ne les invite pas encore car il faudrait que l’on puisse aller faire des repérages là-bas pour trou­ver de bons speak­ers mais cela peut faire par­tie des choses qui arriveront peut-être l’année prochaine. Le Brésil aus­si. Les brésiliens sont des fans de What­sApp et ils arrivent à dif­fuser leur con­tenu via cette appli­ca­tion. », ibid.

« Tout est flou. La fron­tière entre pub­lic­ité et infor­ma­tion, la fron­tière entre para­noïa et pro­tec­tion des sources ou encore la fron­tière entre l’humain et la robo­t­i­sa­tion. », ibid.

« Sans YouTube ni Dai­ly­mo­tion, nés en 2005, réalis­er une vidéo peut pren­dre des jours… L’ambiance était assez mag­ique car lemonde.fr ressem­blait à un petit lab­o­ra­toire. Tout était à imag­in­er et expéri­menter. C’est à ce moment-là que je tombe amoureuse du jour­nal­isme numérique et espère pou­voir en faire mon méti­er. » Blog de Jérémie Poiroux, 15 jan­vi­er 2014.

« A cette époque, en entre­tien pour un stage ou un CDD, les employeurs dis­aient : “Vous avez une for­ma­tion lit­téraire, jamais vous n’irez met­tre les mains dans le cam­bouis”, sous le capot des sites, dans le HTML. Beau­coup de jeunes jour­nal­istes qui s’imaginaient par­tir en reportage trou­vaient alors sans doute rabais­sant de touch­er à la tech­nique. Moi, pas. Alors j’ai appris à coder en HTML, et je m’en sers encore aujourd’hui. », ibid.

« Notre grande appréhen­sion, en tant que jour­nal­istes numériques et enseignants, serait de ne plus être à jour. Nous devons être en for­ma­tion per­ma­nente, nous con­fron­ter à d’autres for­mats édi­to­ri­aux et emma­gasin­er de nou­velles com­pé­tences. Pour les étu­di­ants de l’Ecole de jour­nal­isme de Sci­ences Po, les ate­liers changent tous les semes­tres pour s’adapter au marché et coller aux attentes des rédac­tions. », ibid.

« Lorsqu’il arrive dans une rédac­tion, un jeune jour­nal­iste est sup­posé être tout de suite opéra­tionnel. Il sait faire de la veille en ligne, trou­ver des infor­ma­tions que les agences n’ont pas, recueil­lir des témoignages inédits, pro­duire de l’information selon dif­férentes tem­po­ral­ités, et en vari­ant les for­mats édi­to­ri­aux, et bien con­naître ses lecteurs. Le Web est aus­si son champ d’observation. Le jour­nal­iste idéal ne trou­ve pas seule­ment des angles per­ti­nents, il sait quel for­mat utilis­er pour traiter son sujet. Vidéo, audio, papi­er, info­gra­phie… Il fait le bon choix. De plus, il pro­duit des infor­ma­tions en prenant en compte le sup­port et le tim­ing. L’ordinateur est le plus sou­vent util­isé entre 9 heures et 17 heures en semaine, pen­dant la journée de tra­vail. Le smart­phone est mas­sive­ment con­sulté au réveil et le soir. Enfin si le lecteur utilise la tablette, ce sera plutôt le soir avant de se couch­er et le week-end. Pour coller aux temps et aux usages de con­som­ma­tion de son audi­ence, le jour­nal­iste doit savoir cal­i­br­er sa pro­duc­tion jour­nal­is­tique en con­séquence. A l’heure actuelle, être un bon jour­nal­iste en ligne est devenu très dif­fi­cile. », ibid.

« Aujourd’hui, nous sommes plus sur-infor­més que sous-infor­més. De plus, nous faisons davan­tage con­fi­ance à nos proches qu’aux médias pour s’informer. Par exem­ple, pour un film, la cri­tique de Téléra­ma ou des Inrocks a moins d’influence que celle d’un ami. C’est un change­ment fon­da­men­tal qui sacre le pou­voir de la recom­man­da­tion sociale dans la con­som­ma­tion d’informations. Si un média attend que ses lecteurs tapent son URL dans la barre de recherche de son nav­i­ga­teur, il est mort. Il doit aller les chercher là où ils se trou­vent, et notam­ment sur les réseaux soci­aux. », ibid .

« Je voulais devenir jour­nal­iste depuis très longtemps. Pas­sion­née de musique, je voulais au départ devenir jour­nal­iste cul­turelle, avant de me ren­dre compte que l’actualité non prévis­i­ble est ce qui provoque le plus d’adrénaline dans ce méti­er », Le Bien Pub­lic, 19 jan­vi­er 2016.

On l’a dit à son sujet

« Nous avons sci­em­ment choisi de pren­dre [à l’école de jour­nal­isme de Sci­ences-Po] un jour­nal­iste pro­fes­sion­nel, plutôt qu’un chercheur, nous ne voulions pas qu’elle fasse de la recherche fon­da­men­tale, mais qu’elle irrigue l’école en temps réel », Bruno Pati­no à son sujet, pour Straté­gies, 17 mai 2012.

« Hasard égale­ment, que le par­cours de Alice Antheaume. Antheaume est jour­nal­iste au Monde.fr avant “d’être embauchée” à Téléra­ma, trois mois avant l’arrivée de Pati­no comme prési­dent. A Téléra­ma, cer­tains ont une ver­sion un peu dif­férente. “Il a essayé de faire entr­er Alice Antheaume par tous les moyens, c’est sa créa­ture, mais elle a été refusée, elle n’était pas bonne”, racon­te un jour­nal­iste. De fait, Antheaume a été employée en CDD pen­dant presque 18 mois par Télérama.fr. A la fin de ce CDD, elle a ten­té de se faire tit­u­laris­er: le chef du ser­vice web et la direc­tion de la rédac­tion s’y sont opposés, mal­gré l’appui de Pati­no. Mais une fois devenu directeur de l’école de jour­nal­isme, Pati­no fait appel à elle pour le poste de “direc­trice de la prospec­tive”. Son rôle est “de prévoir les ten­dances et d’aider les étu­di­ants à appréhen­der le numérique”, nous dit-on. » Arrêt sur Images, 31 jan­vi­er 2013 (l’article est en accès libre ici).

« Bruno Pati­no pour­rait bien­tôt per­dre son poste de directeur de l’école de jour­nal­isme de Sci­ences Po Paris […] le nou­veau Prési­dent de Sci­ences-Po Frédéric Mion reproche à Bruno Pati­no d’avoir licen­cié la direc­trice déléguée [Agnès Chau­veau], par ailleurs jour­nal­iste pro­duc­trice à France Cul­ture, avec l’idée de la rem­plac­er par Alice Antheaume, direc­trice adjointe respon­s­able de la prospec­tive de l’école de jour­nal­isme sans en avoir dis­cuté avec sa hiérar­chie et sans même l’avoir prévenu. » Chal­lenges, « A Sci­ences-Po Frédéric Mion lâche Bruno Pati­no », jan­vi­er 2015. Bruno Pati­no garde finale­ment son poste, mais ne nomme pas tout de suite Alice Antheaume à la place d’Alice Chau­veau (Presse­News 7 avril 2015).

« L’auteure, direc­trice de l’école de jour­nal­isme de Sci­ences Po Paris et très présente sur les réseaux soci­aux, peint le paysage de façon très claire et pose les bonnes ques­tions. Les jour­nal­istes chevron­nés ne seront pas for­cé­ment d’accord quand elle anticipe que la hiérar­chie de l’information sera de moins en moins régie par eux, mais par des algo­rithmes ! Ce livre devrait intéress­er les con­som­ma­teurs autant que les pro­duc­teurs d’information », Les Échos, au sujet de la réédi­tion du livre « Le jour­nal­isme numérique », sep­tem­bre 2016.

Crédit pho­to : Rodri­go SEPÚLVEDA SCHULZ via Flickr (cc)

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