Accueil | Actualités | Médias | Historia tente de recoller à son époque
Pub­lié le 14 septembre 2015 | Éti­quettes :

Historia tente de recoller à son époque

Le leader de la presse historique, Historia, est à bout de souffle. Sa nouvelle formule, prévue le 15 décembre, doit lui permettre de rebondir.

Le mensuel Historia sera méconnaissable d'ici trois mois. Pilotes de cette refonte profonde, le directeur des rédactions de Sophia publications (L'Histoire, La Recherche, Le Magazine littéraire), Maurice Szafran, et l'ancien journaliste de L'Obs, Guillaume Malaurie, chamboulent la forme et le fond. La maquette sera largement modernisée par Dominique Pasquet, le directeur artistique de Claude Perdriel, actionnaire à 50% de Sophia publications. Le contenu du magazine sera lui aussi revu, avec la primeur donnée aux grandes enquêtes. Même si Historia est mensuel, l'objectif est par ailleurs de mieux faire coller les sujets d'Historia à l'actualité. Bref, les articles froids et déconnectés n'auront plus lieu d'être au sein du magazine créé en 1946.

La pléthore de titres historiques grands publics, apparue sur ce segment depuis 2010 (Le Figaro histoire, Secrets d'histoire, etc), a conduit Sophia publications à réagir. Il était temps. Avec une baisse de la diffusion de près de 10% en 2014, Historia ne diffuse plus qu'à 60 000 exemplaires. En quatre ans, le titre a perdu 25% de ses ventes. L'Histoire, qui lui aussi a bénéficié d'une nouvelle formule au premier semestre, est mieux préservé de la perte de lecteurs grâce à son contenu universitaire plus élitiste. Pour consolider l'ensemble, le groupe, qui espère retrouver l'équilibre financier en 2016, compte aussi accroître son offre. À côté des hors-séries et des suppléments, de nouvelles parutions de trimestriels ciblés sur certaines périodes historiques, pourraient être lancée l'année prochaine par le groupe.

Puisque vous êtes là, une minute d’attention s’il vous plaît…

Appels aux dons

…nous avons une petite faveur à vous demander. Vous êtes chaque jour plus nombreux à nous lire. Le travail de l’Observatoire du journalisme (Ojim) est unique. Chaque jour nous contribuons à « vous informer sur ceux qui vous informent », à nous battre pour la liberté d’expression, pour le pluralisme dans les médias, contre les censures.

Tout ceci se fait avec une petite équipe motivée, certains sont bénévoles mais la plupart sont des journalistes indépendants ou des étudiants en journalisme qui sont rémunérés. La majorité des rédacteurs, le webmestre, le manager des réseaux sociaux, l’infographiste, le vidéaste, le dessinateur sont rémunérés. Nous aider c’est préserver notre indépendance et conforter une voix attaquée en justice par Ramzi Khiroun, numéro 2 du groupe Lagardère, pour nous faire taire. Votre don est éligible à un reçu fiscal de 66%. Un don de 50 € ne vous coûtera que 16 €. Un don de 100 € vous revient à 33 €. Un don même minime est un encouragement, cela ne vous prend qu’une minute. D’avance merci !

Claude Chollet
Président de l'Ojim

Share This