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Grand Journal : Pourriol en remet une couche

18 avril 2013

Temps de lecture : < 1 minute

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Grand Journal : Pourriol en remet une couche

Grand Journal : Pourriol en remet une couche

Ollivier Pourriol vient de publier un livre où il raconte, sans concessions, les coulisses du Grand Journal. Il était interrogé par Télérama ce lundi 15 avril.

« C’é­tait de l’ordre de la souf­france physique. Dans cette grande machine à laver le cerveau qu’est Le grand jour­nal, je me suis retrou­vé dis­per­sé, psy­chique­ment atom­isé, dés­in­té­gré », racon­te-t-il, pré­cisant que l’argent et la volon­té de faire les choses à sa manière lui ont fait tenir le coup pen­dant un temps. Car de l’argent, il y en a ! Beau­coup. « Les salaires sont très élevés. Je gag­nais 10 000 euros par mois, mais pour d’autres, ça peut être beau­coup plus. Pour moi, ça a été le prix de ma douleur », relate le philosophe, engagé pour être l’intello de ser­vice de l’émission phare de l’info­tain­ment.

Mais sa tâche fut impos­si­ble, la cul­ture étant loin d’être la pri­or­ité de l’émission. « Quand un grand écrivain est invité au Grand Jour­nal, ce qui compte ce n’est pas le mot « écrivain », c’est le mot « grand ». Il faut que ce soit un phénomène, qu’il y ait du bruit autour. Ce qu’il y a dedans, tout le monde s’en fout ! », estime Pour­riol avant d’ajouter que « le sys­tème de valeur qui sous-tend tout ça, c’est la triche, la glo­ri­fi­ca­tion du cancre. »

Mal­gré la pré­ci­sion des dia­logues relatés dans le livre, il l’assure : il n’a rien enreg­istré. Ayant refusé l’invitation récente de Michel Denisot, il con­clut : « Le pire piège, ce serait de rire ensem­ble de toute cette comédie. » Une comédie qui, de l’intérieur, a plutôt des airs de tragédie.

Crédit pho­to : DR

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