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L’Ojim offre 1984 à Françoise Nyssen, ministre de la culture

1 juillet 2018

Temps de lecture : 2 minutes
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L’Ojim offre 1984 à Françoise Nyssen, ministre de la culture

Il y a quelques jours, nous partagions la critique de la nouvelle traduction de 1984 chez Gallimard, en indiquant notre préférence pour la traduction initiale, celle d’Amélie Audiberti de 1950.

Françoise Nyssen, notre min­istre de la cul­ture, a mar­qué sa volon­té de réé­d­u­ca­tion idéologique le 4 juin 2018 dont nous avons repris une par­tie du ver­ba­tim :

« Un média engagé enfin doit être le miroir de nos dif­férences, d’un sexe et de l’autre, ou des deux, de toutes les couleurs, de toutes les orig­ines, les urbains, les ruraux, de toutes les dif­férences. Le pays des Lumières sur ce sujet, de la diver­sité, est haute­ment réac­tion­naire. Avec une volon­té poli­tique sans ambiguïté, notre média engagé chang­era les men­tal­ités sur le ter­rain.
Del­phine (1), tu as dû te sen­tir bien seule lorsque tu por­tais un con­stat à la fois évi­dent et courageux, tu sais, l’homme blanc de plus de 50 ans, vous vous en sou­venez ? Tu n’es plus seule. 

Je porterai cette exi­gence avec autant de pas­sion qu’au sein de mon min­istère, je n’aurai pas de tabou. Vos référents en la matière ne sont pas assez écoutés, je vous demande de les ren­forcer, ils seront réu­nis au sein d’un comité unique chargé de men­er le com­bat et de pro­pos­er des objec­tifs ambitieux qui seront repris dans le cahi­er des charges de cha­cune des sociétés. »

(les mots surlignés en gras sont de la rédac­tion)
(1) La min­istre s’adresse à Del­phine Ernotte, prési­dente de France Télévi­sions qui avait annon­cé vouloir met­tre fin au règne des hommes blancs de plus de 50 ans.

Le hasard a voulu que nous con­nais­sions l’adresse privée de Françoise Nyssen. L’ouvrage lui a été envoyé le 26 juin en cour­ri­er sim­ple avec un mot d’hommage de Claude Chol­let soulig­nant que 1984 pour­rait être un manuel très utile au comité unique chargé de men­er le com­bat pour chang­er les men­tal­ités sur le ter­rain. Comme sem­ble l’indiquer l’extrait suiv­ant de 1984 (tra­duc­tion Amélie Audib­er­ti, Folio p 337) :

« Nous ne détru­isons pas l’hérétique parce qu’il nous résiste. Tant qu’il nous résiste nous ne le détru­isons jamais. Nous le con­ver­tis­sons. Nous cap­tons son âme, nous lui don­nons une autre forme. Nous lui enlevons et brûlons tout mal et toute illu­sion. Nous l’amenons à nous, pas seule­ment en apparence, mais réelle­ment, de cœur et d’âme. Avant de le tuer, nous en faisons un des nôtres. Il nous est intolérable qu’une pen­sée erronée puisse exis­ter quelque part dans le monde, quelque secrète et impuis­sante qu’elle puisse être. Nous ne pou­vons per­me­t­tre aucun écart, même à celui qui est sur le point de mourir »

Au moment où cet arti­cle paraît, madame Nyssen n’a pas accusé récep­tion de notre envoi.

Crédit pho­to : Actu­aLit­té via Wiki­me­dia (cc)

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