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Minute : Taubira dramatise, l’hebdo satisfait du buzz

15 novembre 2013

Temps de lecture : 2 minutes
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Minute : Taubira dramatise, l’hebdo satisfait du buzz

Invitée pour s’exprimer sur la une de Minute qui a provoqué le scandale dans le journal télévisé de 20h de France 2, la ministre de la Justice Christiane Taubira a jugé, au cours d’un entretien plus que complaisant, que la une de l’hebdomadaire satirique de mercredi est « d’une extrême violence » et « dénie (son) appartenance à l’espèce humaine ». Rien que ça !

Mer­cre­di, le par­quet de Paris a ouvert une enquête pour injure publique à car­ac­tère racial, après que Jean-Marc Ayrault a saisi le pro­cureur de la République, jugeant « révoltante » la fameuse une. L’en­quête a été con­fiée à la brigade de répres­sion de la délin­quance con­tre la per­son­ne (BRDP) de la police judi­ci­aire parisi­enne. « Je voudrais d’abord dire ma sol­i­dar­ité totale, ami­cale et frater­nelle à Chris­tiane Taubi­ra », a déclaré le Pre­mier min­istre lors de la séance des ques­tions d’ac­tu­al­ité à l’Assem­blée nationale. « Ce matin, avec cette une lam­en­ta­ble, une paru­tion comme celle-là, ce n’est pas de l’in­for­ma­tion, c’est une infrac­tion qui appelle une sanc­tion », a‑t-il ajouté :

Coup médiatique

Comme SOS Racisme la veille, le MRAP a annon­cé qu’il allait dépos­er une plainte pour injure raciste et provo­ca­tion à la haine raciste con­tre l’heb­do­madaire.

Au sein de sa rédac­tion, on se réjouit du coup médi­a­tique : « vu le prix du spot pub­lic­i­taire, la polémique nous arrange bien », con­fie un col­lab­o­ra­teur. Aux Inrocks, un jour­nal­iste de Minute explique la genèse de cette une : « Durant le week-end, nous n’avions pas vrai­ment d’idées de cou­ver­ture. On pen­sait faire notre une sur la guerre de 14–18 et puis finale­ment, l’un d’entre nous a pro­posé cette blague de comp­toir sur Taubi­ra. Ça a fait mar­rer tout le monde, on a alors décidé de la faire. » Quant aux actions judi­ci­aires, elles ne le sur­pren­nent pas : « On se doutait que SOS Racisme porterait plainte, mais nous avons prévu le coup du point de vue judi­ci­aire. Nous sommes dif­fi­cile­ment con­damnables.

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»

Inter­rogé par l’AFP, Jean-Marie Moli­tor, le pro­prié­taire et directeur de la pub­li­ca­tion de l’heb­do­madaire, explique : « Nous ne sommes pas du tout racistes, cette une est de mau­vais goût mais c’est de la satire, ce n’est pas un délit ». « Nous assumons cette une, il n’y a rien à regret­ter. c’est un jeu de mot hor­ri­ble, du mau­vais goût à l’é­tat pur. Mais c’est un comique bien français, on dit bien malin comme un singe », con­tin­ue-t-il. « Tous ces réac­tions des poli­tiques sont un nuage de fumée. Cette mon­tée au créneau de Jean-Marc Ayrault, du min­istre de l’In­térieur… Cette hys­térie col­lec­tive me dépasse mais c’est une jolie pub­lic­ité pour nous ». L’hebdomadaire prévoit de répon­dre à ses détracteurs en con­sacrant un numéro spé­cial à l’affaire lors de son prochain numéro.

Signe que la polémique ne le gène pas, l’heb­do­madaire twee­t­ait mar­di : « L’of­fre bon­net rouge (un bon­net rouge offert pour tout nou­v­el abon­nement, ndlr) car­tonne ! La semaine prochaine : un abon­nement acheté, une banane offerte ! ».

Du pain bénit pour Libé

Jeu­di, la une du quo­ti­di­en au pro­prié­taire incon­nu sonne l’alerte (« Assez ! »). Pour l’oc­ca­sion, elle est « sans pho­to ». Ten­ter de mobilis­er con­tre le racisme, voici une recette par­mi d’autres pour ten­ter d’endiguer l’éro­sion de son lec­torat.

Crédit pho­to : Par­ti social­iste via Flickr (cc)

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